Les difficultés de traduction me porterais plutot à ne jamais me dispersé sur l’introduction de l’esperanto. Quant aux relations écrites, elles sont plus nombreuses, mais les touristes qui se font recevoir en francais dans bon nombre de lieu d’hebergement s’en rappelle autrement plus que des fautes de syntaxe dans des emails... Ils se rappelleraient avec moins de vigeur des fautes orales dans un anglais, un espagnol, un hollandais, ou allemand approximatif, que dans d’un dialogue de sourds.
Enfin, il n’y a pas d’éléments probant servant à distinguer ou indentifier une "langue" comme vous le faites, mis à part l’unique question de l’ intercompréhension entre locuteur. Et ceci est valable pour les plus codifiées, écrites, ou enseigner, des variantes. Or comme je l’ai dit précédemment, laisser toute liberté aux gens pour pratiquer, déformer, mélanger, ou même vénérer le plus grand nombre de langue développe des qualités de compréhension de diverses formes de syntaxe, ou de prononciation, ou d’altération de la forme du mot.
Ceux qui pratiquent l’anglais international tous les jours avec des gens d’origines très diverses ont toutes les chances de comprendre bien meux tous les anglais du monde qu’un bon aristocrate du Sussex, ou qu’un ouvrier de bassin houiller du pays de galles.
Par ailleurs, vous convenez du fait que le "broken english" n’a pas d’unité. Ce qui va dans mon sens, puisque je ne le considère même pas comme de l’anglais. Mais c’est une variété propre selon moi, malgré ses nombreuses variantes.
Et beaucoup de gens qui mettent "english" sur leur CV manie au mieux l’anglais international. Il n’y a pas lieu de penser que l’usage d’une langue standard formel améliorerai la qualité des échanges, écrits comme oraux. Un lettre écrite dans un anglais international par in indonésien aura toute les chances d’etre comprise par un malien, à niveau équivalent.
Vous interpretez mal ma position, j’en ai peur : les problèmes que vous soulevez sur le besoin d’écrire, de traduire, etc... sont évidents, et la réponse n’est pas dans la thèse que je défends. MAis j’ai dit clairement que le plurilinguisme que j’ai décrit est un enrichissement lorsuq’éxiste parrallèlement d’autres usages, plus formel.
Et le problème d’imposition de la langue d’éduction, je l’ai déjà soulevé dans le cas de l’Afrique du sud. Cela ne fait que confirmer que prendre des décisions de politiques publiques d’harmonisation par le haut est une erreur. Avec l’anglais, l’esperanto, ou n’importe quell autre langue.
Les politiques publiques doivent coller à la réalité, cela ne veut pas dire qu’elle doit en oublier la moitié. Et ce que je reprocke à Skirlet comme à vous, c’est justement d’oublier la réalité sociale, qui même dans nos pays européens pousse à une revalorisation d’un multilinguisme bien plus important que ce qu’admette les politiques publiues, ou les discours qui se concentrent sur l’échange écrit.
Dans une perspective européenne, il y a bien plus de solutions que l’anglais, contrairement aux peurs de Skirlet. Tout dépend de la spécialisation fonctionnelles. Notamment, la Cour Européenne de Justice rend la majorité de ses arrêts en francais, pour sa précision (grande qualité du francais, fortement lié ou dûe aux mêmes facteurs que sa forme écrite) qui permet de limiter les confusions lors de la traduction dans d’autres langues de l’Union.
L’UE apporte aussi comme solution la traduction. Et ni l’esperanto ni aucune autre "Lingua Franca officielle" ne supprimera le besoin de traduction, ne serait-ce que parce que l’Union a le devoir d’être accessible à tous. Et donc d’assurer des traductions monolingues pour chaque pays, mais aussi d’avoir des services d’interpretation instantanée pour les débats oraux, faute de quoi tout citoyen ne pourrait pas prétendre par exemple à devenir député europée (ce qui serait discriminatoire, don illégal). Un multilinguisme oral renforcé pourrait au contraire faciliter les échanges dans l’institution, quand les gens se rencontre, à l’oral. Et ne changerait rien non plus pour la communication écrite.
Partant du constat que nos solutions sont toutes deux non applicables immédiatement, et non exhaustives dans leurs résultats. Mais à temps d’effets presqu’égaux, la votre engendre des difficultés matérielles gigantesques, de même que des résistances multiples (on ne peut pas imaginer imposer l’apprentissage de l’esperanto à toute une administration, non ?).
Le souci vient aussi du fait que vous considériez mes propos comme des recettes. Il s’agit juste d’un constat des réactions humaines fac aux langues, et d’une demande de prise en compte de celles-ci dans les politiques publiques, les discours, et les comportements. Ce qui me parait une demande plus réaliste que l’enseignement et la pratique de l’esperanto à grande échelle.
"L’anglais international n’existe pas, ça s’appelle "broken english" déformé de plusieurs façons. L’espéranto demande même moins d’efforts que cette "langue" bâtarde dans laquelle on arrive à exprimer si peu de choses. Bref, voici votre vrai visage : ne rien faire, accepter l’anglais comme lingua franca, parler le "petit-blanc" que vous appelez "anglais international"... Tous ces discours sur le multilinguisme et l’ouverture, le respect et la tolérance... tout ça pour ça."
Certes, cet anglais est broken, ca ne le rend pas moins valable, ou inférieur, ni même moins beau. Vous n’osez pas vraiment l’appeller une langue, son manque de structure rigide vous gêne, je le devine... Prenons un exemple : le Tok Pisin, nouvellement langue officielle de la Nouvelle Guinée. Son origine est classqiue, c’est un créole colonial. L’article de Canagarjah (cf. posts précédents) vous montrera comme c’est comparable avec une langue internationale fondée sur l’anglais.
Si on arrive au bout du compte à une langue officielle, avec ses règles officielles, donc, c’est la preuve qu’une situation que vous interpretez maintenant comme une victoire de l’anglais sur le reste du monde ou une rédition au "petit nègre" pourrait s’avérer demain n’être que la naissance d’une nouvelle langue, riche de nombreux mélanges, et qui vu son statut gagnerait vite en léxique. Et la première victime d’un tel processus serait surement l’anglais, qui serait submergé par cette nouvelle langue, presqu’à coup sûr.
Le mouvement et le non-dirigisme, en matière de langues, c’est la vie pour de nouvelles langues, qu’elles restent dans l’histoire ou pas, et pour la créativité des cerveaux et des sociétés. Le dirigisme strict signe par contre ln’amène que plus de standardisation, et réserve la création aux experts...
Je l’avais présseti depuis plusieurs jour, mais notre différent n’a pas sa source dans la vision des langues, mais dans la vision du monde. En somme, c’est politique.
Je n’ai pas peur que l’Anglais Lingua Franca ne menace jamais ma langue... Au contraire, je prends grand plaisr à noyer cette influence anglaise dans des influences beaucoup plus larges....