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Cosmic Dancer

Cosmic Dancer

"Lire est considéré comme un acte d’amélioration de soi."

Tableau de bord

  • Premier article le 17/04/2007
  • Modérateur depuis le 23/07/2008
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Derniers commentaires



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 25 août 2010 14:46

    Salut Castor, merci (ainsi qu’à Lucien Denfer ci-dessous et Antonio en haut de page).
    Comme tu vois, c’est si limpide encore une fois dans ce thread, la charge de l’accusation est retournée intégralement, ainsi que la charge de la plainte. C’est pouquoi j’avais envie d’écrire là-dessus.
    Tu noteras aussi les convergences de vue, toujours les mêmes, de nature disons à priori inconciliables, mais en apparence seulement smiley



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 25 août 2010 14:42

    Démontés depuis belle lurette.

    1. L’article de L’Express, datant de 1998, s’appuie sur les allégations de Hans Franck :
    "Hans Frank était un nazi de la première heure. Ancien avocat d’Hitler, premier juriste du régime nazi, il fut nommé à la tête du Gouvermenent Général (la partie de la Pologne occupée non annexée au « Grand Reich »). Antisémite fanatique, il n’eut de cesse de réclamer de « vider » son territoire des Juifs. Il a tenu et fait tenir pendant toute la guerre, de 1939 à 1945, un journal consignant l’ensemble de ses activités et de son gouvernement, textes officiels, discours, rendez-vous, transcriptions de conférences, minutes de réunions de son cabinet, etc. Les 38 (selon l’acte d’accusation, 43 selon Frank…) volumes de ce journal furent trouvés dans sa villa de Neuhaus en Bavière par la 7e armée américaine, sur les propres indications de Frank. Il espérait que les mentions de ses quelques conflits avec la hiérarchie nazie suffiraient à le dédouaner. Il se trouve que son journal contenait de nombreuses réflexions et discours qui en disent long, au contraire, sur son implication dans les persécutions les plus extrêmes, notamment contre les Juifs.

    Frank s’est rendu à Berlin en décembre 1941 à l’occasion d’un discours d’Hitler devant les Reichsleiter et Gauleiter du régime nazi. Revenu à Cracovie, Hans Frank fait un discours au siège du Gouvernement général, le 16 décembre 1941. La partie consacrée aux Juifs est particulièrement dénuée d’ambiguité. Elle est souvent reproduite partiellement, dans des traductions parfois approximatives. La voici dans son intégralité, traduite directement de l’Allemand (version originale que nous fournissons également)  :

    « Avec les Juifs — je tiens à vous le dire très ouvertement — il faut en finir d’une manière ou d’une autre. Le Führer l’a déjà dit  : si la Juiverie rassemblée devait encore réussir à provoquer une guerre mondiale, le sacrifice du sang ne sera pas alors fait seulement par les peuples plongés dans la guerre, mais le Juif connaîtra sa fin en Europe.

    Je sais qu’il y a beaucoup de critiques contre les mesures appliquées aujourd’hui aux Juifs dans le Reich. Il y a sans cesse, d’après les rapports sur l’état de l’opinion, des tentatives délibérées de parler encore et encore de cruauté, de dureté, etc. Je vous le demande , convenez avec moi de cette formule, avant que je continue de parler  : par principe, nous ne voulons ressentir de la pitié que pour le peuple allemand, et pour personne d’autre dans le monde. Les autres n’ont eu aucune pitié pour nous non plus.

    Je dois aussi le dire en tant que vieux national-socialiste  : si la smala juive devait survivre à la guerre, alors que nous que nous sacrifions le meilleur de notre sang pour la préservation de l’Europe, alors cette guerre ne représenterait seulement qu’un demi-succès. Je ne vais donc aspirer vis-à-vis des Juifs qu’à une chose  : qu’ils disparaissent. Ils doivent dégager. J’ai engagé des négociations dans le but de les expulser vers l’Est. En janvier aura lieu à Berlin, sur cette question, une grande conférence à laquelle j’enverrai monsieur le secrétaire d’État Bühler. Cette réunion aura lieu à l’Office Central de Sécurité du Reich, chez le SS-Obergruppenführer Heydrich. Dans tous les cas, il y aura une grande migration juive.

