« Si c’était le cas maintenant, le FN serait en pleine offensive idéologique contre le centrisme européiste de Macron... »
Ce serait prématuré, les Français restent majoritairement attachés à l’U.E., et les décisions imputables au GOPE n’ont pas encore développés d’effets pervers perceptibles au niveau du grand public. Par ailleurs, ces temps-ci. l’attention est plutôt orientée en direction de la loi travail
« Encore
quelques défaites comme ça et la victoire sera totale ? »
Vous aussi, vous aviez
remarqué ? En fait, vous êtes bien plus futé que ne le croient les
négociants en informations, à propos de leurs clients.
Européennes 20144’712’461 voix
Régionales 2015 6’820’477 voix
Présidentielles 1er tour 7’678’491 voix
Présidentielles 2e tour10’638’475 voix
La progression est
impressionnante et encore trois défaites comme les précédentes, et les medias
mainstream nous diront que le FN a remporté une victoire à la Phyrrus – eux aussi,
ils ont de la culture générale – parce qu’il se retrouve au pied du mur de l’Elysée.
« …si les faits donnent tort à leur théorie... »
Ce n’est pas une question de
faits, c’est une question de chiffres.
« c’est que les faits qui se gourent, jamais eux. »
Et les chiffres encore
moins. La progression de 2014 à 2017 est de +125.75 %.
« …comment vouliez-vous que Marine convainque
avec un parti qui considère ouvertement son programme comme une dangereuse
dérive gauchiste ? »
« Marine Le Pen »,
« programme », « dérive gauchiste », ce n’est pas le moment
de parler de ça, il y a refondation du parti en vue, et la prochaine échéance
électorale est en 2019 (Européennes).
"...je ne prendrais pas
trop pour acquis les « 10 millions de vote au 2e tour »."
Et pourtant.
Lorsqu’on sait
que 2 Français sur 3 estiment ne plus être chez eux comme avant, il
s’avère que les dix millions d’électeurs en question, ne représentent que le
tiers de ces « dépaysés » malgré eux, dont les effectifs sont en
croissance constante, on sait aussi que le parti qui a le monopole de la
défense de l’identité nationale et de la prééminence territoriale des Français, a tout
son avenir devant lui.
Quand on lit dans "Le
Monde« du 1er septembre, qu’une famille »ouverte à la
diversité" s’était déplacée à Saint-Ouen pour mieux vivre la mixité
ethnique (dite « sociale » par les faux derches du politiquement
correct), en vient à mettre sa fille dans une école privée parce que dans sa
classe du public, on l’appelait « la céfran », tandis qu’un autre témoin, qui
a lui aussi transférer sa progéniture dans le privé, dit "Je n’allais pas
sacrifier l’avenir des mes enfants à mes convictions politiques", on prend
la mesure de l’ampleur réelle du malaise (forcément appelé à s’accroître).
« Il vous faudra essayer de vous démarquer de
Wauquiez, et de la droite conservatrice, mais ça va être coton si vous en
restez à « immigration - terrorisme islamique - insécurité »
Ca, c’est la caricature
traditionnelle, d’autant plus stupide désormais que les sondages ont montré que
les attentats n’avaient pas d’incidence sur les intentions de vote : la
mayonnaise padamalgame de la
propagande politico-médiatique continue de prendre.
Le triptyque de base reste « Souveraineté - Identité nationale - Primauté
des Français ». Orientations que Wauquiez ne pourra pas assumer, Juppé
et Pécresse ayant déjà mis en place le cordon sanitaire et fixer des lignes
rouges
C’est la raison pour
laquelle, on n’a pas encore entendu Wauquiez sur les trois points précités, ni
sur la teutonisation de l’Europe, et pas davantage sur le fonctionnement oligarchique
de la Commission… Le démarquage est donc déjà acquis. Et le masque de Wauquiez
tombera définitivement pendant la campagne européenne de mai 2019.