Les caractère instantané de la finance moderne est certainement un de ses aspects les plus délétères, dans la mesure où son impact est exclusivement spéculatif. Ce caractère a contribué à l’éloignement de la finance de sa mission primitive dans le contexte de l’économie de marché, à savoir diriger le capital là où il est nécessaire (les besoins de financement de l’activité économique concrète), vers les profits à très court terme tirés de la spéculation dans l’économie virtuelle.
La mise en place d’une taxe de type Tobin (taxation sur les mouvements financiers internationaux) pourrait constituer un moyen de contrer cette évolution néfaste en freinant mécaniquement cette dérive spéculative. Dans un contexte où les gouvernements et les peuples sont forcés à des efforts proprement herculéens pour juguler une crise d’origine spéculative, il serait de bonne politique de rouvrir ce dossier qui présente une des rares mesures immédiatement intelligible allant dans le sens d’une régulation accrue, que plus personne ne semble contester.
SI effectivement la masse globale de prêts consentis en franc suisse hors de Suisse est estimée à 500 milliards d’euros, a-t-on une idée de la masse des produits dérivés qui ont été construits au dessus ?
"pour la plupart trentenaires" : d’où tenez vous cette information ? Mon expérience personnelle est au contraire que tous les âges y sont équitablement représentés, avec peut-être une prime aux plus de 40 ans parmi les participants réguliers aux commissions de travail.
Quant à l’accusation d’inculture politique elle semble tout aussi gratuite. On a noté que le MoDem s"est révélé attractif pour beaucoup de gens qui n’avaient pas d’engagement politique antérieur. Ca ne veut pas dire qu’ils n’avaient pas de cerveau.