Elle avait tout simplement peur de Mélenchon, l’héritière ne fait pas le poids face au tribun du front de gauche. Elle savait parfaitement qu’il allait la massacrer alors elle a préféré fuir le débat, une fuyarde la fifille à papa !
Sinon, la fille du vieux menhir est passée à côté de son émission : incapable de répondre à la moindre question économique, esquivant pratiquement la plupart des questions portant sur son programme, elle a été nulle sur toute la ligne. Une vraie catastrophe !
Les abattoirs franciliens ne fournissent que 2,5% des 200 000 tonnes de viande consommées en région parisienne. Et contrairement au mensonge de l’héritière, toute la viande vendue en Ile de France n’est pas halal du tout. Pour étayer mon affirmation, je vais m’appuyer non pas comme le gus du dessus sur un sympathisant kurde de l’organisation terroriste PKK mais sur une sommité, une spécialiste de l’abattage rituel, Mme Florence Bergeaud-Blackler. Cette spécialiste s’est attaquée aux idées reçues sur l’abattage dit rituel. Je vais en citer deux :
- « Toute la viande vendue en Ile de France est halal »
FAUX. Cette phrase prononcée par Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle après la diffusion d’un reportage sur France 2 le 16/02/12 est inexacte. Ce qui est exact, c’est que les 5 abattoirs de petite taille d’Ile de France abattent la totalité de leur production en mode rituel (3 en Seine et Marne, 2 dans le Val d’Oise). Cette production ne représente qu’une très faible partie de la viande commercialisée et vendue en Ile de France (les cinq abattoirs représentent 0,2% des abattages nationaux, ce qui serait très loin de satisfaire la consommation de 12 millions de franciliens.
- « Chaque fois que j’achète une viande halal, je subventionne une activité religieuse »
FAUX dans la très grande majorité des cas. Cela dépend de la filière qualité halal. Le commerce de viande halal produits deux sources de revenus cultuels, la première est insignifiante, la seconde est plus importante. 1-La vente de “cartes de sacrificateur” qui permet à un abatteur de pouvoir procéder légalement à l’abattage rituel dans un abattoir rapporte aux trois mosquées agréées (La Grande Mosquée de Paris, La Mosquée d’Evry Courcouronnes et la Grande Mosquée de Lyon) quelques milliers d’euros par an. 2- La seconde source de revenu provient du contrôle de la fabrication et de la traçabilité de la viande. L’immense majorité des organismes prétendant contrôler la viande halal ne rémunèrent que le travail de contrôle et ne verse rien au culte musulman.
Sinon, il faut savoir que le commerce du halal est tenu non pas par des musulmans comme le laissent entendre les fachos mais par un lobby
industriel très puissant qui n’a rien à voir avec l’Islam et leurs produits
estampillés « halal » sont pour la plupart non halal. Quant des élus locaux de confession musulmane ont demandé une
commission d’enquête parlementaire sur le marché du halal après la
diffusion du reportage « Halal, les
dessous du business » sur Canal +, on n’a pas entendu ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraie. Indignation sélective !
Déjà en 1996, le
journal « courrier international » dénonçait ce qu’il faut appeler
clairement une pratique commerciale trompeuse et affirmait que 95% de la viande
halal était non halal. De la même manière, l’express se faisant l’écho d’un
haut responsable de la place Beauvau écrivait en 2002 que 50% de la viande
vendue à Rungis (non halal) finit das les boucheries islamiques. Ce magazine dénonçait également le climat de « mafia »
qui gangrène le marché français de la viande halal
(source : « L’argent de l’Islam » par Besma Lahouri et
Boris Thiolay dans l’hebdomadaire L’Express du 21/11/2002).
Pour connaître le programme de l’héritière, il suffit de lire les élucubrations de ses aficionados comme le gus qui a pondu les déjections ci-dessus :
- Déportation programmée pour tout individu ne répondant pas au critère du « vrai français ». A une époque pas si lointaine, un certain René Martial théorisait sur « la race française » et affirmait que sa théorie raciale permettait « d’éliminer les malades, les aliénés, tous les Gorguloff et tous les indésirables ». Pendant l’occupation, le régime vichyste mettra en application la théorie fumeuse de ce docteur foldingue pour écarter de la fonction publique les naturalisés ou dénaturaliser les juifs.
