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Bur K

Bur K

À vouloir borner le possible et juger l’avenir, l’Homme est bien imprudent, lui auquel le réel et le présent échappent tous les jours, sans cesse surpris à l’improviste dans les choses qu’il connait le mieux.
 
Au nom d’une saine économie, les gangsters de la finance en viennent aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, et finalement une politique au sens large du mot. C’est la forme moderne de la dictature, où les élites élues, victimes de leur cupidité avide de pouvoir, se mettent au service des parrains des mafias bancaires.
 
L’abdication d’une démocratie peut alors advenir de deux manières :
  1. Une dictature interne.
  2. Une délégation de pouvoirs à une autorité extérieure – l’Europe – laquelle exercera le pouvoir politique après confiscation de la souveraineté nationale.

La seule alternative : rétablir une démocratie qui rendra au peuple le pouvoir confisqué par les oligarques.
 
Comment y parvenir ?
 
Plusieurs pistes sont possibles, mais le passage obligé est une réforme de la constitution : 
  • Instauration d'une démocratie directe, pour que chaque résolution puisse être soumise à référendum est approuvée par tous les citoyens.
  • Transfert des pouvoirs conférés jusqu'alors aux élus vers les citoyens désignés par tirage au sort pour assurer la magistrature de la république. C'est le passage de notre système actuel de démocratie représentative à une démocratie participative
  • On peut aussi citer Karl Popper et sa théorie de la démocratie qu'il défini comme un régime dans lequel les dirigeants peuvent être révoqués par les dirigés sans effusion de sang. Tout autre gouvernement dans lequel la destitution des dirigeants ne peut passer que par la violence pourra être qualifié de tyrannique. 
  • Bien d'autres réformes constitutionnelles peuvent redonner à la démocratie ses lettres de noblesse en restituant le pouvoir au peuple. 

 
Les liens ci-dessous constituent des références minimum pour aborder l'histoire de la démocratie en France :

Avant Rousseau, on ne peut se dispenser de connaitre Voltaire
(Ouvrages de Voltaire en PDF sur le site de l'Université du Québec) 

La démocratie selon Jean-Jacques Rousseau
(Ouvrages de Rousseau en PDF sur le site de l'Université du Québec)
 
Yves Sintomer (Wikipédia)
Pierre Rosanvallon (Wikipédia)
Théorie générale de la démocratie (1)
Théorie générale de la démocratie (2)
La démocratie participative (avec Yves Sintomer)
 
Le projet d’Étienne Chouard : 
Discussions pour une constitution
Projet de constitution
Tirage au sort
Présentation du projet par Étienne Chouard
Tous les résumés en vidéo
 
Les pseudo-démocraties :
J'ai recensé plus d’une douzaine d'oxymores du mot démocratie (voir liste et liens ci-dessous).
Aucun ne répond à la définition étymologique d’une démocratie.
Chacun correspond à un détournement du langage pour désigner une pseudo-démocratie, démontrant les tromperies auxquelles se sont livrés les candidats au pouvoir pour maintenir les peuples dans la soumission.
 
démocratie  (Définitions et données historiques)
 
démocratie directe
démocratie participative
démocratie délibérative
démocratie représentative
- démocratie libérale
- démocratie chrétienne
- démocratie athénienne
- démocratie royaliste
- démocratie républicaine
- démocratie mondiale
- démocratie économique
- social-démocratie
- cyberdémocratie
Ces liens pourront être complétés au fil des billets et des commentaires
  

Tableau de bord

  • Premier article le 20/04/2013
  • Modérateur depuis le 29/05/2013
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Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
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Derniers commentaires



  • Bur K Bur K 4 juin 2013 11:01

    Bonjour à tous, et merci de vos commentaires. 

    Comme je le précise en introduction, ce billet est un prolongement de celui de Christian Laurut : Peut-on être libéral et anticapitaliste ? 

    Article à lire avant pour comprendre le sens du propos, car je confirme dans mon billet que oui, être libéral n’exonère pas d’être anticapitaliste quand il s’agit du néocapitalisme mondial. 
    Je note que j’ai à faire des progrès dans ma rédaction pour être moins confus smiley


  • Bur K Bur K 3 juin 2013 11:54

    L’auteur de ce billet démontre qu’il faut sortir de l’amalgame – con fusion – entre :

    – le néocapitalisme mondialiste monstrueux, broyeur des libertés, des responsabilités individuelles, des diversités humaines, pourvoyeur d’inégalités, d’exclusions et de divisions sociales pour mieux régner. 

    – le libéralisme, pourvoyeur de libertés et de responsabilités individuelles, humanistes respectueux des différences dans la diversité humaine, autant que des valeurs égalitaires en droit et devoir pour assurer la cohésion sociale.  

