Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
Qu’entendez-vous par « mise en place effective » des Accords de Minsk ? Une « mise en place » qui serait « effective », s’agissant d’un accord de cessez-le-feu ? Si ce n’est le respect scrupuleux desdits Accords par les parties en conflit... Je m’interroge.
En outre, si c’est affaire de « bonne volonté », n’est-ce pas celle des belligérants qui, seule, est à même de rendre l’armistice effective ? Que vient donc faire la « bonne volonté » de la France et de l’Allemagne là dedans ?
Mais quand cesseront-ils de crier au mépris des Occidentaux ?
Nous faudra-t-il, nous de l’Ouest, chanter éternellement les louanges de la Grande Russie pour que notre opinion leur soit objective ?
Voyez comment sont traités, par ailleurs, les cas de l’Amérique de Trump, de la Hongrie de Victor Orban, de l’Arabie de Mohammed bin Salman, de la Chine de Ji Xinping ? Leurs sorts médiatiques respectifs vous paraissent-ils plus enviables que celui de la Russie ?
Vous finissez, par vos écrits, de me convaincre d’une idée dont j’avais toujours voulu douter jusque là : Les Russes sont obsédés par leur grandeur et celle de la Russie.
Du reste, une faim de grandeur et d’estime de soi qu’a su nourrir Vladimir Poutine au moyen d’une politique d’ostentation. Ostentation dans la restaurations des symboles nationaux ( hymne national, drapeau rouge des forces armées, défilés militaires... ), ostentation dans l’adoption d’une limousine présidentielle à l’image de celle américaine, ostentation dans les annonces dithyrambiques célébrant le retour à une armée surpuissante, surpassant toute autre en nombre et en technologie, mais surtout, ostentation dans le calcul des paroles et des actes à vocation purement anti-occitendale ! La Russie, tel un adolescent mal assurée de sa personne, semble n’avoir trouvé, pour seul moyen d’affirmation de soi sur la scène internationale, que de se définir par la négative, par l’opposition à l’autre : par l’anti-occidentalisme systématique. Et ce, tout en ambitionnant de susciter chez ces Occidentaux, pétris d’une subjectivité qui les garderait de savoir célébrer l’objective grandeur du peuple russe, crainte et admiration.
Vous n’êtes toujours pas remis de la perte du prestige envolé avec feu l’Union soviétique...
Les efforts maladroits déployés par les dirigeants russes, les médias russes, les Russes dans leur ensemble, en vu de séduire et de s’attirer l’admiration craintive des occidentaux qui, certes, ne se privent pas de les snober, sont contre-productifs. Ainsi agissant, réagissant et surréagissant, ils n’engendrent que la raillerie, la méfiance, et, au mieux bien qu’indûment peut-être, le mépris et la haine de ceux qu’ils entendent séduire.
Que ça vous plaise ou non, une nation de 150 millions d’habitants au PIB annuel de 1500 milliards d’Euros est une puissance moyenne. Car de là, le reste découle. C’est, d’ailleurs, ce qu’enseigne, dans la foulée de l’effondrement progressif de ses finances des années 80, la très soudaine perte de puissance de l’Union soviétique en 1991. Souvenez-vous, c’est alors que les Russes cessèrent d’exister !
Pour redevenir une référence mondiale, comme les Russes semblent l’ambitionner, il leur faut cesser de se définir, de s’exprimer, d’agir, bref, de se mesurer à l’Occident et à l’aune de l’Occident. Et, quel qu’en soit l’ordre, militaire, économique, financier, médiatique, politique, diplomatique ou culturel, se comporter en puissance souveraine ; Sans qu’il y ait lieu de se mesurer à l’autre, de défier l’autre, cet autre qu’est l’Occident, cet autre que Russes, russophiles, russophones et « russifiants » de tout poil aiment tant haïr...
Je vous lis un peu tard mais pas trop... Et c’est là l’essentiel. J’ai été intéressé par la pertinence de votre argumentaire ainsi que par sa cohérence.
Mais surtout, je vous suis reconnaissant de nous avoir épargné tout fantasme, de ceux qui nous font voir ces « éclatantes évidences » qu’aucune photo ou vidéo n’a jamais pu fixer, aucun témoin rapporter.
Ceci étant, je serais curieux de connaître vos sources s’agissant de l’ « évolution du nombre de violations de cessez-le-feu en Ukraine de l’Est » , la mention « DNR » portant à croire que les autorités du Donbass en sont elles-même à l’origine, et, à ce motif, les moyens de leur obtention.
@SYSTEMICIEN On peut effectivement déplorer qu’il faille au préalable que le malheur arrive pour pouvoir s’en plaindre en arguant d’une atteinte aux droits fondamentaux de la Loi par voie d’anticonstitutionalité !
Il s’agit en fait d’une posture pragmatique qui vise à constater dans le temps, par l’application de la Loi ou du texte de Loi incriminé, l’existence d’un réel préjudice chez les administrés ou autres potentiels bénéficiaires des droits garantis.
Pour répondre à vos questions :
Oui, la QPC doit être en lien non pas exclusif mais direct avec le litige auquel vous êtes partie ;
Non, la QPC ou contrôle de constitutionnalité n’est pas ouverte aux seuls justiciables (accusés, prévenus, ...) mais également à toute personne arguant d’un préjudice ( lequel doit être avéré ou la survenance à venir certaine ) devant une juridiction interne quelconque ;
Vous pouvez invoquez plusieurs motifs en contestation de la constitutionalité de la loi ou de la décision en lien avec le préjudice dont vous vous prévalez ;
Vous pouvez contestez par le biais d’autant de QPC nécessaires la constitutionnalité de plusieurs décisions, textes ou dispositions légales à l’occasion d’un même litige ;
Enfin, le Conseil Constitutionnel, s’il a le dernier mot en la matière, n’a pas l’exclusivité du contrôle de constitutionnalité. Un arrêt de la CJUE de 2015, porte obligation à toute juridiction, quel qu’en soit le degré, de procéder, sur demande du requérant, au contrôle de constitutionnalité de tout texte ou toute décision, de statuer sur celle-ci et d’ abroger, sur-le-champs et s’il y a lieu, les dispositions ou décisions contestées en sorte que leur effet soit nul.
Elle est pas belle la vie judiciaire au pays des Droits de l’homme ?