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Cazeaux

Cazeaux

Passionné par la politique - et donc par l'histoire contemporaine - depuis l'âge des culottes courtes, j'ai étudié le sujet à Sciences Po Paris, et m'y suis mêlé comme étudiant syndicaliste. Plus tard, alors dans le monde des entreprises, j'ai quelque peu fréquenté les coulisses du pouvoir en m'impliquant comme "lobbyiste" pour la cause de la conciliation vie familiale-professionnelle en qualité de président de l'association Générations. J'ai par la suite complétement changé de cap, demeurant attentif aux agitations du monde qui m'entoure. Il me plaît d'analyser, de décrypter les réalités politiques et sociales et il arrive que mes pronostics soient justes...

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 24 février 13:11

    Le chapeau de l’article


    Le 6 février 1934, il y a 84 ans, les milices d’extrême-droite tentaient un coup de force contre la République. À leur tête notamment l’Action Française de Charles Maurras, une personnalité du fascisme(...)« 

     exprime d’emblée une contre-vérité qui ôte tout crédit aux développements qui suivent ainsi qu’à son auteur, courageusement dissimulé derrière un sigle qui se réclame sans vergogne de l’idéologie la plus dévastatrice jamais connue sur Terre.
    Cette manifestation, qui en a suivi de nombreuses autres les semaines précédentes, était motivée par l’exaspération en tout premier lieu des anciens combattants, pour la plupart encore des hommes jeunes (entre 32 et 50 ans), de toutes convictions, on y comptait aussi des communistes, face à l’énorme scandale que fut l’affaire Stawisky, une escroquerie de vaste ampleur compromettant des dizaines de parlementaires, ayant abouti aux »suicides« de l’aventurier juif puis du conseilleur Prince, haut magistrat qui s’apprêtait à faire des révélations sur les dessous de l’enquête.

    Au soir du 6 février, à la Concorde, ce fut probablement la plus grande manifestation violente jamais connue jusqu’alors en France. Rapidement, la police tenta de disperser une foule qui, de la Madeleine au Pont de la Concorde et Boulevard St Germain, regroupait plus de 100 000 personnes. Les combats, spontanés, firent rage puisque de chaque côté ce furent plus d’un millier de blessés qu’on dénombra. Quand les manifestants tentèrent de traverser la Seine, ordre fut donné de tirer, première fois depuis la Commune. Une quinzaine d’hommes furent tués sur le coup auxquels il faut ajouter deux à trois cents blessés par balle. Mai 68 fut de la gnognotte à côté de cet affrontement achevé en tuerie. 

    Les Milices ?
    Se trouvaient présents, tout logiquement, nombre de militants hostiles au régime, principalement les Camelots du Roi, service d’ordre de l’Action Française. 
    On compta une majorité d’entre eux parmi ceux à qui Brasillach, onze ans plus tard, dédira le poème  »ô, morts de février" (il fut fusillé un 6 février). Mais si effectivement beaucoup de jeunes nationalistes ont espéré atteindre l’Assemblée pour en jeter les députés dehors, il n’y eût aucun plan de coup d’état, aucune mobilisation de forces armées, nécessaires en une telle perspective. 
    La seule force véritablement capable de prendre d’assaut le Palais Bourbon, et sans coup tirer, était celle des Croix de Feu, le mouvement droitiste d’inspiration chrétienne dirigé par le Lt Col de la Rocque. Ses dix à quinze mille anciens combattants massés au bout du bd St Germain, à deux pas de la Chambre des députés, auraient pu forcer le cordon de police si leur chef très respecté leur en avait donné l’ordre. Il ne l’a pas fait et s’en est longuement expliqué dans un ouvrage exprimant son respect de la légalité républicaine. Cela lui a valu l’hostilité de tout une branche de l’extrême droite, dont le PPF de Doriot, créé en 1936. 

    Maurras fasciste ? 
    On aussi traité De Gaulle pareillement et entre eux, les communistes s’auto-accusaient de fascisme dans leurs clivages internes. Cela révèle le degré d’inculture de l’auteur. Sait-il au moins qu’à partir du 6 février, l’AF a commencé son recul, surtout parmi les jeunes et les militants les plus actifs ? Il fut précisément reproché à Maurras de n’avoir pas su tirer profit des manifestations de janvier au 6 février pour organiser une tentative de renversement du régime. C’est ainsi que des monarchistes de valeur partirent de l’AF ou lui tournèrent le dos : Darnand et sa section de Nice ou encore Pucheu rejoignirent le PPF.

    L’hostilité à une cause et à ses leaders ne sauraient donner droit de dire n’importe quoi et, par ses raccourcis, de dénaturer des faits historiques avérés.



  • Cazeaux Cazeaux 5 décembre 2017 03:24

    Merci pour cette très généreuse entrée en matière et pour l’intérêt porté à mes réflexions. La question du gaullisme, de l’ère gaullienne et de De Gaulle lui-même me passionne parce qu’elle est à mes yeux explicative en grande part du système politique français. 

    Comme il est très tard, je ne répondrais pas d’une traite sur tous les sujets que tu abordes dans ton commentaire.

    Je ferai seulement trois remarques :

    • Macron, comme la plupart des énarques et autres oligarques, n’a pas de conviction politique. Il aura attendu de se retrouver nommé ministre par Hollande pour esquisser non pas une analyse cohérente mais des formules destinées à faire parler de lui. On ne lui connaît pas le moindre texte, article ou exposé de conférence, et son livre Révolution est une collection d’inepties qui auraient pu être produites par n’importe quel cabinet de conseil en marketing politique. De Gaulle est apparu durant la campagne et pas seulement du fait de Macron, je le raconte dans mon article « Macron ....tous gaullistes. » Cela étant, il y a effectivement des points de comparaison, qui tournent en gros autour de la gouvernance autocrate et d’une posture quasi théâtrale qui réduit l’action réformatrice à du discours mis en scène.

