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CATAPULTE

CATAPULTE

Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
 

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  • Premier article le 26/09/2018
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  • CATAPULTE catapulte 14 octobre 2017 13:33

    @SYSTEMICIEN
    Non !
    Vous confondez l’arbitraire avec le libre-arbitre et la liberté d’agir.
    « Arbitraire », au sens de la constitution signifie et ne signifie rien d’autre que le fait, pour une personne investi d’un pouvoir public et par conséquent tenu par les prescriptions de la Loi, de déroger à ladite Loi et d’y substituer sa propre volonté. Rien D’autre !

    Ce n’est évidemment pas le cas du législateur ou de ceux détenteurs du pouvoir exécutif qui ne font qu’agir librement dans l’exercice du mandat qui leur a été démocratiquement confié. Ceux-là agissent librement et souverainement, dans le cadre stricte du pouvoir qui leur est confié, contingenté lui même par le Droit national et international.



  • CATAPULTE catapulte 14 octobre 2017 00:50

    Votre dénonciation non dénuée d’intérêt des pratiques journalistiques douteuses d’Elena Volochine à l’occasion d’un reportage consacré à la DNR diffusé sur France24 m’avait fait espérer de vous davantage de rigueur et d’intégrité.

    J’observe que la démocratie participative telle que vous l’imaginez est essentiellement une démocratie 2.0 où l’outil numérique globalisé serait la garantie suprême de la fidélité de la vie publique à la volonté collective, de l’intégrité de nos dirigeants et du respect du Droit. Ceci au départ de l’exposé de votre thèse et au départ seulement...
    Car ce qui se veut, je le présume, être une démonstration se commue rapidement en une dénonciation mal-fondée du fonctionnement de la démocratie française, de ses institutions et de son Droit.
    Certes, elle est critiquable et ô combien perfectible. Rappelons simplement et humblement qu’il ne s’agit là que d’une démocratie, « le pire système à l’exception de tous les autres » ...
    Votre soif de vie démocratique ne devrait toutefois pas vous porter à dévoyer la Constitution française, à détourner le sens de ses dispositions même les plus fondamentales. Une telle envie de voir s’exprimer la volonté populaire ne devrait pas, non plus, vous amenez à jeter, systématiquement et sans discernement, le doute sur la légitimité et la probité de nos dirigeants et parlementaires sans lesquels toute gouvernance, et il en faut bien une, serait impossible.

    Vous me paraissez manquez des notions de Droit les plus fondamentales et nécessaires à l’appréciation objective, si si c’est encore là votre ambition, du fonctionnement d’une société démocratique telle que la nôtre.

    Quant à votre compréhension des dispositions de la Constitution et de leur champs d’application, je n’y reviendrai pas ; Sa démonstration est dans tout ce qui précède et...

    Oups ! je me surprends à vous faire le même procès en incompétence et en malveillance que celui fait par vous-même à Elena Volochine via une vidéo diffusée sur Youtube ( https://youtu.be/rehlck9PLb8 )...

    J’avais placé tant d’espoir en votre rigueur journalistique...
    Vous comprendrez ma déception...



  • CATAPULTE catapulte 13 octobre 2017 23:27

    Pour exemple de ces « super pouvoirs » anticonstitutionnels acquis par la légifération, même les plus hautes instances judiciaires ne peuvent aujourd’hui interroger un élu parlementaire ou un membre du gouvernement sans son propre consentement ou le levé de son immunité par ses pairs. Pourtant, d’après l’article 7 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance. »

    Et pour cause ! Un élu de la république ni ne sollicite, ni n’expédie, ni n’exécute ou ne fait exécuter des ordres arbitraires, il légifère dans le cadre du débat parlementaire tel que prévu par la Constitution.
    C’est la base de tout mode de gouvernance démocratique.
    Et de rappeler au passage qu’un parlementaire a été préalablement élu selon les règles strictes du Code électoral conforme lui-même à la Constitution.
    En outre, un ordre est arbitraire précisément lorsqu’il déroge à la Loi pour laisser place à l’expression et la réalisation d’une volonté individuel illégitime, celle d’un agent de l’administration un tant soit peu dépositaire de l’autorité de l’Etat. En aucun cas les termes « ordres arbitraires » ne visent les décisions législatives ou gouvernementales puisque, selon qu’il est prévu par la Constitution, le Parlement a le pouvoir législatif, le Gouvernement, le pouvoir réglementaire, tous deux issus du suffrage universel. Autrement dit, ceux là ont pour mission (compétence liée) de prendre des décisions qui, de ce fait, n’ont rien d’arbitraire.

