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bartelby

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  • bartelby 27 septembre 10:39

    Bonjour Mervis,

    Toute les religions s’articulent autour de rites qui reviennent cycliquement. Ceci n’est pas propre au christianisme.
    Chez nous, l’année se divise en quatre grands temps et deux temps ordinaires :
    - le premier temps ordinaire
    - le temps de l’Avent
    - le temps de Noël
    - le second temps ordinaire
    - le temps de Carême
    - le temps Pascal

    Il est donc faux de dire que le christianisme est un printemps perpétuel. Premièrement parce que l’on ne fête pas toute l’année Pâques et ensuite parce que dire cela, c’est ne pas comprendre le principe du symbolisme.
    Le symbole, l’image, le reflet qu’est le culte chrétien n’est pas la chose, l’imagé, le reflété qu’est la résurrection du Christ.

    Ensuite tu dis que « l’hiver est nié dans sa ténébre ». C’est encore une fois faux.
    La période de l’avent est le temps où les ténèbres attendent la Lumière. C’est le temps de la Virgo paritura, ou « vierge avant l’enfantement ». C’est le temps de l’Annonciation et de la Visitation.
    Le rôle premier des ténèbres est de recevoir la lumière. Il est donc tout à fait logique que Noël se déroule au cœur de l’hiver. De la même manière que le Christ doit grandir avant d’accomplir son magistère, les jours doivent grandir avant que la Lumière soit fêtée dignement au printemps.
    Dans le récit des rois mages, le Christ est représenté par une étoile dans la nuit. Étoile du matin qui préfigure « l’aurore au doigts de rose » comme dit l’Aède, et donc la victoire future de la Lumière.

    Enfin, tu dis que le christianisme a dévoyé le sens des fêtes païennes. Je ne suis pas d’accord. Je pense au contraire que leur sens ont été réactualisé sous l’angle de la révélation christique.
    Si l’on continue aujourd’hui de donner des œufs et des lapins en chocolat à Pâques, c’est que leurs symboliques se marient parfaitement avec l’idée de résurrection (l’œuf comme symbole de vie et le lapin comme symbole de fertilité). Et cela, bien que ces traditions soient antérieurs au christianisme.
    Mais je peux aussi parler du houx, du gui et du sapin à Noël dont leur verdeur est la promesse du printemps futur…
    Ou bien encore :
    - du lien qui existe entre le rite chrétien et mithriaque en tant que culte solaire.
    - du vin dans le rite bacchique et chrétien comme symbole de vie.
    - des très fortes similitude entre Noël et d’un rite dans les mystères d’Éleusis
    - du remarquable syncrétisme dans le cycle Arthurien entre les tradition chrétiennes, celte et musulmane. Notamment au travers de la symbolique du Graal.



  • bartelby 18 septembre 18:57

    @oncle archibald

    Maryam Pougetoux portait le hijab avant d’être délégué à l’UNEF. Celui-ci a donc décidé, à tort ou à raison, de la désigner comme une de leur représentante en toute connaissance de cause.
    Est-elle politisée ? manifestement oui puisqu’elle est à l’UNEF.
    Porte-elle le voile pour des raisons politiques ? c’est possible.

    Mais là où je ne suis pas d’accord avec vous c’est lorsque vous dites qu’elle aurait dû le retirer devant le l’AN ou que l’UNEF aurait dû le lui demander.

    De son point de vue, elle représente tous les jours l’UNEF en hijab, elle se serait désavouer en l’enlevant devant l’AN. De la même manière, l’UNEF a accepté d’être représenter par une femme voilé, il n’y a donc pas de raison pour qu’elle ne le représente pas devant l’AN dans la même tenue vestimentaire.

    Que cela gêne aux entournures les députés LR et d’autres.... C’est le jeu ma pauvre Lucette !



  • bartelby 18 août 11:17

    @rosemar

    Les œuvres d’Homère, d’Orphée, d’Ovide ou de Virgile étaient sacrées dans l’antiquité gréco-romaine. La raison en est simple, elles étaient les références les plus éminentes sur leur mythologie.
    Les personnes qui y voient de la laïcité font un contre-sens majeur !

    Contre toute attente, Ulysse refuse l’immortalité. Il résiste au cadeau d’une déesse car il n’oublie pas Ithaque
    Calypso signifie « qui couvre », qui « enveloppe ». Accepter l’immortalité, c’était accepter d’être à jamais couvert. En vérité, un des sens de cette épisode est de l’ordre d’une épiphanie...
    De même Léto, « celle qui est cachée », erra sur la terre poursuivie par le Serpent Python sur les ordres d’Era jusqu’à trouver une île qui dérivait. Là elle se fixe et accouche d’Apollon et d’Artémis. l’île se fixa quant à elle au fond de la mer. Depuis on la nomme Délos, « la visible », « la manifeste ».
    Les similitudes entre la théophanie d’Apollon (Dieu grec mineur s’il en est) et le début de l’Odyssée ne sont que purs coïncidences et n’avaient aucunes portées théologiques pour les grecs...

    Que l’espérance d’immortalité ou d’éternelle jeunesse, que proposent les spiritualités religieuses, ne change rien à cela ; au contraire, elle consiste à nous faire accepter cette vie hors de soi, elle est une fuite, un renoncement.

    Là, c’est le sens de la tradition du Livre qui n’est pas entendu Le véritable but des trois religions du Livre est l’incarnation du Verbe et non une vie hors de soi-même.
    « je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. » (MT 22:32)

    Que ce qui ont des oreilles pour entendre entendent !



  • bartelby 17 août 20:05

    @rosemar

    « C’est bien sûr une morale laïque qui s’exprime dans l’Odyssée... »

    Voilà qui est une très audacieuse, mais toutefois très moderne, assertion sur une des oeuvres du divin Aède comme aimait l’appeler Platon pour le citer.

    L’odyssée est le joyau de la poésie sacrée hellène. A ce titre, le sujet est parfaitement religieux et certainement pas moral ou laïque.



  • bartelby 17 août 09:32

    @Decouz

    Navré, la Vierge ne symbolise pas le non-Être. Le non-Être appartient à la non-dualité. La Vierge, figure féminine, s’inscrit dans sa relation avec son pendant masculin qu’est le Verbe. Nous sommes bien ici dans une représentation dualiste.

    A ma connaissance, seul Maître Eckhart s’est aventuré dans le non-Être dans la tradition chrétienne. Il a d’ailleurs été condamné par l’Église.

    La métaphysique chrétienne s’arrête à Dieu (l’Être suprême) et ne va pas au-delà de celui-ci (donc vers le non-Être).
    C’est d’ailleurs le principal reproche que fait Guénon à la tradition chrétienne. Mais, cela fait sens quand on considère que le but de cette tradition est l’incarnation (être) et non la dissolution (ne pas être).

    En vous relisant, j’ai l’impression que vous confondez le non-Être et le non-manifesté.
    Dieu est et pourtant il n’est pas manifeste.

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