    À croire que l’abbé Pierre était un libéral pur et dur, lui qui n’a jamais participé à la lutte des classes, pas plus qu’à combattre les inégalités. Sa vie, il l’a consacrée à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Va-t-on bientôt nous dire que la communauté d’Emmaüs est une agence du MEDF ? Les Emmaüs se foutent totalement des idéologies, fussent-elles de droite ou de gauche. Ils revendiquent seulement le droit à vivre dans la dignité, dans la différence, et le respect des particularismes individuels. Autrement dit, la liberté d’exister, sans se soumettre au dictat du formatage d’une quelconque pensée unique.  

    L’autoroute médiatique est la voi(x et e) facile pour les bobos lobotomisés, incapables de penser autrement qu’en mode citation des propos d’idéologue, idoles politiques qui – dixit ces bobos – font autorité. Bref, des soumis à « ce qui fait autorité ». Désolé pour ceux qui se sentent visés, encore que rien ne les empêche de se remettre en cause (plutôt que continuer à se mentir à eux-mêmes pour éviter de reconnaître leur erreur). 

    L’égalité, dans l’hypothèse improbable de son avènement, ne pourrait qu’être imposée par la volonté législative. En réalité, c’est une utopie des idéologues qui la prônent et la vendent aux faibles pour calmer les sentiments de culpabilité que leur cupidité impose à leur conscience.  

    L’égalité est incompatible avec la lutte des classes, car elle impliquerait qu’il n’exista plus aucune classe (en Inde on ne parle pas de classe, mais de caste. C’est du pareil au même). 

    Or, ce sont les mêmes forcenés que l’on retrouve sur les deux fronts : 

    – front de la lutte des classes, 

    – front de la lutte contre les inégalités. 

     Et ceux-là, au non de la défense de leur statut de bobo-classe-moyenne, montent au créneau pour dénoncer toute mesure de lutte contre la pauvreté qui diminuerait les inégalités... entre eux et ceux de la classe en dessous ! Des tartufes, prêts à trouver dans la littérature politique l’idéologue illuminé qui confortera leur position.  

    Au bout du chemin de l’antilibéralisme, c’est la victoire assurée du néocapitalisme mondial, et son dirigisme tout puissant et absolu. La suite ? = Disparition des valeurs qui fondent notre civilisation, déni des différences, alignement mondial des peuples, théorie du genre, etc.  

    Au final, les antilibéraux sont les idiots utiles du néocapitalisme mondialiste. Ma mentalité de résistant m’impose de lutter contre ces idiots utiles, et à me rallier au peloton des libéraux.  

    Au risque de subir un lynchage par les fous des gauches (les susnommés idiots utiles), je n’exclus pas de soumettre un prochain billet dans ce sens. 




  • Bur K Bur K 2 juin 2013 21:01

    Bonsoir à tous,

    j’ai failli passer à côté de ce billet. Par chance je passe par là ce soir.

    Je souscris pleinement à la démonstration de l’auteur : oui, le grand capitalisme, loin d’être libéral, est le nec plus ultra du dirigisme sournois qui consiste à imposer une forêt de normes, de règles, et de lois. Dans cette forêt totalement minée, adieu les libertés, bonjour la soumission aux diktats des puissants. 

    Merci, Christian Laurut, car vous venez de m’éclairer sur ce point paradoxal du néocapitalisme hypertrophié qui a phagocyté les valeurs fondatrices du libéralisme. Je vais pouvoir me réconcilier avec le « libéral ».

    Tout est finalement parfaitement résumé dans votre conclusion : les véritables libéraux gagneraient certainement en influence, tout en désamorçant plus aisément les critiques réductrices de leurs adversaires, à prendre soin de se démarquer résolument du grand capitalisme, qui, comme démontré plus haut, fait quotidiennement le lit du réglementarisme et du monopolisme, deux des plus sérieux obstacles au développement du libéralisme économique ordinaire




  • Bur K Bur K 1er juin 2013 13:38

    Merci pour votre sincérité.

    Si vous avez cette réaction, ça laisse beaucoup d’espoir pour que nombre d’autres citoyens réagissent comme vous. 

    En tout cas, j’en ai la conviction, car l’homme – à quelques exceptions près – a plus besoin de se sentir utile que riche. C’est aussi ce que disait Marx.


  • Bur K Bur K 1er juin 2013 11:46
    @ Jean Pierre Llabrés, 

    Vous dites : si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande... 

    Vous n’avez pas tort de soulever cette hypothèse ; il convient d’en discuter. 

    Mais pensez-vous que le nombre des inconditionnels de l’âpreté au gain puisse diminuer au point d’en arriver à cet extrême ?

    Plus personne, dites-vous ? Répondez franchement, même vous ?

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