C’est votre commentaire qui est d’une nullité affligeante. Que reprochez vous exactement à l’article, à part son sujet qui manifestement ne vous intéresse pas, et pourquoi êtes-vous venu le lire sinon pour moinsser ? Ca vous a fait chaud au coeur ?
Pour ma part et même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui je trouve les articles de Sylvain bien structurés et correctement argumentés. J’apprécie le soin qu’il apporte à ses références à la presse et aux media. Je ne suis pas surpris des mauvais scores de ses articles, ni choqué qu’il ne réponde pas systématiquement aux commentaires (dont la plupart sont hors sujet).
Evidemment on n’est pas dans le registre des généralités pontifiantes de votre dernier papier...
Superbe, merci. J’imagine cependant que la référence au sondage du 6 août 2011 dans le second paragraphe est une typo et que les chiffres sont bien ceux du 5/6 octobre, comme indiqué dans les tableaux...
Ces primaires ne constituent pas à proprement parler un déni de démocratie mais peut-être plutôt un exemple de démocratie mal placée... Pourquoi ? Parce qu’elles confortent l’existence d’un PS coquille, assemblage de courants qui n’ont que peu de point communs, tellement peu qu’en d’autres temps ils auraient constitué des partis politiques distincts. C’est ce qu’avait démontré le dernier congrès du PS, où 4 motions irréconcilliables se tenaient à quelques points d’écart autour de 20%, et où l’union ne s’est pas faite sur un projet mais bien sur l’éviction de Ségolène Royal du paysage... Reynié tape très juste quand il parle de disparition de l’autorité intellectuelle et politique.On pourraît croire à la démocratie participative s’il s’agissait de négociation sur un projet. S’agissant d’arbitrage entre individus, j’ai de gros doutes.
vous écrivez : Hervé Morin fut bras droit de François Bayrou à la création du MODEM.
C’est un contresens absolu. Au moment de la création du Mouvement Démocrate, soit au lendemain de l’élection présidentielle, il a déjà annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy et son opposition à François Bayrou. Le Mouvement Démocrate est créé sans lui, comme le note wikipedia : Trois anciens membres de l’équipe de campagne présidentielle de François
Bayrou se sont clairement opposés dès le 7 mai 2007 à la création du
Mouvement démocrate[94].
Hervé Morin, président du groupe UDF à l’Assemblée nationale
annonce son ralliement définitif à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, et donc implicitement qu’il n’adhérera pas
au Mouvement démocrate. ...
Vous écrivez encore : Car le problème du Centre est qu’il a toujours été tracté par la
majorité RPR ou UMP en place.
C’est tout le problème et c’est là que Morin a raté la marche. Avec son score au premier tour François Bayrou a crée les conditions de l’existence d’un centre indépendant, comme il le souligne dans sa déclaration du soir du premier tour :
Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un
centre
indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières
d’autrefois.
Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne
cherche ni
n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le
vainqueur, ils trouveront
pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire
oui si l’action va
dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable,
autrement dit, de faire sortir la
politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour
défendre l’intérêt
général. "
C’est ce manifique projet que Morin a saccagé avec la création du Nouveau Centre confortablement inféodé à l’UMP. Et je ne parle même pas des conditions de la création en un temps record de cette force politique (sic). Les curieux peuvent aller voir là, ou là, et j’en passe.
Pour ma part je ne sais pas qui depuis mai 2007 aurait pu avoir envie d’être à sa place.