Vous écrivez comme si nous étions dans un système de vrais « marchés ». Vous savez bien que ce n’est pas le cas. il y a une poignée d’individus qui mènent la danse et les autres suivent comme les moutons de Panurge.
Les paradis ne créent-ils pas des distorsions de concurrence entre les pays et les entreprises ?
Ce n’est pas la plupart des français qui n’ont aucun pouvoir face au pouvoir des oligarques mais la majorité des français et des européens.
Le pouvoir démocratique qui devrait appartenir aux peuples n’existe pas, seul les banquiers et rentiers décident avec la bénédictions des gens qui soit disant représentent le peuple.
Je ne crois pas que les salariés votent pour que leurs acquis sociaux disparaissent au nom de la concurrence et de la compétitivité entre les salariés du monde entiers. Cependant, c’est bien des « spécialistes » et experts qui ont largement contribué à ce que les salariés soient plus proches du statut d’esclave que du statut de citoyens libres et égaux dans une république démocratique.
Les gens qui ont des comptes bancaires dans les paradis fiscaux ne s’embarrassent pas de pays, d’état ou de nation, ils ne s’embarrassent encore moins des problèmes de pollution, de réchauffement climatique, de faim, d’inondations ou glissement de terrains, eux, ils vivent dans le luxe, et ils payent. C’est bien cette situation que la politique de Hollande traduit concrètement en donnant de l’argent sans aucune condition aux patrons pendant que l’on supprime des effectifs dans les services publics. Le coup des 75% de taux d’imposition au dessus d’un million par an n’est pas mal comme enfumage.
Concernant la visite médicale obligatoire à partir d’un certain âge est une excellente chose surtout vérifier la vue et l’ ouïe.
J’ai connu un monsieur de + de 80 ans qui ne voyait presque plus, il conduisait quand même ce qui mettait en danger la vie des autres conducteurs et la sienne. Il est vrai qu’en comparaison entre le nombre d’accidents causé par les personnes âgées et les jeunes ce sont les jeunes qui emportent le pompon, c’est triste à dire mais c’est vrai.
Un autre aspect qui n’est pas soulevé par les autorités, c’est la saturation des routes. Difficile d’adapter le réseau routier français au nombre de véhicules qui y circulent. De par sa situation géographique la France est traversée par des millions d’ européens (poids lourds) en hauteur et en largeur.
Ceci dit, l’européen est de plus en plus surveillé, les sociétés qui en font leur profession sont en plaine expansion.
Quelque soit le niveau d’étude, il me semble que les français devraient prendre conscience qu’il y aura de moins en moins d’emploi (pourtant ce n’est pas le travail qui manque) car il faut les payer. ce qui était autrefois un salaire différé est aujourd’hui considéré comme une « charge » ce qui touche automatiquement selon les apôtres du libéralisme la compétitivité.
Il n’est plus question de créer des emplois, il est question d’essayer de garder ceux qui restent. Il en reste pas beaucoup si on considère le démographie française.
Un autre aspect de la question jamais mis sur la table : la durée de travail.
Nous vivons une époque formidable, tout va très vite, tout ou presque est automatisé, on n’appuie plus sur un bouton, on passe juste son doigt pour que l’ appareil fonctionne, les aspirateurs aspirent tout seul, les machines font des calculs très longs et complexes, les caisses dans les grands magasins n’ont plus besoin de caissière, mais la durée du travail reste à 35 heures semaine (voire plus dans certains secteurs) avec 5 millions de chômeurs dont la moitié ne touche rien.
Les français en plus sont généreux, ils forment des jeunes qui sans boulot en France s’expatrient, c’est toujours ça d’économiser en Angleterre aux U S A , au Canada, etc... .
Il est vrai que cela est plus facile (partir ou laisser partir ses enfants) que de lutter en France et en Europe afin de diminuer des heures hebdomadaires et d’augmenter les salaires.
Mais face aux chinois, aux roumains, aux grecs, aux portugais, aux espagnols, aux turcs, aux biélorusses, aux algériens, aux polonais, aux tunisiens, aux slovaques, aux brésiliens, aux lituaniens, aux marocains, aux italiens, aux indiens, j’en passe la liste est trop longue les salariés sont impuissants car ils acceptent l’inacceptable.
Bientôt il faudra que les parents payent les employeurs pour qu’ils embauchent leurs enfants.
C’était le cas dans les années 30 dans certains métiers. Ma grand-mère payait un patron pour que mon père apprenne son métier. Ce serait intéressant que les historiens s’intéressent à cet aspect de la question.
J’avoue ne pas bien comprendre ce débat sur l’école à deux ans.
En France, l’école dès l’âge de deux ans a permis à plusieurs générations d’apprendre le français pour suivre une scolarité obligatoire, gratuite et laïque dès la maternelle bien que l’école soit obligatoire (encore aujourd’hui) à partir de 6 ans.
Heureusement que j’ai pu aller à l’école maternelle dès l’âge de 2 ans, même si nous étions 40 dans la classe car j’ai appris le français, j’ai appris à jouer, à me tenir en classe, bref, j’ai acquis un comportement nécessaire pour apprendre pas seulement à l’ école mais ailleurs qu’en classe. Mes parents travaillant tous les deux avec 5 enfants à charge faisaient ce qu’ils pouvaient mais leur pouvoir était très limité. Je crois que l’école à bien joué son rôle de transmetteur des connaissances car sans cela nous (ma fratrie et moi) serions restés hors circuit. A cette époque dans les années 50 , j’ignore s’il y avait des spécialistes de l’ enfance tout ce que je sais c’est qu’à l’école maternelle nous apprenions à faire des activités qui aujourd’hui ont disparu des programmes. Bref, il y aurait beaucoup à dire sur ce qui se passe à l’ école, cette école qui est devenue « un service » comme un autre entre les mains de spécialistes en tout genre.
Je constate simplement qu’à présent des enfants de 6 ans, sortant de la maternelle pour entrer en CP sont souvent incapables de tenir une activité plus de 10 minutes parce qu’ils sont incapables de se concentrer suffisamment pour acquérir, pour s’approprier des savoirs autres que ce qu’ils apprennent à la maison. C’est normal qu’ils bougent, c’est même vital. Mais pour apprendre à lire, à écrire et compter, il faut savoir se concentrer un peu plus que 10 minutes, savoir faire autre chose que d’appuyer sur des boutons pour s’amuser (les jeux d’aujourd’hui ne fatigue pas le système cognitif des enfants). Il faut de la patience et de la concentration, cela s’apprend par un entraînement adapté et progressif. Les enfants aiment apprendre, surtout les petits, mais si cela devient trop difficile parce qu’ils sont incapables de se tenir tranquille le temps nécessaire, ils passent à autre chose.