Je n’ai, malheureusement, rien de plus à ajouter à cet article. Que dire sinon : Merci à l’auteur pour les informations et... pour la qualité rédactionnelle.
Le 11 septembre 1941, à Des Moines, lors du meeting America First,
il déclara dans un discours radiodiffusé que « les agitateurs
bellicistes » étaient « les Britanniques, les Juifs et l’administration
Roosevelt.
Même s’il aurait pu être plus précis concernant les Britanniques, sa constatation était frappée au coin de l’évidence et n’avait rien d’original.
Cela faisait bien longtemps que le sieur Roosevelt menait dans l’Atlantique une guerre privée, hors de toute légalité US et internationale (et, bien sûr, en contradiction totale avec ses engagements de campagne électorale où il avait promis de maintenir l’Amérique hors de la Guerre).
Seul le montage de l’opération « Pearl Harbor » (l’attaque « perfide », attendue et provoquée) arrivera, 3 mois plus tard, à surmonter la volonté de paix (isolationnisme) d’une très large majorité de citoyens US et à précipiter « légalement », le pays dans le conflit.
Le 11 septembre 1941, à Des Moines, lors du meeting America First,
il déclara dans un discours radiodiffusé que « les agitateurs
bellicistes » étaient « les Britanniques, les Juifs et l’administration
Roosevelt.
Même s’il aurait pu être plus précis concernant les
Britanniques, sa constatation était frappée au coin de l’évidence et
n’avait rien d’original.
Cela faisait bien longtemps que le
sieur Roosevelt menait dans l’Atlantique une guerre privée, hors de
toute légalité US et internationale (et, bien sûr, en contradiction
totale avec ses engagements de campagne électorale où il avait promis de
maintenir l’Amérique hors de la Guerre).
Seul le montage de
l’opération « Pearl Harbor » (l’attaque « perfide », attendue et provoquée)
arrivera, 3 mois plus tard, à surmonter la volonté de paix
(isolationnisme) d’une très large majorité de citoyens US et à précipiter « légalement » le pays dans le conflit.
Je joins quelques extraits d’un texte (évidemment) non publié. L’original est trop long.
Je ne sais si vous en retirerez quelque chose (probablement pas). Repliez si cela ne vous plaît pas (et si vous savez comment faire !)
Ne vous inquiétez pas en tout cas pour votre morale « universelle » de tolérance et consorts, elle est déjà en place (enfin chez « nous »). Nous sommes en plein dedans. Prétendre l’imposer à ceux qui sont encore vivants, en revanche, est une autre affaire...
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Nous vivons en Europe dans un temps
où triomphe la morale du troupeau, celle du plus grand nombre,
pleine de haine et de ressentiment pour tout ce qui était
fort, tout ce qui était au-dessus, tout ce qui était
dur, risquait et créait.
La forme politique de cette morale
des faibles, de la quête enragée des droits égaux
(c’est-à-dire en fait de la disparition de tous les droits
[Note 1]) s’appelle la démocratie. Elle n’a bien sûr
rien à voir avec les modèles grecs ou latins qui sont
si souvent invoqués. La République romaine, comme les
Cités grecques étaient au contraire des modèles
de sociétés hiérarchisées allant des
castes dirigeantes aux esclaves en passant par la plèbe. La
démocratie, telle que « nous » l’entendons n’a jamais
existé .
