Le caractère cumulatif serait mortel pour la sous-traitance et provoquerait mécaniquement la formation de trusts verticaux. Considérons une pièce issue d’une fonderie A au prix pA, qui passe pour usinage dans une entreprise B, puis pour traitement de surface chez C, avant d’arriver chez D pour assemblage. Imaginons également que les entreprises soient perceptrices de la taxe sur leurs propres achats, pour le compte de l’état, et un taux de 8%. B paye donc pA*1,08 (et reverse pA*0,08 à l’état). Sa valeur ajoutée est de 20%, il vend à pB = pA*1,08*1,20. C paye pB*1,08, sa valeur ajoutée est également de 20%, il vend à pC=pB*1,08*1,20. D achète à pC*1,08 soit (faites le calcul) 1,814*pA (1,796*pA si la valeur ajoutée de B et C est calculée sur le prix hors taxe, i.e. pB = 1,28*pA, pC = 1,28*pB). Maintenant, si A, B, C ne sont plus des entreprises indépendantes mais des ateliers de D, avec le même coût de production et de transformation, aucune taxe n’est perçue et le prix interne de la pièce au moment de l’assemblage n’est plus que pA*1,20*1,20 = 1,44*pA. Il n’y aurait pas de concurrence possible entre un groupe intégré et un ensemble d’entreprises. Je ne crois pas que ce soit désirable. Mais peut-être ai-je mal compris ?
vous dites : puisqu’il s’agit essentiellement de produits chinois
Ca se discute. D’après ces chiffres les échanges avec l’Union européenne représentent 61,3% des exports et 58,1% des imports. Par ailleurs environ 40% du déficit commercial français (2Mds€ en aout sur un total de 5Mds€) est vis à vis de l’Union européenne. Cette part européenne n’est pas soumise aux variations de change et pose un vrai problème de compétitivité vis à vis de pays qui ont des modes de production et un coût du travail essentiellement comparables au nôtre.
Une hausse de la TVA est sans doute inévitable, ne serait-ce que pour des raisons d’équilibre budgétaire. Il est probable que 2% ne suffisent pas à lui donner une composante sociale significative.
Que de contradictions en si peu de phrases. Les petits boutons qui ne vous intéressent nullement sont les outils même de l’expression égalitaire que vous trouvez si précieuse. Moi aussi incidemment.
Ce qui me désole ce n’est pas cette expression, parfaitement légitime et désirable, mais bien son évaluation. Les marques d’adoration ou de détestation ont leur place sur agoravox, mais sont rarement constructives. Malheureusement ce sont elles qui tendent à focaliser les votes, au détriment des commentaires constructifs (au sens où ils développent ou contedisent — de manière argumentée — une thèse de l’auteur ou d’un commentaire). Ce n’est pas me semble-t-il prétendre à une quelconque supériorité que de demander que le jeu soit joué selon les règles. Ou d’espérer que la conscience et la responsabilité priment sur les tripes, ce qui est bien une condition première de la démocratie, par opposition à la démagogie facile de bien des bergers — et de certains anges, apparemment — pour lesquels l’accusation d’élitisme est une arme commune au point d’en être une marque de fabrique.
soyez précis. Ni le style, ni la prose mais juste le contenu ? Expliquez moi ce qui est d’une nullité affligeante dans ledit contenu.
A 14h07 il y a 10 votes sur cet article, dont 1 d’accord (le mien, j’assume) et 9 pas d’accord, dont vous êtes probablement. C’est tout de même curieux, le bouton de vote est bien étiqueté « D’accord avec l’article » OUI/NON, pas ’Cet article n’aurait pas du passer la modération« ou »Je ne veux pas entendre parler de Morin" ou que sais-je encore. Vous n’êtes pas d’accord avec l’article ? Sur quelle base argumentée ?
Quant au score des commentaires c’est également édifiant. Votre contribution oh combien constructive de 10h38 est en tête, suivie de près par les deux réactions antérieures, tout aussi éclairantes et riches de sens. Je trouve que les auteurs d’agoravox ont bien du mérite (vous inclus) de s’exposer ainsi à la vindicte facile. Mais bon, il est vrai qu’il y a longtemps qu’on a abandonné l’espoir que le vote des commentaires mesure leur caractère plus ou moins constructif. Ca fait un peu désespérer des moyens démocratiques mis entre les mains des blaireaux.
...Comme tous les critiques... Ah, le retour de la revanche de la généralité pontifiante, deuxième épisode. Essayez donc de passer un article dans wikipedia et on en reparle.
Disons plutôt qu’ils ont préféré suivre Sarkozy dans sa démarche meurtrière vis-à-vis de Bayrou. Parce que la démarche de Bayrou n’avait a priori rien de suicidaire. Dans l’élan du premier tour, s’ils avaient fait corps avec Bayrou pour réaliser le centre indépendant projeté depuis le congrès UDF de 2006, ils auraient sans doute conservé pour la plupart leur mandat de député, même avec un candidat UMP en face. Un groupe parlementaire UDF aurait pu perdurer, et Morin aurait même pu être encore ministre. En tous cas le signal envoyé vers les électeurs aurait été bien différent. C’est bien leur départ qui a permis de prétendre que Bayrou était seul et sa démarche suicidaire. C’est quand même curieux quand il s’agit de Bayrou de toujours reprocher à la victime de s’être fait assassiner...