Navré, la Vierge ne symbolise pas le non-Être. Le non-Être appartient à la non-dualité. La Vierge, figure féminine, s’inscrit dans sa relation avec son pendant masculin qu’est le Verbe. Nous sommes bien ici dans une représentation dualiste.
A ma connaissance, seul Maître Eckhart s’est aventuré dans le non-Être dans la tradition chrétienne. Il a d’ailleurs été condamné par l’Église.
La métaphysique chrétienne s’arrête à Dieu (l’Être suprême) et ne va pas au-delà de celui-ci (donc vers le non-Être). C’est d’ailleurs le principal reproche que fait Guénon à la tradition chrétienne. Mais, cela fait sens quand on considère que le but de cette tradition est l’incarnation (être) et non la dissolution (ne pas être).
En vous relisant, j’ai l’impression que vous confondez le non-Être et le non-manifesté. Dieu est et pourtant il n’est pas manifeste.
La révélation chrétienne s’articule autour de la vie du Christ ou, dit autrement, de l’incarnation du Verbe.
L’enseignement chrétien se fait donc principalement par l’exemple que nous donne le Verbe incarné au travers des actes qu’il pose et qui compose sa vie.
Je dis principalement car le Christ enseigne aussi par des allégories comme celle du « retour du fils prodigue » ou celle « du bon samaritain ».
C’est pourquoi les textes parlent peu de la Vierge. Mais malgré cela, la Vierge a un rôle théologique essentiel puisque c’est d’elle que le Christ hérite de son humanité, c’est par sa sainteté que sa chair fût approprié à porter le Verbe.
Si les évangiles relatent l’incarnation du Verbe, c’est par la Vierge qu’il s’est incarné. Elle n’est pas le cœur du Mystère, elle en est le commencement !
Tout d’abord, Bravo ! Un titre putassier, une introduction qu’il l’est encore plus. Rien de tel pour faire le « buzz » sur ce site. Vraiment, c’est du génie !!!
Ensuite, permettez moi de fournir ma propre définition de la « théorie du complot » issue du Larousse. Complot : Projet plus ou moins répréhensible d’une action menée en commun et secrètement. Théorie : Système d’hypothèses sous-tendant les interprétations des événements. Théorie du complot : Projet, hypothétique, plus ou moins répréhensible d’une action menée en commun et secrètement, sous-tendant les interprétations des événements.
En vérité, on a du mal à vous suivre. Vous démarrez en affirmant que les théories du complots sont, par définition, fausses pour ensuite deviner et condamner les intentions de l’empire…
En fait, le gros souci dans votre raisonnement est dans la définition que vous donnez aux théories du complot car comment en échafauder une pour ensuite les décréter fausses ?
Alors que si vous partez du principe qu’une théorie est hypothétique (ce qui est rigoureusement vrai) et non pas fausse, là ça marche. Cela vous autorise à en émettre une sans être catégorique.