• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 5 787 100
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 20 20 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique








Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 12 mai 2007 12:13

    Jamais la solidarité n’a eu pour fondement de se faire au bénéfice des uns et au détriment des autres. Le principe de la solidarité consiste uniquement à réduire les inégalités pour permettre aux plus faibles de pouvoir au mieux vivre, au pire survivre. Quant au raisonnement basé sur la citation d’un exemple pour en faire une règle générale, entendue ou sous-entendue, prenez garde de ne pas arriver à la conclusion du tous pourris !

    Ce qui me chagrine dans votre raisonnement est de laisser faire croire, comme l’a fait justement Sarkosy, que la solidarité est une opposition d’intérêts entre les possédants et les non possédants ; c’est dans votre propos qu’il y une opposition, pas dans celui du PS. Saviez-vous que cette réduction des inégalités est l’un des points traité dans les théories économiques ? Peut-être est-il nécessaire de revoir certains processus en France entre l’acquisition des recettes et la redistribution, cela, oui est un sujet que nous pouvons aborder ; mais dire qu’il y a opposition consiste à rejeter le fait même de vivre en société ; dans une société nous avons aussi des devoirs envers les autres !

    Quand vous dites que le PS n’a pas condamné des excès, mais est-ce son rôle ? Il existe des règles qui, si elles sont contournées, doivent être punies mais pour cela il y a des tribunaux en charge de faire appliquer les lois.

    Je trouve votre discours très dangereux. Jamais je ne stigmatiserai une catégorie de nos concitoyens, même si il existe des chômeurs, RMistes, entrepeneurs, dirigeants d’entreprises, salariés, ... qui profitent du système, je n’en ferais pas une généralité. Il y a des excès, la justice doit s’en charger ; ce n’est pas aux politiques, ni aux citoyens de faire appliquer la loi. Notre seul rôle consiste à modifier les termes de la loi a priori, pas de juger ceux à qui elle s’applique a posteriori ; pour cela, il existe une justice.

    Vous avez, à mon sens, comme Sarkosy, une vision manichéenne du monde. La solidarité, je ne la juge pas comme vous le faites, ni un bien, ni un mal, juste une nécessité pour entretenir une cohésion sociale au risque de voir la société se déliter ... impliquant de fait une impossibilité d’appliquer la moindre règle sociologique.

    Même les économistes admettent cette approche ; pour qu’une société soit productive, il vaut mieux éviter le chaos, la productivité ne peut s’évaluer que dans une société structurée.



  • Christophe Christophe 12 mai 2007 02:52

    @fifilafiloche,

    La France n est pas divisée en « pro sarko » ou « anti sarko », mais entre deux ideaux antinomiques herités de la révolution française : liberté et égalité.

    Tout d’abord, l’idéal n’est pas l’égalité mais l’égalité devant la loi.

    Ces deux idéaux, à l’inverse de ce que vous avancez, ne sont pas antinomiques mais complémentaires. Ils émanent d’une pensée philosophique reposant sur un principe jamais remis en cause par la philosophie introduit par Aristote : L’homme est un animal politique ; en ce sens que l’homme ne peut vivre qu’en société.

    Ce qui est antinomique et que vous mettez en exergue dans votre propos est que la vie en société est antinomique avec la liberté absolue. La liberté n’est qu’un idéal philosophique permettant de se détacher du conformisme induit par la vie sociale ; si elle doit tendre vers la liberté absolue, elle ne peut l’atteindre au risque de détruire les fondements sociaux impliquant de faite l’inexistance de la société !



  • Christophe Christophe 12 mai 2007 01:59

    @Arthur,

    Pour ma part, je n’interprète pas le propos comme vous le faites.

    Entre dire que Sarko et Le Pen ne font qu’un, et dire que Sarko a pris pour modèle Le Pen pour présenter certains points, il me semble qu’il y a une différence.

    Si vous préférez, et je pense que c’est le propos de notre auteur que je partage d’ailleurs, Sarko n’a pas les idées de Le Pen, mais il a défendu ses idées sur une stratégie similaire à celle de Le Pen.



  • Christophe Christophe 12 mai 2007 01:37

    Ceci étant, j’ai tendance a penser que Sarkozy a adopte une posture « tranchante », qui rompt avec les non dits de Mitterrand ou Chirac mais qu’il sera plus nuancé dans les faits.

    Il n’adopte pas qu’une posture. L’expérience au ministère de l’intérieur nous démontre le contraire.

