Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
Le gouvernement belge décide à titre provisoire l’arrêt des importations d’acier en provenance du Donbass en raison de forts gains de productivité dans l’appareil de production domestique. De 1900 à 1915, le nombre d’unités de production et le nombre de salariés, à niveau de production égale, s’est considérablement réduit en Belgique. Il s’agissait non seulement de protéger la conversion de l’industrie métallurgique vers un mode de production plus moderne mais également de garantir le niveau de l’emploi et les droits des travailleurs très progressistes en vertu des lois 1900. A ce s’ajoutant une pression syndicale devenue significative depuis 1990-95.
En marge des faits ici dénoncés, une question me taraude :
Dans le contexte d’un Etat se définissant lui-même, à l’instar de tous ceux parties à la CEDH, comme régi par la prééminence du Droit, peut-on encore déplorer, non seulement la judiciarisation de la vie publique, mais aussi sa juridicisation ? Où donc s’achève l’exercice légitime et justifié du Droit, et en commencent l’abus et la dérive ?
"En effet, l’UE, qui a un fort excédent commercial sur le Royaume-Uni,
qui en ferait la première perdant en cas d’absence d’accord, notamment
l’Allemagne et la France."
Si j’ai bien compris le sens de la phrase, elle dit n’importe quoi et surtout le contraire de ce qu’elle semble vouloir dire.
Il est on ne peut plus logique que les échanges commerciaux soit excédentaires en faveur de l’Union européenne ((hors R.U.) qui représente un marché d’environ 440 millions de consommateurs et un PIB de 13022 milliards d’Euros, Le Royaume-Uni ne réunissant que 65 millions de consommateurs pour un revenu national de 2330 milliards d’Euros ( chiffres de 2017).
Partant, un excédent en faveur de la Grande Bretagne eût été inquiétant. Et, dans cette hypothèse irréaliste, le Brexit n’aurait bien évidemment pas été adopté.
Pour l’Union, le risque n’est de perdre qu’un marché de 2330 milliards de revenu, alors qu’il est de perdre un marcher de 13022 milliards pour Le Royaume-Uni.
Voyez qui a à perdre le plus et, par conséquent, qui se trouve être le plus fort dans les rapports bilatéraux à venir ; Les rapports bilatéraux de toute nature.
Ca sert à ça l’Union, à peser plus lourd par le nombre !
Une phénomène m’amuse ; Celui notamment observable au travers des négotiations entre le Royaume-Uni et l’ Union ainis qu’au travers du futur état des choses qu’elles visent à mettre en place. Ce phénomène en question est le suivant :
Sitôt l’Union européenne déconstruite, l’ambition de ses anciens membres esseulés n’est autre que s’unir de nouveau !
Parce que l’union des nations européennes, quelle qu’en soit la forme et le degré, est commandée par le bon sens et la nécessité. Notamment, la nécessité, dans un contexte de globalisation mondial, de faire le poids face au reste du monde et aux quelques super-puissances qui s’y trouvent.
« A l’opposé, Kiev est la seule à tirer profit de la sécession de l’est du pays. »
Et encore,
« Toute la politique ukrainienne est résumée dans ce dessin : se séparer des russophones pour entrer dans l’Europe. »
Donc, si je vous ai bien compris et en toute logique, si les autorités de Kiev mènent, depuis quatre années, une lutte armée contre les séparatistes du Dombass, ...c’est avec l’intention de s’en séparer et d’en tirer le profit d’une intégration européenne !
Mais alors, il n’y a qu’à laisser faire ! Puisque la volonté des uns est aussi celle des des autres !