« L’anticléricalisme n’est pas un produit d’exportation », la formule si je me souviens bien est de Gambetta, et elle a été appliquée à la lettre par la IIIème République.
IIIème République qui s’est servie de la religion pour ses conquêtes (et contre les autres empires), n’a pas abandonné son titre de protecteur des chrétiens d’Orient, ni n’a cédé les territoires et domaines qui sont sous souveraineté française à Jérusalem (tiens ça me rappelle le clash entre Chirac et les militaires israëliens à Ste-Anne).
Je doute que l’objectif de la visite de Sarkozy se résumait à ce que Bigard (digne ou non d’être chrétien ou je-ne-sais-quoi d’autre) soit présenté au Pape.
Je me doute bien que le Québec n’est pas maître tant des accords qu’il peut conclure avec des pays étrangers que de sa législation, y compris (je ne sais) en matière d’immigration (au sens large : définitive, temporaire, de peuplement, de coopération, de travail, pour les études, etc.).
Il y a peut-être des aspects négatifs ou des a priori qui m’échappent mais la logique voudrait (vu le rapport de forces linguistiques en Amérique du Nord très défavorable aux francophones) que le Québec travaille, contribue et demande à ce qu’il existe avec la France (voire la région wallone, les cantons romands) une liberté de circulation des individus (quitte à l’accompagner de gardes-fous pour éviter je-ne-sais-quel abus ou problème) entre le Québec et l’Europe francophone.
Sur la somme des étudiants, entrepreneurs et autres personnes prenant (aisément) la direction du Québec, il se trouverait bien un pourcentage souhaitant y demeurer plus longtemps qu’envisagé au préalable, pour répondre ainsi au déficit démographique et linguistique.
Je n’ai pas l’impression que c’est une direction sur laquelle se sont engagés résolument et passionnément (hier comme aujourd’hui) les politiciens québécois.
C’est pour moi incompréhensible. Il y a quelque chose qui m’échappe.