23 ans, je fais des statistiques en recherche agronomique.
J'essaie de m'intéresser à l'actualité pour voir ce qui va m'arriver en pleine poire. Je ne devrais certainement pas :-)
Bonjour rosemar, "Il existe maintenant une multitude de familles monoparentales et
d’adultes qui élèvent seul(e)s leurs enfants.... Et les enfants de ces
adultes divorcés ou séparés trouvent aussi un équilibre..."
Ça,
sans parler d’homosexualité quelconque, c’est faux et c’est prouvé. Les
enfants dont les parents sont divorcés ont plus de problèmes
psychologiques que les autres, les enfants avec mère seule encore plus. Par
contre, ça ne répond pas du tout à la question de l’éducation par un
couple homosexuel. Vu les études qui ont été faites sur la question, et
qui sont biaisées dans un sens comme dans l’autre, je ne me prononce
pas, et par défaut je n’aime pas le principe de précaution exacerbé,
donc là dessus « wait and see ». Mais si jamais vous êtes passée sur
Agoravox au cours de l’année passée, vous avez du y lire un tas
d’arguments d’ordre psychologique, juridique, sociétaux sur la question
du mariage pour tous... dont une grande partie n’ont rien à voir avec les homosexuels d’ailleurs. Et y répondre avec un article aussi peu
argumenté, excusez moi mais c’est du foutage de gueule et de la
destruction assumée du débat.
Je ne comprend pas vraiment pourquoi des gens se défendant démocrates comme vous trouvent à redire au commentaire de Spartacus.
Avez vous déjà essayé d’ouvrir le code du travail ? Spartacus ne fait rien que dire qu’il est illisible, ce qui est exact ; il n’a absolument pas remis en cause aucune loi de ce code même... Et, dans une démocratie où un citoyen lambda devrait pouvoir prendre connaissance de la loi, il est inadmissible qu’un tel code du travail ne soit pas accessible par quiconque n’a pas passé 5 ans de sa vie à l’étudier. Inadmissible, au sens de l’entrepreneur qui doit payer un avocat pour embaucher dans le respect des normes, autant qu’inadmissible du point de vue de l’employé qui aimerait se défendre ! ...On se croirait à « La ferme des animaux »...
Vos efforts sont probablement louables, il faut bien gagner sa vie, et vous êtes apprécié ici, d’après des commentaires souvent favorables, mais tout cela est en pure perte, le retard intellectuel de ces déracinés est irréversible, et vous ne pouvez pas l’ignorer.
Vos commentaires me font souvent penser que vous avez abandonné. J’espère me tromper, mais, vous savez, si monsieur Nabum est apprécié ici, c’est notamment parce qu’il n’abandonne pas, et que ce sont des gens comme lui qui construisent une société meilleure. Je vous invite à voir le film Forest Gump, aussi. Ce n’est pas tant le retard scolaire certainement très difficile, sinon impossible à rattraper qui gène, que l’enfermement social qu’il provoque ; et en ça, je pense qu’il est plus qu’utile.
Peu ou pas de changement un jour après... si cela doit prouver quelque chose, c’est que les opposants à la loi sont dans l’extrême majorité non-homophobes/extrémistes..., puisqu’il n’y a pas de sursaut de violences rageuses à tout va après vote. Je pense que vous en êtes consciente, vous êtes comme beaucoup ici modérée (la modération englobant quand même les p’tites insultes sur les cathos, après tout la cour de récré sociétale française les autorise voire les encourage, rien de nouveau sous le ciel...).
Les changements ne se verront pas sous 10 ans, il en faudra probablement plus. Mais dans la logique de destruction de la cellule familiale, la banalisation du divorce, qui date maintenant de plusieurs décennies et qui est dans la même logique de consommation de l’amour que celle dont parle Aldous, à aujourd’hui des conséquences plutôt considérables : les 1 ou 2 millions de familles monoparentales, qui ont été utilisées comme argument en faveur de cette loi, elles découlent tout autant de cette dé-responsabilisation du mariage ; 50% des mariages finissent en divorce, quel impact psychologique sur les adultes concernés ? des millions de couples qui se séparent et trouvent un logement chacun de leur coté, quel impact sur mon loyer, quels dégâts sur les enfants ? Individuellement, je ne reproche rien aux couples qui divorcent ; la misère psychologique dans laquelle ils sont nécessitent évidemment de l’attention et pas du mépris. Mais collectivement, la tendance est néfaste ; et l’état est là pour légiférer sur le collectif, pas l’individuel. Idem pour cette loi ; rien à reprocher à ceux qui en profiteront individuellement, au contraire, si ça leur permet d’avoir une jolie cérémonie et de simplifier la régularisation de leurs enfants, déjà possible avant, tant mieux, vraiment tant mieux. Mais j’ignore les effets qu’aura cette loi, collectivement, dans les années qui viennent. Comme pour le divorce, c’est l’impact sur les mentalités qui aura des conséquences ; elle en a peut être en Belgique, ce n’est peut être pas visible 10 ans après. Je serai là dans 30, 40 ans pour constater ; c’est à cette échelle de temps qu’il faut prendre la mesure, Mme Taubira l’a bien vu en parlant de « changement de civilisation ».
J’ai tendance à penser que la science s’humanise. Avant, elle était mécanique, on réalisait des expériences dans un cadre extrêmement précis pour s’assurer que les résultats n’étaient pas biaisés par d’autres phénomènes et bruits qu’on ne veut pas observer ; comme pour les machines actuelles, la science cherchait à limiter les paramètres d’entrée de ses expériences, pour être sur de la lisibilité des résultats. Maintenant, on a de plus en plus tendance à tout mesurer, par millions et millions de données prélevées automatiquement sur des machines en condition réelle de travail, et l’information est ce qui sort de cette récolte après passage dans un moulin statistique. Puis on oublie les données non utilisées, ou bien on s’en sert pour des recoupements dans ce qu’on appelle la méta-analyse (étude faite avec des données issue de la bibliographie que l’on cherche à regrouper malgré leur différences), très à la mode.
L’être humain qui apprend reçoit des millions de données via ses cinq sens, analyse, fait le tri et oublie l’anodin. Le regroupement d’expériences initie des concepts et des idées.