C’est bien la preuve qu’il y a une certaine censure sur Agoravox. Mon texte n’était ni grossier ni mensonger... tout comme les textes suivants que votre équipe a laissé passer, ce qui me laisse un lot de consolation, mais ne me rassure pas sur les pratiques de l’UDF en lien avec Agoravox.
mon commentaire avait seulement le défaut de mettre le doigt sur le point faible de Bayrou :
il incarne les 30 dernières années : pas de choix pour la droite ni pour la gauche...
Les Français en ont marre, mais en même temps c’est difficile de mettre la barre à droite comme le veut Sarko.
C’est la chance de Bayrou, qu’il joue à fond. Mais de là à dire qu’il incarne la nouveauté, c’est plutôt le contraire qui est vrai !
Le bipartisme est une mauvaise solution, mais c’est la moins pire !
Les Allemands ne s’en sortent pas avec leurs trois partis. Ils vont mieux maintenant mais ils ont toujours un chômage abyssal.
Pareil pour la Belgique, qui a su réduire sa dette comme le souhaite Bayrou pour la France, mais qui a un bon 12% de chômage : est-ce cela que veut l’honnête Bayrou ?
Rien ne sert de réduire la dette si on garde du chômage, et ségo-sarko font du chômage leur priorité, contrairement à l’UDF.
Merci pour votre honnêteté, j’avoue que j’avais bien du mal à vous situer.
Moi aussi je suis libertaire, mais je suis pour sego-sarko parce qu’il faut des institutions solides et je crois que le bipartisme est la seule alternative à la dictature.
Avec des institutions fortes on garde l’espoir que les revendications libertaires soient entendues. Sinon c’est le bordel et la liberté recule...
Ce qu’on essaye depuis 25 ans, c’est plutôt le centrisme : Chirac n’a jamais été de droite, pas plus que Mitterrand n’était de gauche !
Et on voit le résultat : les français en ont marre. Le problème est que, pour sortir de cette ornière, la seule possibilité est de mettre le cap à droite.
Et en France, mettre le cap à droite est très très douloureux. C’est anti-nature. D’où la popularité de Bayrou. D’où la difficulté du pari de Sarkozy, mais qui était aussi le pari de De Gaulle en 1958 : être franc sur son orientation à droite.
Mais sommes-nous dans une situation comparable à 1958 ? Après 2002, 2004 et 2005, c’est bien possible !