    Sarkozy a fait ce que la gauche se refuse à faire (ce qui d’ailleur en passant a dû leur couter les élections, en admettant un peu tard certaines erreurs ou maladresses), dire tout haut certaines choses qui, non nuancées par de mutliples précisions, peuvent amener à penser qu’il flirte avec le FN ou est un fasciste potentiel.

    Que la gauche ait fait des erreurs, nous sommes d’accord ! Parler de déterminisme comme il l’a fait ce n’est plus une question de nuance, surtout en prenant comme référence lui-même. Je ne dirais pas qu’il est à l’extrême droite, juste qu’il est à la droite extrême ; la frontière devient ténue !

    Par contre, les oppositions autres : Travailleurs et chômeurs, ceux qui vivent de leur travail et les RMistes, ... sont des oppositions sur lesquelles il est très dangereux de jouer. A lui maintenant d’en assumer les conséquences ; ce sont ses propos, pas les miens et je ne les partage pas.

    La critique de Mai68 en est une illustration, il s’agit de rappeler qu’aucune société ne fonctionne sans une minimum d’ordre, de discipline.

    La critique de mai 68 est soit de la démagogie, soit une marque d’une inculture crasse ; il devrait lire quelques philosophes modernes comme Sfez, Habermas, Oto-Apel, ...

    Vous dites que la proximité de cité ne pose pas de problème, mais j’ai l’illustration inverse près de chez moi avec des jeunes qui viennent boire leur bière dans des espaces publiques et au lieu de jeter les bouteilles dans le contener prévu cet effet (qui est à moins de trente mètres) s’amusent à les briser. D’autres plus âgés viennent faire leur barbecue et laissent toutes leurs ordures (et ne vous avisez pas de les dévisager, même si vous êtes une gamine de 14 ans qui ne connaît pas les « codes »). Et certains de ceux-là mêmes disent ensuite : les policiers ne nous respectent pas. Mais eux-mêmes font-ils des efforts de respect d’autrui, du bien publique ? Les parents n’ont-ils pas été laxistes (voir de mauvais exemples) ?. Ces mêmes parents ne sont-ils pas, comme par hasard, pour une bonne partie, de la génération mai 68 (d’où le risque d’amalgame) ?

    Mais déjà votre propos est, à mon sens, un amalgamme. Les incivilités que vous exposez sont condamnables, mais il en existent beaucoup d’autres qui prennent d’autres formes et qui n’ont pas pour origine les habitants des cités. L’incivilité est une valeur smiley très répandue en France.

    J’ai donc la faiblesse de croire que Sarkozy rétabli l’équilibre en exprimant l’excès inverse. Mai 68 n’est pas réellement allé jusqu’au bout des slogans, je pense que Sarkozy, c’est pareil.

    Et nous obtenons des divergences d’opinion. Sarkosy n’a pas rétabli quoi que ce soit, il a encore plus divisé. Et il faut arrêter les images d’Epinal ; mai 68 a apporté son lot de bonnes évolutions et son lot de mauvaises évolutions, cela peut être admissible. Mais il faut bien identifier ce qui doit évoluer pour le mieux plutôt que de faire un bon de 40 ans en arrière pour le pire !

    Juste un illustration : n’est on pas allé trop loin en mai 68 avec « tout est permi » (ou presque) comme slogan lorsque l’on voit depuis quelques années, les psy qui viennent dire : si on aime ses enfants, il faut savoir dire non et s’y tenir ? Mai 68 a apporté de bonnes idées mais ça n’est pas pour autant que tout est bon a garder.

    Tout n’est pas parfait dans une évolution, au moins sur ce point, nous sommes d’accord. Par contre, mettre sur le dos de mai 68 la déresponsabilisation est assez cocasse. Encore une fois, il faut s’informer sur des évolutions plus récentes qui n’ont pas eu besoin d’une révolte pour s’insérer dans le flux de l’expérience des français. Lire les philosophes politiques qui tentent d’expliquer le monde (éviter ceux qui tentent d’expliquer la philosophie)

    Ce « mais » manque cruellement car depuis trop longtemps. L’élection de Sarkozy, c’est l’expression de tous ces « mais » qui manquent depuis 25 à 40 ans.

