Le problème du localisme est le risque de dérives communautaires. Il est par exemple difficile pour un Français d’imaginer les tensions pouvant exister encore aujourd’hui entre les anciennes cités-etats italiennes, unifiées en pays il y a a peine un siècle et demi. Dans la même veine, la construction européenne ne s’est pas faite spontanément mais bien sous l’impulsion de gens qui croyaient que l’interpénétration des marchés et la dépendance mutuelle qu’elle entraîne éloignerait le risque de guerre.
C’est certainement un axe à creuser dans une optique de développement durable, mais il faudrait sans doute la compléter au moins par une mobilité accrue des populations, ce qui ne semble pas simple à mettre en oeuvre.
L’analogie des nappes d’eau est trompeuse car elle sous-entend que leurs niveaux sont constants au cours du temps. Si c’est le cas, alors effectivement l’égalisation amène une montée de niveau dans certains bassins et une baisse dans les autres. Mais si certains bassins (voire tous) sont alimentés en permanence, l’égalisation ne provoque pas forcément de baisse de niveau significative.
il est évident qu’aucune refondation ni même réforme du capitalisme ne peut être décidée à Paris ou à Pau. L’échelle minimale d’intervention pour ce faire est l’Europe. Mais qui est-ce qui défend cette position et cette nécessité de régulation depuis longtemps, à part l’UDF puis le MoDem ?
Faut-il vous rappeler que François Bayrou avait fait de la Dette un cheval de bataille de sa campagne présidentielle ? Et qu’il avait des propositions concètes pour la résorber ?
Qu’il y ait malhonnêteté côté UMPS, je vous l’accorde. Mais ne prétendez pas que le MoDem n’ait pas les idées claires ou manque de vision sur ces problématiques.