    Mais que faire des Juifs  ? Croyez-vous que nous allons les installer dans des villages de l’Ostland [partie occupée des pays baltes et de la Biélorussie]  ? A Berlin, on nous a dit  : pourquoi fait-on toutes ces tracasseries  ? Nous non plus, nous ne pouvons rien en faire ni dans l’Ostland ni dans le Commissariat du Reich [partie occupée de l’Ukraine], liquidez-les vous-même.

    Messieurs, je dois vous demander de vous armer contre tout sentiment de pitié. Nous devons anéantir les Juifs, où que nous les trouvions, partout où cela sera possible, ceci afin d’assurer ici la solidité globale des structures du Reich.

    Cela sera évidemment accompli par d’autres méthodes que celles dont nous a parlé le chef de Bureau, le Dr Hummel [qui avait parlé des condamnations à mort des Juifs trouvés en dehors des limites des ghettos et qui se plaignait des lenteurs administratives pour aboutir aux exécutions]. Nous ne pouvons pas non plus en faire porter la responsabilité aux Juges des cours spéciales, car tout cela se situe à la marge des cadres légaux. Les vieux concepts ne peuvent servir à la mise en œuvre d’événements aussi extraordinaires et gigantesques. Quoiqu’il en soit, nous devons trouver un moyen d’atteindre notre but et j’y consacre toutes mes pensées.

    Les Juifs représentent également pour nous des bouffeurs extraordinairement nuisibles. Nous en avons environ 2,5 millions dans le Gouvernement Général, actuellement peut-être 3,5 millions avec les enjuivés et consorts.

    Nous ne pouvons fusiller ces 3,5 millions de Juifs, nous ne pouvons les empoisonner, mais nous pourrons quand même mettre en œuvre des opérations qui aboutiront d’une façon ou d’une autre au succès de l’anéantissement, et ce dans le cadre des importantes mesures à discuter au niveau du Reich. Le Gouvernement Général doit être vide de Juifs, tout comme le Reich. Où et comment cela se sera accompli reste l’affaire des instances que nous devons créer et mettre en place, et dont je vous ferai connaître les résultats en temps utiles. »

    Traduit d’après l’original allemand, extrait du journal de Hans Frank, Das Diensttagebuch des deutschen Generalgouverneurs in Polen 1939-1945, Werner Prag und Wolfgang Jacobmeyer (eds), Stuttgart, Verlags-Anstalt, 1975, p. 457-58. On le trouve également reproduit dans Joseph Billig, « The Lauching of the “Final Solution” of the Jewish Question », dans The Holocaust and the Neo-Nazi Mythomania, The Beate Klarsfeld Foundation, 1978, p. 101. La traduction en anglais (le journal de Frank ayant été retrouvé dès la fin de la guerre et utilisé lors des procès de Nuremberg, le discours du 16 décembre fait partie du document PS-2233) est fournie dans Nazi Conspiracy and Aggression - Washington, U.S Govt. Print. Off., 1946 Vol. II, p. 634 et Documents on the Holocaust : selected sources on the destruction of the Jews of Germany and Austria, Poland, and the Soviet Union, Yitzhak Arad, Israel Gutman et Abraham Margaliot (eds), NY, Ktav Pub. House in Association with Yad-Vashem, 1981, p. 247. Des extraits en français se trouvent dans Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Fayard, 1988, p. 415 et Christian Gerlach, Sur la conférence de Wannsee, Liana Levi, 1999, p. 65-66. Une version française quasi-complète (différant pas la traduction de notre propre version) est fournie dans La persécution des Juifs dans les pays de l’Est présentée à Nuremberg, Recueil de documents publié sous la direction de Henri Monneray, Paris, Édition du Centre, 1949, p. 205-206.