    Pour ce qui est de leur immunité judiciaire,

    A titre d’exemple, des parlementaires français ont été condamnés sans obstacles particuliers pour des excès de vitesses ou des conduites en état d’ivresse.
    Les protections judiciaires et procédurales dont bénéficient les parlementaires ne visent qu’à les affranchir d’éventuelles intimidations policières, judiciaires en connivence avec d’obscurs personnes ou groupes de personnes influents... La garantie de la souveraineté et de la liberté du pouvoir démocratiquement élu s’il en est...

    Vous faites dire n’importe quoi à la Constitution française.

    Souhaitons que, ainsi que vous l’appeler de vos voeux dans les lignes de votre article, les citoyens français s’intéressent de plus près à leur Constitution que vous ne vous y êtes intéressée vous même...



  • CATAPULTE catapulte 13 octobre 2017 22:25

    Mais, sans l’existence d’un Conseil Constitutionnel doté de véritables pouvoirs d’investigations, de sanctions et d’actions tout en étant dénué de conflit d’intérêt et débarrassé de ses chaines dans le but de pouvoir au minimum s’autosaisir des litiges, la fonction politique ne risque rien à continuer de passer outre la Constitution car « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. »

     ??? , Le Conseil Constitutionnel a le pouvoir de déclarer contraire à la Constitution toute décision, toute interprétation de la Loi par une quelconque juridiction et tout texte de Loi lui paraissant tel et, ce faisant, d’abroger tout texte et d’annuler toute décision prise en conséquence. Quelle plus grands pouvoirs que ceux ci-avant exposés voudriez-vous qu’il est ? Quelle plus grande efficacité pourrait-on en attendre ?
    Et pourquoi voir en la capacité du Conseil à s’auto-saisir une panacée quand toute partie à un litige en a le droit de saisie ?

    Et que vient faire la consultation de la volonté populaire par voie numérique la-dedans ? Vous semblez croire qu’il en serait différemment des décisions législatives et exécutives ainsi que de leur constitutionnalité par cette seule nouveauté de moyen... On ne fait pas du Droit avec les cris de la rue... Et méfions-nous de l’illusion technologique ; Ceux dont la mission est la lutte contre le terrorisme en ont déjà fait l’expérience.



  • CATAPULTE catapulte 13 octobre 2017 22:01

    « nul citoyen ne peut saisir le Conseil Constitutionnel »

    Faux ! Tout citoyen, dès lors qu’il est l’objet d’une décision, fût-ce celle d’une administration, susceptible de lui infliger un préjudice à le droit de défendre sa cause devant un tribunal, d’y contester ladite décision au motif de son anti-constitutionnalité et, par le biais de la procédure dite de « Question prioritaire de constitutionnalité », d’exiger la saisie du Conseil Constitutionnel lequel a obligation de se prononcer. La monté en puissance du recours en constitutionnalité et en conventionnalité de la Loi ordinaire est le trait principale de l’évolution des pratiques de la Justice française de ces quarante dernières années. Les arrêts « Jacques Vabre » et « Piccolo » sont, à ce titre, les stars de la jurisprudence française. Les progrès en constitutionnalité et en conventionnalité sont encore plus flagrants sur les vingt dernières années grâce à l’influence grandissante et toujours plus affirmée de la CEDH et de la CJUE, la prééminence desquelles est prévue par la Constitution via son article 55.
    Voyez comme notre chère Constitution est, avec le temps, toujours plus efficiente...

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