« La partie qui se joue aux Etats-Unis est cruciale. Les pouvoirs publics américains ont mis sur la table sous forme de garanties, de prêts et de déficit budgétaire 2 000 milliards de dollars. Contrairement à ce qu’on pense, ces 2 000 milliards de dollars ne sont pas beaucoup financés par les Chinois. Ils ont mis 200 milliards et le reste du monde 100 milliards. D’où viennent les 1 700 restant ? De la planche à billet de la Réserve fédérale (Fed). »
La FED prend simplement le contrôle total de l’ensemble du développement de la crise :
La FED récupére dans son bilan les créances douteuses accumulés dans l’immobilier, l’immobilier commercial et autres cartes de crédit ( 1250 milliars de dollars). Si ces créances restaient dans le bilan des banques cela serait la bérézina.
Comme les banques sont allégées de ces créances douteuses par la FED qui a apporté des liquidités et garanties elles se retrouvent donc avec des réserves de liquidités platureuses.
Le risque est effectivement que ces réserves partent directement dans l’économie via le crédit ce qui peut être catastrophique ( effet planche à billet comme vous le citez et donc distribution de « richesse » sans contrepartie donc inflation ).
La FED prend ainsi le contrôle : - des taux d’interets cours (taux de refinancement des banques) - des taux d’interets long ( via le rachat de bons du trésor américains - 300 milliards de dollars) - des liquidités plantureuses des banques pouvant être injectées dans l’économie via le crédit.
L’idée est derrière de régler l’ensemble pour soutenir un immobilier convalescent et refaire partir l’économie le plus harmonieusement possible ( avant la prochaine bulle ...). Les créances douteuses sont quand a elles mises de coté et seront digérées progressivement sur de très longues années ...
L’objectif principal des normes est de réaliser un équilibre sain entre les questions liées à la santé, à la sécurité et à l’environnement et les bienfaits du commerce, de l’innovation et de la compétitivité sur le plan économique. La NFC 15-100 est une norme qui a mis historiquement en avant les questions de sécurité, et elle a permis d’améliorer nettement la situation de ce point de vue. Elle est cohérente avec les normes europennes (EN) et avec les normes mondiales (ISO). Comme vous l’indiquez elle ne met pas en avant des innovations ou une vision d’avenir quelconque, mais elle ne les empèche pas non plus ( vous n’avez pas de contrainte à installer du CPL ou des panneaux solaires ou toute autre installation du moment qu’elle est marquée CE).
Vous me semblez bien critique par rapport a une norme qui est la principalement pour apporter des bonnes pratiques en termes de sécurité électrique domestique. Un certain Claude François (par exemple) serait toujours là s’il avait eu à son domicile une installation électrique conforme aux exigences de cette norme. En France il y a par exemple 10000 victimes par an (dont 460 décès) suite à des incendies domestiques. 1/4 de ces incendies sont (encore) dus à des installations électriques mal concues ou mal entretenues.
La vocation de cette norme n’est pas de suivre des évolutions technologiques des équipements électriques ( CPL ou autre). De toute façon un équipement CPL avec le marquage CE est conforme aux exigences techniques minimales de la NFC 15-100.
1% de PIB américain c’est 138 milliards de dollars échangés. Et 138 milliards de dollars échangés c’est 4% de PIB en chine.
Les chinois ont un modèle de développement basé sur l’exportation et avec leurs principaux clients occidentaux qui sont à -3,6 % de PIB ce n’est pas bon du tout pour eux et leurs intentions long terme.
Il ne faut pas se leurrer, il n’ont pas l’intention de faire vivre toute leur population à l’occidentale (la chine c’est le « capitalisme sans capitalistes » dominé par l’état et ses élites)
Il ne pourra pas y avoir de reprise sans que les US repartent. Le modèle chinois ne peut pas (à ce jour) prendre le relais.
On a les prémices de mise en place du modèle de reprise : - Arrimage informel du yuan sur le dollar de retour depuis mi-2008 créant de facto une union monétaire d’envergure internationale. - Gigantesque zone dollar de fait avec un avantage certain : les excédents chinois compensent quasi intégralement les besoins de financement US. - Zone d’alliance bien partie pour structurer l’économie-monde dans un avenir proche.
On verra après la sortie de crise comment tiendra cet axe sino-américain.
Souhaitons en tout cas un peu d’inflation d’ici la voir même beaucoup, cela facilitera grandement le retour à la normale de l’économie
A court terme, si l’économie n’est pas au plein emploi, les politiques accommodantes et volontaristes ont tendance à faire progresser l’activité sans engendrer de tensions sur l’appareil productif. Les politiques économiques ne créent pas de tensions, elles créent de l’emploi. Il faut que l’activité s’accroisse durablement pour que l’économie se rapproche du plein emploi et provoque des tensions sur la production puis sur les prix. Généralement cependant le temps est long entre la mise en place des mesures et les tensions sur l’appareil productif. Et dans cet intervalle, le risque de voir les prix s’accroitre de façon rapide est très limité. Nous sommes aujourd’hui dans une configuration qui ressemble à celle-ci. Nous sommes tous, français, allemand, américains, chinois, loin du plein emploi.
Pour l’instant, cette dette trouve preneur, car les gens ont peur et qu’il reste du collatéral à privatiser
Il est à peu près certain que la plupart des pays émergés vont connaître une certaine « explosion » de la dette publique à la suite de la crise. D’où des interrogations sur les stratégies de sortie de crise en termes de finances publiques. Un ratio dette publique sur PIB pourrait très bien dépasser les 100% aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en France au cours de la première moitié de la prochaine décennie si le redressement était mou et qu’il n’y avait pas de tentative de consolidation sérieuse en termes de politique budgétaire. Il n’y a pas de réel risque de solvabilité car le taux nominal de la dette est très bas du fait des pressions déflationnistes quasi-constantes et d’une aversion au risque structurellement élevée, qui pousse les investisseurs à se détourner des actifs risqués au profit des actifs liquides et sans risque (qui sont investis ou réinvestis dans les obligations d’Etat). Naturellement, une telle orientation (pas de consolidation de politique budgétaire) conduit à un probable affaissement de la croissance potentielle.