    Le passage où le Dr Hummel se plaint des lenteurs administratives pour faire exécuter les Juifs pris hors des limites des ghettos est cité dans Nazi Conspiracy and Aggression, Vol. II, op. cit., p. 635 (document 2233-Q-PS). On peut le citer  :

    « A Varsovie, en dépit de l’installation d’un troisième tribunal, nous n’avons pu obtenir que 45 condamnations à mort, sur lesquelles seules 8 ont été exécutées, puisque dans chaque cas individuel, la commission des grâces [Gnadenkommission] de Cracovie doit prendre la décision finale. 600 autres condamnations à mort ont été demandées et sont en examen. Un isolement effectif du ghetto n’est pas possible en recourant à la voie de la court spéciale. La procédure permettant d’aboutir à la liquidation prend trop de temps ; elle est alourdie de trop de formalités et doit être simplifiée »

    La lecture attentive de l’intégralité du discours de Frank sur les Juifs est particulièrement instructive. Une première partie reprend les codes et vagues tentatives de camouflage nazies habituelles, tout en étant particulièrement menaçantes, rappel de la « prophétie d’Hitler », évocation d’une « migration » juive à l’Est. Mais devant un parterre complice, Frank ne résiste pas au désir de décoder sans attendre, dans un deuxième temps, ces conventions qui ne trompent personne. La « migration » des Juifs, leur disparition signifie leur « liquidation », leur anéantissement. C’est le souhait le plus cher de Frank qui ne sait pas encore comment cela sera accompli concrètement, mais visiblement on y travaille au plus haut niveau, et c’est de Berlin que vient l’injonction « liquidez les vous-même », injonction qui accompagne le constat qu’il n’y a nulle part de place pour les Juifs (« ni dans l’Ostland, ni dans le Commissariat du Reich »). Après avoir joué le jeu du faux nez de la « migration », c’est Berlin même qui explicite qu’il n’y a pas de destination possible, sinon la mort. C’est là encore un enseignement du discours de Frank  : c’est bien dans les hautes sphères du régime nazi, à Berlin, que seront élaborées des méthodes permettant l’assassinat des Juifs, dont Frank souligne bien qu’il se déroulera en dehors de tout cadre légal, la mention des propos du Dr Hummel sur les difficultés à multiplier les exécutions « légalement » servant à illustrer la « nécessité » de procéder de façon radicalement nouvelle. Le vocabulaire utilisé par Frank témoigne de la rupture dont il s’agit  : des « événements extraordinaires et gigantesques » dont l’objectif est l’« anéantissement » des Juifs, « partout où cela est possible ». Nous sommes en présence d’un document remarquable. Il faut ajouter que certains projets étaient déjà bien avancés (notamment pour ce qui est de la mise en place de l’Opération Reinhard), mais que Frank n’était pas nécessairement au courant, ou que dans son discours il ne souhaitait pas en révéler d’avantage.« 

    2. Pour la énième fois, la falsification de l’histoire du passeport et des liens supposés avec la famille Rotschild a été démontré aussi. Voir ici :
     »Sciences et Avenir omet toutefois de préciser que la fiche de renseignements en question contient également deux erreurs grossières concernant l’état civil de Hitler. Celui-ci n’est pas né en 1880, comme il est écrit sur la fiche, mais en 1889. Il n’est pas non plus né à Passau (ville de Bavière où il a vécu avec sa famille de 1892 à 1894), mais à Braunau am Inn, en Autriche. Ce qui devrait inciter à la plus grande prudence quant au crédit qu’il convient d’accorder à ces «  informations ».
    Le fait est qu’aucun historien n’a jamais mentionné l’existence d’un second prénom de Hitler. A tout le moins, Sciences et Avenir n’a pas cherché à confronter ce document avec l’acte de naissance ou d’autres papiers d’identité du Fürher qui, jusqu’à preuve du contraire, ne contiennent qu’un seul prénom : Adolf."



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 25 août 2010 12:08

    Merci Rony.
    S’il n’y avait que la modération...



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 25 août 2010 12:06

    Quand le néo-naze Totenkopf prête main-forte au ségoléniste Jules et à la petite floppée de négationnistes en goguette.
    J’espère que les antiracistes du site vont lui faire la leçon qu’il mérite, parce que d’habitude ses interventions trônent dans le rose, elles ont un succès fou (un peut comme celles du Chat frontiste chez les gauchistes) smiley



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 25 août 2010 11:49

    Merci, Wald. Et oui, tu as bien compris le propos. Quant au Daily Mail, journal conservateur et deuxième quotidien national, Wiki précise qu’il ne se situe pas dans le « up-market », « que constituent les journaux publiant uniquement des informations objectives et sérieuses ».

    Cela signifie qu’AJM et ses zélateurs s’inspirent d’une presse très conservatrice et assez peu sérieuse, désireuse d’assurer ses ventes.

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