- Interdiction des dogmes de deux religions nationales (le judaisme et l’islam), dénégation de ces religions. Pourquoi ne pas réhabiliter la Reconquista pendant qu’on y est !
Si par malheur ces gens triomphent, on sait à quoi s’attendre. A bon entendeur !
Vous avez raison de souligner la stigmatisation et la discrimination de l’arabo-musulman. A chaque élection, il devient le bouc émissaire et le porteur de tous les maux de la société.
Nous assistons à la banalisation de la xénophobie et de l’islamophobie qui n’est autre que le prolongement du racisme anti-arabe. Au lieu de promouvoir une politique d’égalité et de non-exclusion, nos politicards mettent à mal le vivre-ensemble, divisent les français ou propagent les stéréotypes négatifs à l’encontre des musulmans. Hier, Maurras théorisait sur l’antésimitisme d’état, aujourd’hui la classe politique institue quasiment une « islamophobie d’état ». Très dangereux !
Francesca alias italia sempre, cette admiratrice du duce qualifie l’article qui parle d’égalité et de respect de l’autre un « torchon haineux », quoi de plus normal. Les partisans du fascisme se sont toujours opposés à la démocratie et aux droits de l’homme, la république est un cauchemar pour eux. En revanche, ils plébiscitent le totalitarisme et vouent un culte à leur chef.
Les ancêtres de cette dame doivent se retourner dans leur tombe en la voyant stigmatiser, vilipender un groupe d’individus, cautionner la dérive xénophobe de la pme Le Pen qui adopte désormais le langage et les accents de pires racistes de la fin du XIXe siècle ou ceux de l’entre deux guerres.. Il est utile de rappeler à cette personne d’origine italienne le massacre de ses compatriotes à Aigues-Mortes (le Times affirme que ces émeutes ont fait 50 morts et plus de 150 blessés), l’hostilité à l’égard des Transalpins avait atteint à cette époque un tel degré de férocité que tout italien pouvait risquer sa vie. On encore l’affaire dite des « Vêpres marseillaises ».
Au siècle dernier, les siens étaient la cible des « français de souche ». On les traitait de parasites, de porteurs de maladies comme en témoigne cet article paru dans le journal « La Patrie » du 3 août 1896 : « Ils arrivent, tels des sauterelles, du Piémont, de la Lombardo-Vénétie, des Romagnes, de la Napolitaine, voire de la Sicile. Ils sont sales, tristes, loqueteux, tribus entières émigrant vers le Nord, où les champs ne sont pas encore dévastés, où on mange, où on boit, où on est heureux. Puis ils s’installent au pis, chez les leurs, entre eux, demeurant étrangers au peuple qui les accueille, travaillant à prix réduit, jouant tour à tour de l’accordéon et du couteau, funiculi, funicula.... La Nation hospitalière entre toutes est devenue enragée à l’égard d’une race limitrophe que ravage la misère. Est-ce jalaousie des autochtones pour des envahisseurs qui avilissent la main d’oeuvre ? Il y a de cela. Mais il y a surtout le sentiment qu’on se trouve devant des éléments dangereux, en même temps bourrés de vanités, d’ambitions et de vantardise ».
Même lorsqu’ils faisaient des efforts pour s’intégrer en militant par exemple dans des mouvements syndicaux, ils étaient rejetés ou dénigrés : « la population italienne qui grouille par ici fait tache sur le pavé du faubourg révolutionnaire. Elle représente la fainéantise ; elle représente aussi la piété vile et veule » (extrait du journal de Vallès « le cri du peuple », un journal qui diffusait ces discours négatifs sur les étrangers).
Les personnes d’origine extra-européenne ont remplacé l’italien comme figure incarnant l’inassimilable et italia sempre applaudit cela, navrant !