    Il ne faut pas se faire d’illusion ! Il y a eu des erreurs commises dans notre histoire récente, comme Sarkosy a fait des erreurs dans ses années de ministre de l’intérieur. Vous savez, si les problèmes pouvaient être résolus avec des solutions simples, comme le suggère Sarkosy grâce à une vision simpliste des problèmes, croyez-vous que les autres, ses prédécesseurs, tout bord confondu, serait des imbéciles sans cervelle. Vous croyez réellement qu’il fera ce qu’il n’a pas pu appliquer durant les cinq dernières années de gouvernance. Et ce n’est pas avec une vision manichéenne que nous pouvons percevoir les subtilités des problématiques.



  • Christophe Christophe 11 mai 2007 17:51

    @ifelhim,

    Je vous dois d’abord des excuses pour mon propos qui, dans le contexte que vous exposez, a dû vous paraître déplacé.

    Pour ma part, puisque vous posez une question précise, je vais tenter de vous répondre le plus clairement possible.

    Tout d’abord, je n’ai jamais abondé dans le sens du TSS lancé dès le début de la campagne. J’admets que j’avais certaines réticences vis-à-vis de Sarkosy, non pas pour ses idées politiques, mais la façon qu’il a eu, pendant plusieurs années passées au ministère de l’intérieur, de systématiquement opposer les différentes catégories de citoyens ; Ayant été confronté moi-même à certaines problématiques dans des cités de Toulouse dont la source des problèmes a plus souvent été à l’initiative des forces de l’ordre à la périphérie de la cité (tutoiement, insultes, suspicion, ... malgré mes 40 ans passés et ma chevelure blonde) que des soit disantes hordes multiples de délinquants. Je ne nie pas pour autant qu’il existe des groupes de délinquants dans les cités, mais en les fréquentant fréquemment, ils sont loin d’être aussi nombreux que les médias nous le laisse entendre. Attention, ayant aussi des relations avec des membres des forces de l’ordre, cela ne signifie pas qu’ils sont tous ainsi, mais les quelques écarts que vous subissez vous marquent ; pour un adolescent, cela doit sans doute être pire puisqu’ils ont horreur de l’injustice. Pour résumer, qu’ils interviennent contre les délinquants, aucun problème ; que certains, par des comportements irrespectueux voir provocateurs, influencent favorablement le ressentiment des jeunes me gène.

    Cela étant dit, au début de la campagne, il me semblait que l’intérêt devait tourner autour des propositions faites dans le programme de chacun.

    Cependant, en suivant la campagne électorale, le ressenti que j’avais au préalable et que je voulais mettre en arrière plan pour ne juger que les programmes s’est imposé petit à petit par les discours de Sarkosy ; sa technique d’opposition systématique des groupes sociologiques entre eux perturbait quelque peu mon objectivité programmatique. Mes réticences croissantes à son égard se sont trouvées renforcées sur ses propos concernant le déterminisme (je l’ai par contre défendu contre l’attaque sur l’eugénisme pensant qu’il ne souhaitez pas raviver ce type de débat). Cependant, étant moi-même de formation multiple, dont certaines sciences humaines comme la philosophie et l’anthropologie, son propos a fini par me convaincre qu’un tel président était dans l’incapacité de rassembler sur de telles bases.

    Je n’ai pas pour autant étalé ma propre perception des propos de celui qui est maintenant notre futur président ; comme je n’ai pas défendu le programme socialiste qui, à mon sens, et comme vous le dites était incohérent, peu crédible. Je me suis décidé à voter Bayrou pour une voie alternative et, au second tour, j’ai voté contre Sarkosy plus que pour Royal (pas trop le choix).

    Nous sommes donc confrontés à notre propre perception des choses qui nous entourent. Aujourd’hui, comme je l’ai exprimé plus haut, je ne pense pas que les distorsions instillée par Sarkosy dans le corps social soit sur le chemin de la réduction. Je ne me permettrais pas de juger la perception des autres, particulièrement de ceux qui ont voté pour notre Président, mais il est toujours intéressant de dialoguer sur nos divergences de perception.

    Pour ce qui concerne les violences post-électorales, il me semble que beaucoup de contestataires ce sont sentis agressés comme je l’ai été par les discours de notre Président durant sa campagne. Mais ces agressions n’étaient pas de petites insultes, elles touchaient les valeurs que nous avons de plus chères et qui unissent le corp social ; c’était un discours des français contre les français !

    Ce n’est qu’une perception. Je ne me sens pas d’un quelconque bord politique, et si j’admets, comme vous le dites, que Sarkosy avait un programme politique plus cohérent que son adversaire, il n’en reste pas moins que je suis contre une société qui se construit sur la haine d’autrui !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv