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Claude Courty

Claude Courty


Franc-tireur de la pensée libre. Lanceur d'alerte démographique.
Humaniste rationaliste, dénataliste ; chercheur indépendant en sociologie, agnotologie, écologie, pauvrologie.
Fondateur de la “Pyramidologie sociale”.
Les certitudes sont les vérités des sots, dont chacun porte sa part selon sa crédulité et sa liberté de pensée ; les pires de ces certitudes étant érigées en dogmes, dans le déni de réalités factuelles et chiffrables concernant les fondamentaux de la condition humaine, pourtant accessibles au premier venu. C'est ainsi que d’une extrême à l’autre, l’immense majorité des croyances, doctrines et idéologies dans lesquelles baigne l’humanité, s'obstinent dans la poursuite de ce déni de réalité.
Pour me joindre : Formulaire de contact figurant en bas de la page d'accueil du blog 
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/ ou en commentaire des articles qui y sont publiés.

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  • Premier article le 02/09/2011
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Derniers commentaires



  • Claude Courty Claudec 1er juin 2015 08:37

    @ddacoudre

    La rémunération de ceux qui apprennent ne réside-t-elle pas dans les savoirs qu’ils conquièrent ?
    Il existe aussi une inéluctable pyramide du savoir, allant de ceux qui ne savent rien sur tout à ceux qui savent tout sur rien (spécialistes et experts en tous genres).
    Et il existe probablement autant d’ignorants que de savants heureux ou malheureux. 


  • Claude Courty Claudec 20 mai 2015 18:08

    À méditer par tous ceux qui ont des idées à propos de l’école

    « Tout l’avenir de l’intelligence dépend de l’éducation, ou plutôt des enseignements de tout genre que reçoivent les esprits. Les termes d’éducation et d’enseignement ne doivent pas être pris dans un sens restreint. On songe généralement, quand on les prononce, à la formation systématique de l’enfant et de l’adolescent, par les parents ou par les maîtres. Mais n’oublions pas que notre vie tout entière peut être considérée comme une éducation non plus organisée, ni même organisable, mais au contraire, essentiellement désordonnée, qui consiste dans l’ensemble des impressions et des acquisitions bonnes et mauvaises que nous devons à la vie même. L’école n’est pas seule à instruire les jeunes [et les moins jeunes]. Le milieu et l’époque ont sur eux autant et plus d’influence que les éducateurs. La rue, les propos, les spectacles, les fréquentations, l’air du temps, les modes qui se succèdent (et, par mode, je n’entends pas seulement celles des vêtements et des manières, mais celles qui s’observent dans le langage), agissent constamment et puissamment sur leur esprit.

    Mais donnons d’abord notre attention à l’éducation organisée, celle qui se dispense dogmatiquement dans les écoles. Je ferai une remarque préliminaire qu’exige, à mon avis, la caractéristique la plus manifeste de notre temps. J’estime qu’on ne peut plus traiter une question quelconque qui concerne la vie humaine sans tenir compte des diverses formes qu’elle revêt dans l’ensemble du monde civilisé. En toute matière, notre époque exige de nous ou nous impose un regard plus étendu qu’il ne le fut jadis. On ne peut plus restreindre l’étude d’un problème humain à ce qui se passe dans une certaine nation. Il faut étendre son investigation aux peuples voisins, parfois à des peuples très éloignés. Les relations humaines sont devenues si étroites et si nombreuses [que dire de ce qui a résulté depuis, de ce point de vue, de la mondialisation], et les répercussions si rapides, et souvent si surprenantes, que l’examen des phénomènes de tous ordres qui s’observent dans un canton restreint ne peut suffire à nous renseigner sur les conditions et les possibilités d’existence dans ce même cercle restreint, mêmes locales. Toute connaissance est aujourd’hui, nécessairement une connaissance comparée.

