A rajouter au fond documentaire, l’encadré en haut de page 2 du Canard Enchaîné N° 4519 du 6 juin 2007, intitulé "Quand Sarko se lâche", relatant les propos de Nicolas Sarkozy devant 500 personnes (son équipe de campagne et les plus généraux donateurs) réunies dans les salons de l’Elysée le 30 mai 2007
Extraits :
- On a dit je cherchais (en ouvrant à gauche) à déstabiliser l’opposition. Mais oui, c’est exact, je cherche à déstabiliser l’opposition
- On prétend que j’ai nommé Bernard Kouchner au Quai d’Orsay parce qu’il est populaire. Mais oui, s’il n’était pas populaire, je ne l’aurais pas pris au gouvernement.
- On affirme que je voudrais rayer de la carte politique Bayrou et ses amis. Eh bien oui, c’est vrai.
Entre lame de fond et condition il y a un gouffre sémantique, et votre article est loin de tenir les promesses de son titre racoleur. Que font les modérateurs ?
Votre problème c’est que vous avez accepté et embrassez les règles du jeu viciées qui conditionnent l’activité politique en France.
Que le troisième parti politique de ce pays ne dispose que de trois députés à l’assemblée devrait provoquer une véritable remise en question de la loi électorale, pas un procès suffisant en incompétence de son leader.
Je crois pour ma part que depuis avril 2007 la capacité de confiance de François Bayrou a été mise à très, très rude épreuve. Je ne m’étonne donc pas que le comité exécutif (provisoire) fasse la part belle aux fidèles. D’autant que ça n’a rien de définitif, et que des jeunes y ont leur place. Les nouveaux adhérents devront faire leurs preuves, ça ne me choque pas. Ca peut aller vite.
Il me semble qu’à ce point on peut prendre un peu de distance et mesurer le chemin parcouru. Il n’était pas du tout évident de parvenir à faire converger les UDF, les Cap21, les migrants du PS ou des verts, les nouveaux adhérents issus de nulle part, tout ça sans faire exploser le bazar. J’avais pour ma part une peur bleue de la dispersion des énergies qui aurait abouti à l’inaudibilité du projet.
Au final, il n’y a pas eu d’arnaque. Les statuts ont été discutés et retravaillés publiquement et démocratiquement. L’UDF et Cap21 sont intégrés sans grandes pertes au mouvement. Corinne Lepage, Jean-luc Benhamias, Quitterie Delmas font partie du bureau exécutif provisoire, pour ne citer qu’eux.
Alors il faudrait peut être éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain... Le projet en sort réaffirmé et grandi, et c’était bien la raison initiale de votre engagement, non ?
Si soutenir le Mouvement Démocrate dans ces conditions c’est être un godillot, je ne sais pas comment dans ce pays on peut envisager une quelconque action politique avec la moindre chance de succès qui ne mérite pas ce qualificatif...