Un esprit fulgurant comme Nietzsche
avait identifié cette évolution morale (le triomphe des
faibles qui s’appellent eux-mêmes les Bons) il y a plus de 100
ans et annoncé avec la mort de Dieu, le temps de la pitié
glapissante, de l’unification européenne, des valeurs sans
valeur, de la société égalisée et de la
chasse aux forts. Il fallait à cette époque une
singulière acuité intellectuelle, un esprit aiguisé
comme un scalpel, pour discerner les prémices d’un tel
mouvement alors que les sociétés européennes
semblaient en pleine santé (i.e. en pleine vigueur
hiérarchique, en un temps où on pouvait encore
distinguer et exclure) [Note 2]
Aujourd’hui a contrario, les
symptômes dégénératifs sont tellement
évidents qu’ils devraient maintenant parler à toute
intelligence moyenne. Même si une action est impossible (et
elle l’est, impossible, mais c’est un peu compliqué à
expliciter ici et maintenant), on devrait pouvoir rencontrer de
nombreuses personnes qui ont au moins fait un diagnostic, fût-il
partiel. C’est-à-dire qui ont compris...
- que l’égalité est
une monstruosité, inaccessible et fondamentalement
incompatible avec toute organisation sociale et toute vie, puisque la
vie « est » hiérarchie, et rien d’autre.
- qu’il est et sera non seulement
permis, mais nécessaire (de toute éternité), de
pouvoir distinguer, hiérarchiser entre les individus d’un
groupe (sur des critères, notamment, d’âge, de sexe et
de capacités physiques et intellectuelles, c’est-à-dire
de valeur pour le groupe), de pouvoir distinguer (= tracer une
frontière), hiérarchiser entre les peuples, les groupes
humains, les races (peu importe le nom qu’on utilise). Cette capacité
vitale, c’est ce que la morale actuelle appelle négativement
et compulsivement « racisme » ou « exclusion » ou
« discrimination ».
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J’ai fini par comprendre mon erreur
première. Non, il n’est pas plus facile maintenant de
discerner la décadence européenne aujourd’hui plutôt
qu’à l’époque de Nietzsche, bien au contraire. Et
pourtant les symptômes de cette dégénérescence,
qui n’étaient alors que germes, sont à présent
monstrueux : invasion allogène primitive et massive par appel
du vide (disparition de la capacité de rejet), disparition des
mythes localisés (si nécessaires avec la mort de Dieu
accomplie en Europe), individualisme et solitude (fin du lien
social), féminisme et fin de la famille hiérarchisée
(et donc pérenne), pédagogisme anti-adulte et fin de
l’instruction, castration du mâle (invention de la pédophilie,
promotion de l’homosexualité), fin de tout dressage /
éducation des générations montantes qui, au lieu
d’être une force et une chance, deviennent
une charge et un danger.
Plus de cent années se sont
écoulées depuis l’intuition nietzschéenne. Il
annonçait/espérait, à
contre-courant du processus de destruction hiérarchique,
les temps forts d’expériences inédites de discipline
collective.
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Nietzsche annonçait aussi de
profondes et durables rechutes socialistes (nous y sommes depuis
longtemps...). Il assignait enfin au nihilisme européen la
durée indicative de deux siècles avant qu’il ne touche
le fond et que l’inanité des valeurs en cours ne finisse par
être reconnue. Pour l’heure, nous sommes, à l’évidence,
en plein dans la phase d’hyper-moralisme (saturée
d’interprétations chrétiennes) consécutive à
la reconnaissance de la mort de Dieu en Occident.
Quand
est ressentie l’absence d’une morale fournie ex-Deo, se fait
d’autant plus jour la nécessité d’une hyper-morale, la
morale enragée du plus grand nombre qui s’auto-justifie (le
troupeau dit : en-dehors de moi, ne peut exister aucune autre
morale). L’expression politique de cette morale des droits égaux
s’appelle la démocratie, où les chefs (les moutons de
tête) en sont réduits à chercher leur légitimité
dans la représentation (ils agiraient sans cesse "au nom
du peuple") et à feindre de vivre selon la même
morale que leurs électeurs-moutons dans la crainte perpétuelle
d’une nouvelle « affaire ». Signalons pour ceux qui ne
l’auraient pas compris qu’il n’y a pas plus d’affaires qu’auparavant
et surtout qu’elles ne sont pas plus graves (bien au contraire). Les
accès de fièvre sont presque insignifiants par rapport
au passé, mais ce qui a changé, c’est la sensibilité
du thermomètre. Le troupeau accepte de moins en moins que
quiconque puisse s’abstraire de sa morale (le troupeau dit : il n’y a
morale que par moi, donc il ne peut y avoir qu’une seule morale)
alors qu’il FAUT deux morales : celle des seigneurs, des prêtres
(qui permet le maintien de la structure) et celle de la masse (qui
lui donne une raison de vivre et de servir : au stade religieux,
c’est la Religion qui est le mythe originel et donne du sens).
