Le Chat, je ne sais si vous daignerez me répondre,
mais je ne comprends pas votre but : éviter sarko-ségo au second tour ?
Mais alors pourquoi l’éviter plutôt que bayrou-ségo ou bayrou-sarko ?
N’êtes vous pas un peu hypocrite ? Si vous voulez éviter ségo sarko au 2e tour, n’est-ce pas parce que vous voulez BAYROU (ce qui n’est pas honteux) ?
Sinon expliquez-moi, je me sens tout déboussolé, mais c’est peut-être bien ce que vous souhaitez. Dans ce cas, un peu de perversité de votre part tout de même !
« Il se pose en... » : oui, François Bayrou prend des poses. C’est un acteur.
« Il ne monnaiera pas » : d’accord avec vous. il a rompu définitivement avec la droite, et celle-ci ne lui pardonnera pas.
« un supplément d’âme » : Bayrou est comme Nicolas Hulot : il fait rêver parce qu’il n’est pas réel.
« les français se jouent des sondages » : en plébiscitant Bayrou dans les sondages, les français se moquent des sondages. Ils se lâchent dans les sondages, d’autant plus qu’ils savent qu’ils ne pourront plus s’amuser à la vraie élection de 2007 comme ils se sont amusés en 2002.
Au total, Bayrou est un défouloir. Rien à dire contre cela. Défoulons-nous avant de devoir prendre nos responsabilités.
EN effet, pour la première fois depuis bien longtemps, il y a réellement un choix à faire en 2007 : soit continuer dans le centrisme ambiant depuis 30 ans, soit mettre le cap à droite.
CHOISIR, ce devrait être un plaisir plutôt qu’un crève-coeur !
Bayrou a beaucoup de soutiens parmi les journalistes : tout simplement parce que les médias français sont profondément centristes, que ce soit TF1 ou Le Figaro :
aucun ne s’engage à droite ou à gauche car cela ne se fait pas, c’est mal élevé, et surtout ça fait perdre de l’audimat.
Au total, Bayrou est une bulle médiatique de plus. C’est pourquoi il n’est pas l’un des principaux candidats.
Votre article est d’un autre siècle, comme le sont certains candidats à la présidentielle française cette année encore.
Qui parle de réduire l’Etat à ses fonctions régaliennes ? Je ne vois pas. Ce dont on parle, c’est de n’attribuer le statut de fonctionnaire qu’aux personnes qui, contribuant à ces fonctions régaliennes, doivent être protégées de toute influence privée extérieure ou personnelle.
Cette confusion dans votre article révèle quelque chose d’important : ce faux débat idéologique est un vrai débat social : le libéralisme dont on parle aujourd’hui n’est pas une idéologie (disparue depuis longtemps, et notamment aux US).
Ce qu’on appelle libéralisme, c’est simplement le progrès de la démocratie : la remise en cause d’avantages acquis dans le passé et qui, injustifiés aujourd’hui, profitent à certains au détriment de tous les autres.
Il y a bien des manières de réaliser les fonctions d’un Etat moderne, et cela n’exige pas de créer sans cesse de nouveaux fonctionnaires. L’intervention économique de l’Etat n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui, partout dans le monde.
En revanche il n’y a jamais eu autant d’inégalités entre les bénéficiaires d’avantages anciens (cheminots, fonctionnaires, salariés des grandes entreprises, emploi à vie ou reclassement) et les autres (salariés et patrons des petites entreprises... écrasés de formalités et d’impôts pour occuper la catégorie précédente).