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Cedric Citharel

Cedric Citharel

Auteur de polars et de S-F, je m'efforce de rester en contact avec la réalité, souvent plus incroyable que la fiction...

Tableau de bord

  • Premier article le 27/01/2012
  • Modérateur depuis le 25/02/2012
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Derniers commentaires



  • Cedric Citharel Cedric Citharel 27 septembre 2013 14:17

    Le BTP reste l’un des meilleurs moyens de dépenser l’argent public. Ajouter à ce constat quelques ingénieurs disposant de relais dans les milieux politiques et quelques millions en rétrocommissions, et vous comprendrez pourquoi les travaux ne risquent pas de s’arrêter.


    Un exemple dans On les croise parfois de Cedric Citharel.

    « C’est vraiment un bel engin. Pourquoi voulez-vous vous en débarrasser ?

    – Pour l’argent bien sûr, répondit Geoffrey d’un ton neutre.

    – Oui… bien sûr… et vous en voulez combien ?

    – Cinq mille euros.

    – Cinq mille euros ? Je ne comprends pas…

    – Oui, je sais, elle vaut bien plus. Plusieurs dizaines de milliers d’euros, mais le prix exact n’est pas très important.

    – Mais… vous venez de me dire que vous la vendiez pour l’argent. Vous voulez être payé en cash, ou quelque chose comme ça ? demanda le maire sur ton à la fois agressif et soupçonneux.

    – Non. Je veux être payé en chèque. Je vends cette voiture pour l’argent, mais ça n’est pas vous qui allez me payer. Je travaille pour une compagnie de BTP.

    – Ah. Je vois. Et vous défendez quel projet ?

    – Le rond-point sur la départementale. »

    Les yeux sur le bolide, le maire se mordit les lèvres.  



  • Cedric Citharel Cedric Citharel 27 septembre 2013 07:57

    Le monde de la finance est aux manettes du pays, et plutôt que d’élire un Président, nous ferions mieux de voter pour la banque que nous souhaiterions voir gouverner. Certes, elles sont toutes pareilles, mais les politiciens aussi se ressemblent...


    Pour savoir comment, et par qui, le pays est dirigé, lisez On les croise parfois, de Cedric Citharel.


  • Cedric Citharel Cedric Citharel 26 septembre 2013 18:17

    Dans les deux fois, vous comptez la guerre économique ? Celle qui nous oblige désormais à subir les lois de la finance internationale ?



  • Cedric Citharel Cedric Citharel 25 septembre 2013 14:33

    L’action était parfaitement planifiée, mais les conseillers présidentiels avaient oublié d’inclure le facteur ‘malchance’ dans leur équation. Le lendemain du jour où la presse à scandale reçut le feu vert pour publier le scoop, l’attaché de presse élyséen en charge de ce dossier fut victime d’une crise d’appendicite aiguë et dut se faire opérer d’urgence. Des complications liées à l’anesthésie le clouèrent au lit avec suffisamment d’antidouleurs pour lui faire négliger toutes ses obligations professionnelles. Pendant les quelques jours qui suivirent, les effets du cloisonnement pratiqué dans les hautes sphères de l’administration se firent amèrement ressentir.

    Alors que le président s’apprêtait à faire la une du Figaro et de l’Express, seuls les journaux à sensation semblèrent s’intéresser à sa relation avec la jeune Autrichienne. Les quotidiens sérieux, tous ceux qui attendaient le feu vert de l’Élysée pour publier leurs articles, rongeaient leur frein. Pendant ces quelques jours, Jean Villier fut particulièrement excédé de constater que seuls Point de vue, Closer et Paris Match s’intéressaient à sa vie sentimentale. Même le week-end qu’il avait passé main dans la main avec sa maîtresse au parc Astérix ne fut commenté dans les journaux traditionnels et sur les chaînes de télévision que deux jours plus tard, une fois l’attaché de presse sorti de son état comateux.

    Pris de court, les médias traditionnels durent ensuite expliquer pourquoi ils avaient mis autant de temps à réagir. Ils se réfugièrent opportunément derrière une certaine pudeur et un sens inné de la déontologie. Officiellement, au nom de l’éthique, ils avaient refusé de s’immiscer dans la vie privée du chef de l’État. Bien sûr, ils ne mentionnèrent pas le veto élyséen dont ils avaient été victimes et qui avait été maintenu quelques jours de trop en raison de la crise d’appendicite aiguë d’un haut fonctionnaire.

    Heureusement, environ une semaine après la parution des premiers articles dans la presse classique, « l’effet Liza » commença à se faire ressentir. La cote de popularité du président remontait doucement.



    C’était un extrait de On les croise parfois, de Cedric Citharel
    Pour ceux qui auraient encore des doutes sur les liens incestueux qui règnent entre la presse et ceux qui la subventionne.


  • Cedric Citharel Cedric Citharel 22 septembre 2013 11:06

    Quand un système est problématique, il ne faut pas compter sur ceux qui sont issus de de ce système pour trouver une solution.

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