    Les hommes de demain en Europe [et dans le monde], c’est à dire les enfants et les adolescents d’aujourd’hui, se divisent en groupes forts différents. Ces groupes seront demain en regard l’un de l’autre, ils seront en concurrence, en liaison ou en opposition entre eux. Il faut donc bien observer comparativement ce que nous faisons de nos enfants et ce qu’en font les autres nations, et songer aux conséquences possibles de ces éducations dissemblables. Je n’y insisterai pas beaucoup . Mais je ne puis ne pas rappeler que, dans trois ou quatre grands pays, la jeunesse tout entière est, depuis quelques années, soumise à un traitement éducatif de caractère essentiellement politique. Politique d’abord, tel est le principe des programmes et des disciplines scolaires dans ces nations. ... mais revenons à la France et considérons un peu notre système d’éducation et d’enseignement.

    Je suis bien obligé de constater que ce système, ou plutôt ce qui en tient lieu (car, après tout, je ne sais pas si nous avons un système, ou si ce que nous avons peut se nommer système), je suis obligé de constater que notre enseignement participe de l’incertitude générale, du désordre de notre temps. Et même, il reproduit si exactement cet état chaotique, cet état de confusion, d’incohérence si remarquable, qu’il suffirait d’observer nos programmes et nos objectifs d’études pour reconstituer l’état mental de notre époque et retrouver tous les traits de notre doute et de nos fluctuations sur toute valeur. Notre enseignement n’est pas ... nettement dominé par une politique [bien qu’ il y tende]. Il est mêlé de politique, ce qui est fort différent ; et il est mêlé de politique de manière irrégulière et inconstante. On peut dire qu’il est libre, mais comme nous-mêmes sommes libres, d’une liberté tempérée à chaque instant par la crainte de ses excès, mais ravivée dès l’instant suivant, par la crainte de l’excès contraire. À peine sommes-nous rassurés par l’énergie qui s’annonce et qui va se montrer, que nous nous hérissons contre cette démonstration esquissée. ...

    Qu’en résultera-t-il pour la valeur de la culture ? Que deviendront l’indépendance des esprits, celle des recherches et surtout celle des sentiments ? Que deviendra la liberté de l’intelligence ? »

    Une réflexion de Paul Valéry qui n’a pas pris un cheveu blanc



  • Claude Courty Claudec 19 mai 2015 17:35

    Si l’intelligence est bien l’aptitude à franchir les limites du raisonnement sans perdre le contact avec la réalité, son exercice - et peut être même son développement - requièrent de ta sérénité. Il est donc possible que la nécessité, qui en est le premier ennemi, handicape les pauvres. Il existerait alors une corrélation entre pyramide de l’intelligence et pyramide sociale.

    Pour approfondir cette réaction, http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com



  • Claude Courty Claudec 4 mai 2015 09:13

    @sls0

    Et c’est là qu’interviennent les dimensions sociales de la question, car il faudra bien y faire face un jour ou l’autre. Et les masses en présence voir schéma, dont la somme grossit chaque jour de 200 à 250 000 individus en attendant la décrue, ne s’affronteront probablement pas dans la sérénité pour savoir dans quelle mesure la raréfaction de l’énergie est en cause et qui doit payer l’addition.


  • Claude Courty Claudec 3 mai 2015 17:33

    @Didier Barthès


    « Nous aurons tout détruit » ... peut être plus rapidement et violemment que nous pouvons l’imaginer. Le collapsus guetterait notre civilisation selon un ouvrage assez récent que je suis en train de lire et dont j’espère qu’il ne passera pas inaperçu (« Comment tout peut s’effondrer » de Pablo Servigne et,Raphaël Stevens). En sera-t-il question lors du prochain sommet de Paris ? Toujours est-il que les consciences ont l’air un peu plus nombreuses à sortir de leur apathie. Reste à nos politiques de prendre résolument et franchement position, mais il devrait bien s’en trouver quelques uns pour sortir de l’ombre, une fois que les premiers pas auront été faits par d’autres.
    Hélas, dans ce cas, attendons-nous à ce qu’un temps précieux soit perdu dans une querelle entre « optimistes » et « pessimistes ». Il me semble pourtant que nous pourrions encore, ne serait-ce que aider la nature à « sauver nos meubles ».
    A moins que, comme le prédit aussi plus haut sis0, l’effondrement soit proche, même si les raisons ne sont pas rigoureusement celles auxquelles il pense , 
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