Voui, M. Cabanel... Je plaisante... En fait, j’aime bien me faire l’avocat du diable, ou titiller la fibre écolo là où ça démange !! Comme je l’ai dit par ailleurs, je vote écolo (Vert) depuis 81, à toutes les élections, sauf aux dernières Européennes où j’ai opté pour Europe Décroissance. Et pire, j’ai fait une thèse de 3eme cycle qui est basée sur l’approche écologique... et j’ai quelques connaissances en Ethologie (j’ai même passé pas mal d’années à cotoyer un groupe de singes... ).
Mais je peux pas m’empêcher de prendre de la distance avec certains comportements supposés « Ecolo », alors qu’ils n’en ont que l’apparence ou reposent sur une méconnaissance du fonctionnement d’un écosystème. Et parfois un certain radicalisme écolo est contre-productif.
Je suis très largement d’accord avec l’ensemble de vos propos... Mais j’avoue que j’aime bien « jouer », par exemple quand je souligne que PET et aluminium, c’est pas écolo, je feins d’ignorer qu’il s’agit avant tout de récup et d’utilisation à des fins écolo (Bon, le Nescafé, ça passe pas par contre ! Aucun produit Nestlé n’a franchi le seuil de ma maison depuis des lustres...).
Ce serait déjà un pas, en effet... mais comment imposer une nouvelle gouvernance dans les pays pauvres sans faire de l’ingérence ??? Surtout quand ce sont les pays riches qui à travers leur puissance économique exploitatrice des richesses de l’Afrique ne sont même pas contrôlées par les pouvoirs politiques, puisque c’est exactement l’inverse, ce sont elles qui mènent le bal même dans les pays riches (ou supposés riches). Je me rappelle de Thomas Sankara... de ce qu’il a essayé de faire, et de ce qu’il lui est arrivé. Les grandes multinationales préfèrent corrompre le pouvoir en place que de laisser une forme de démocratie s’instaurer et des droits sur les richesses à répartir au travers d’une population. Il n’y a qu’à voir le temps que ça a mis en Amérique du Sud (et que ça risque de mettre encore), alors que les richesses en matière première sont extrêmement faibles en regard de celles des pays africains. A mon avis, tant que les pouvoirs politiques occidentaux n’auront pas (re)pris le contrôle de la finance et des grandes entreprises, il sera difficile aux peuples des différents pays d’Afrique de décider de leur sort. C’est peut être à nous, citoyens, d’agir pour que ces multinationales cupides cessent de considérer que le monde leur appartient. Si on desserre leur étau ici, peut-être alors l’Afrique pourra t’elle décider de son avenir. Je le souhaite plus que tout au monde.