    • Les composantes du gaullisme originel, celui qui va de la libération à la reprise du pouvoir en 58, ne sont pas le fruit de la pensée de De Gaulle. Je l’explique dans cet article, la doctrine dite gaulliste vient en fait des Croix de Feu-PSF et leur chef, le Col de La Rocque. Je te recommande de lire (on peut le télécharger sur internet) Service Public, publié en 1934, où l’essentiel de ce qui fut développé plus tard par De Gaulle s’y trouve exposé.

    • Ce qu’on appelle le gaullisme libéral est en fait ce que Soustelle dénommait le néogaullisme, qui est tout simplement ce que De Gaulle a instauré très rapidement, une fois installé à l’Elysée. L’ére gaullienne, les dix ans de pouvoir quasi absolu de De Gaulle, n’a rien appliqué de qui formait la doctrine gaulliste.De la même manière que De Gaulle, quand il en a eu la possibilité à la tête d’une division blindée en mai 1940, n’a pas appliqué ses convictions en matière tactique, le rôle des chars dans une bataille (ce qui lui a valu d’être balayé par les panzers de Guderian), une fois Président, il a engagé la France dans une voie toute contraire à celle qu’il avait prêchée durant les années du combat gaulliste.
    Voici pour ce soir, cher jeune homme, en te recommandant également le fort instructif livre de Mitterrand Le Coup d’Etat Permanent.


  • Cazeaux Cazeaux 28 octobre 2017 22:38

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
    Fillon de l’alpinisme ? On a une ou deux photos de lui sur une pente de neige...parler d’alpinisme pour autant ? On est très, très loin du compte. Un peu comme Edouard Philippe avec la boxe. Pour se rendre plus viril - il faut voir des photos de lui sans sa barbe - il s’est mis dans la tête de jouer au dur en faisant installer un ring au sous-sol de sa mairie du Havre (qui a payé bien sûr) et de se payer un prof particulier pour apprendre à frapper sur un sac...



  • Cazeaux Cazeaux 28 octobre 2017 20:20

    A propos du « bordel », deux choses à ajouter :

    1) notre supposé cultivé de président a parlé de registre « populaire » : cela n’existe pas et heureusement car cela serait au prix honteux d’un amalgame entre appartenance à un milieu social modeste et un usage grossier du langage. L’élève médiocre de sa professeur de lettres d’épouse, a confondu avec le registre familier. 

    2) il a opposé l’usage de bordel, mot donc selon lui propre à la France populaire, à ce qu’il a défini comme appartenant au langage soutenu : fainéant et cynique. 
    Dans sa mansuétude notre président-monarque se serait donc abaissé au niveau des gens de peu, lesquels comprennent ce qu’est le bordel mais pas ce qu’est un personnage cynique. 
    Et pourtant.... dès la 1ere guerre mondiale, les poilus qui partaient à l’assaut ignoraient-ils que les « gros » embusqués à l’arrière, comptaient parmi eux tant de ces cyniques politiciens, se délassant le soir dans les bordels chics de la capitale, après avoir le jour, voté des crédits pour acheter encore plus de canons, de poudre, d’obus...


  • Cazeaux Cazeaux 11 août 2017 12:25

    @lisca

    Merci pour votre réaction à mon commentaire. Elle vient enrichir le contenu de votre article, ce qui est à mon sens, dans l’esprit de débat positif qui devrait l’emporter sur certaines querelles ou digressions stériles.Un petit bémol concernant la distribution des rôles de cette comédie-marketing qui tient lieu de gouvernance. 

    Vous dites : Brigitte est poussée artificiellement vers un statut dépensier, sans même qu’elle ait eu son mot à dire, apparemment, puisque c’est monsieur qui le veut. 

    D’après ce qu’il est dit de plusieurs sources, Brigitte aurait eu un rôle de démiurge à l’égard de son « chéri ». Je ne connais aucun détail de leur parcours de couple, mais il est peut-être à comparer avec celui des Clinton. 
    L’on sait qu’Hillary a très tôt compris qu’elle tenait le bellâtre rêvé dont elle pourrait faire un Président, avec comme véritable objectif de lui succéder. 
    Bien sûr, Brigitte n’est pas Hillary. Cependant, dès l’accès de Macron à son poste ministériel, elle a eu son bureau à Bercy et s’y est beaucoup employée pour l’étape d’après. On dit qu’elle a en particulier multiplié les invitations de gens du show bizz et de la sphère intello-bobo. 
    Ensuite, quand En Marche s’est lancé, elle était en 1ere ligne au QG supérieur, celui qui compte vraiment. J’ai l’intuition que son aspect modèle de couverture pour Gala and Co, est une sorte de couverture destinée à rendre son vrai rôle moins visible.

    Mais tout cela ne change rien quant au sujet qui nous occupe : une « Première Dame » au pays des coupeurs de têtes couronnées.

    J’apprécie votre remarque sur les rois qui risquaient leurs vies. Le Roi était de chair, tirant son pouvoir de la chair et non d’une supposée volonté générale. Signe extérieur certes, mais comment ne pas comparer un Saint Louis haut d’1m90 ou un François 1er de 2m, chevaliers qui maniaient l’épée au combat avec ces caricatures de monarque aux physiques disgracieux, petits gros, nabots, grenouilles voulant égaler un boeuf...Et que dire de la Cour républicaine qui a troqué la noblesse d’extraction chevaleresque par de pitoyables ambitieux, hommes sans coeur ni estomac...

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