Ils peuvent être hybridés entre eux, par exemple le mon810*mon863, mais à ma connaissance aucune étude au long terme sur la dégénéresence ou non de ces variétés modifiées n’existent.
Concernant les transgènes, ou inserts, des études ont montré que ceux-ci pouvaient être acheminés par l’eau dans le sol, jusque dans les réserves d’eau sous-terraines, et voyager très loin. Leur recombinaison (ce sont des ADN recombinant)est possible et les conséquences de leur recombinaison sont inconnues, comme leurs modalités (une grande partie de la faune bactérienne du sol est inconnue).
« l’ethique ne consiste pas a interdire, mais a reguler et prevoir. »
Non, ça c’est la définition d’une loi proOGM comme celle venant d’être votée en France par exemple, en autorisant leur commercialisation et culture.
L’éthique est un engagement réflexif le plus transversal possible dans une optique d’intérêt général en rapport à la dignité humaine. Cela n’a rien à voir avec le commerce de produits sous-tendant des intérêts particuliers.
La question du clonage est une question complexe qui vient s’intercaler dans le débat sur les OGM, car les animaux transgéniques sont obtenus à partir de techniques de clonage. Il y a là un formidable questionnement fondamental à faire : l’obtention d’organismes génétiquement modifiés n’est pas viable sans intervention et sélection humaine ultérieure à la transgénèse elle-même, afin de détourner les lois de Mendel, qui dans les faits, ne reproduisent pas souvent le caractère transmis artificiellement.
L’obtention d’animaux transgéniques se fait donc par transgénèse, clonage, et sélection.
L’article considère uniquement la première opération : de transgénèse, dans le but d’obtention de nouveaux organismes, et comme Louis-Marie Houdebine l’indique lui-même dans l’extrait présent dans l’article, cette opération est tout sauf contrôlée et contrôlable, a priori, ce qui vient contredire une grande partie de l’argumentation des multinationales vendant ces produits agricoles comme les semences GM.