Ce n’est pas refaire l’histoire que de s’interroger... Pour ma part, j’ai toujours pensé que, compte tenu de l’état de l’opinion publique, sa victoire, faute d’être mieux défendue que le vote de 2005, aurait coulé la droite nationale pour vingt ans, de quoi laisser entrer quatre à cinq millions d’allogènes supplémentaires, avec retour de l’UMPS à la clef.
Maintenant, il y a un potentiel intact de dix millions et demi d’électrices et d’électeurs, c’est un bon socle pour envisager l’avenir, peu importe le candidat, ou la candidate, de 2022.
Déveloper quoi ? Le fait que ceux qui étaient opposés à la sanglante chimère collectiviste étaient dans le même camp ? Il n’y a vraiment rien à développer.
Sinon que Prague 1968, c’était 17 ans avant Thatcher, 18 ans avant Reagan, et que ça avait laissé des traces dans la mémoire de ceux qui avaient vécu ça - qui pour certains s’ajoutait à Budapest 1956 -, et dans la mémoire de leurs descendants,
« porterais t-il le message d’établir le référendum révocatoire ? »
Ca, c’est vraiment une idée de c...llon ! Ce serait un vrai jeu de massacre
Un type qui a obtenu 51 % des voix, partirait avec un handicap de 49 %, et il suffirait de 2 % de ses électeurs mécontents pour le faire passer à la trappe.
A moins, bien sûr, que le secret du vote ne soit supprimé et que ne puissent participer au référendum révocatoire que ceux qui ont précédemment voté pour celui qui y est soumis.
C’est là que Marine Le Pen a raté le coche - elle ou ses conseillers.. Si elle l’avait harcelé sur sa perception de la France et des Français -. il y avait déjà de la matière - en recourant à l’anaphore « M. Macron, comment osez-vous ? »
La négation de la culture française, à elle seule, pouvait fournir de la matière pour un discours indigné de vingt minutes, exemples et statistiques touristiques à l’appui. L’autre se serait empêtré dans des « Je n’ai pas dit ça », « Je ne voulais pas dire ça », « Ce que je voulais dire, c’est que... »
Il s’était lui-même ouvert l’arcade sourcilière en disant qu’il partirait si Marine Le Pen était trop agressive, c’est donc là qu’il fallait porter tous les coups. A mon avis, il n’aurait pas tenu le quart d’heure. Psychiquement, c’est un faible, il fallait donc essayer de le pousser au suicide politique en direct.
A moins, bien sûr, qu’elle ne souhaitât pas être élue, sachant qu’il ne faudrait pas compter sur ses électeurs si les pouvoirs forts ne la laissaient pas gouverner, et si les grands commis de l’Etat étaient les premiers à lui savonner la planche, ce qui se serait effectivement produit.