Dans ce contexte, qui peut, malgré
l’évidence tragique des symptômes, oser penser à
l’encontre des valeurs cardinales de la grande Egalité ?
Le même outil, la lame
aiguisée, qui m’a si bien servi dans mes études et ma
carrière de chercheur (chercher c’est d’abord, et avant tout,
être capable de s’attaquer à des modèles
préexistants) me dessert maintenant quand il s’agirait
d’approuver les valeurs fausses des Droits de l’Homme et de la grande
Egalité (cosmopolitisme, mondialisme, indifférenciation
sexuelle, pédagogisme, assistanat et parasitisme social...),
quand il s’agirait de croire que ces valeurs sont destinées à
se renforcer chez nous et à s’étendre partout chez les
autres, quand il me faudrait admettre que ce processus constitue un
progrès, et même LE progrès.
C’est tout le contraire... La
situation en Europe est un intermède morbide, une impasse
historique. Sur un plan temporel, jamais auparavant dans l’Histoire,
ces valeurs n’ont eu cours. Sur un plan spatial, une vaste majorité
d’Humains vit encore aujourd’hui dans une morale des valeurs saines
(= hiérarchiques). Il est clair cependant qu’il s’agit de
sociétés encore au stade religieux, donc non concernées
par la problématique européenne du renouvellement
mythique qui est liée à la mort de Dieu. Le regain
actuel de l’Islam en Europe est lié simplement à sa
valeur d’agrégation communautaire qui triomphe "par
défaut" sur la friche européenne d’une
déstructuration déjà accomplie. Il n’est pas lié
à une augmentation de sa valeur propre. Quand l’Europe était
encore vivante (et donc, hormis le cas de l’expérience nazie,
encore au stade religieux) c’est elle qui imposait sa religion en
Afrique (et ailleurs...) et construisait des églises.
Que les valeurs, la morale exclusive
actuellement en vigueur chez nous relèvent de l’égalitarisme
revanchard des faibles (lutte constante, acharnée et violente,
sous la bannière du ressentiment, contre les anciens dominants
: Blancs, mâles, catholiques (en France), adultes, savants...)
et non pas de la recherche illusoire d’une égalité
dénuée de sens ne signifie évidemment pas que la
hiérarchie a disparu. C’est impossible puisque toute structure
veut une hiérarchie. Mais il s’agit maintenant d’une élite
cosmopolite, obligée de se cacher en permanence sous des
faux-semblants (les « marronniers » idéologiques
obligés des « modestes », des « exclus », de
la « justice sociale », de la « parité », de
la « discrimination » etc...). Cette élite est encore
là transitoirement tant qu’il y a du grain à moudre.
Quand les valeurs égalitaristes (qui sont, socialement, des
valeurs de mort) auront nécessairement stérilisé,
dans une région donnée, la possibilité de créer
des richesses par un travail en commun (fin de la valeur travail sur
le mode « à chacun son dû », impossibilité
physique et intellectuelle croissante due à la disparition de
toute dureté et frustration dans l’élevage des enfants
(vertus masculines) : baisse dramatique de toute résilience,
absence d’instruction, illettrisme, stupidité, individualisme
destructeur, délinquance, addictions, augmentation fatale de
la proportion d’assistés), cette élite apatride, qui
n’aura plus rien à confisquer, partira sous d’autres cieux.