Excellent, merci. J’apprécie particulièrement que vous posiez, sans prétendre y répondre complètement, le problème de l’exigence éthique, qui est un thème qui me travaille passablement. Il faut que je me sauve mais je reviendrai sur votre texte.
Il est marrant cet article. Je ne sais pas à quel degré le prendre, je ne trouve pas une phrase avec laquelle je sois d’accord, certaines associations m’inspirent un vague dégoût, mais je le trouve au final stimulant. Un peu comme un film porno. Une espèce de pornographie pour les neurones. Bon allez, en vrac
De quelle morale parle-t-on ? Parce qu’il me semble bien que la morale, c’est l’ensemble des valeurs et règles de conduite qui définissent la norme des comportements dans une société. Elle évolue de concert avec la société. Elle fait partie de sa culture, et de ce fait s’imprime inconsciemment chez ses nouveaux membres. C’est un phénomène collectif. On ne peut pas l’assassiner.
Il n’y a jamais eu de lien entre dette et culpabilité : c’était entre usure et culpabilité, n’inversons pas les rôles. La dette n’est structurelle que dans la mesure ou l’accepte. Et on sait bien qu’il y a deux manières de s’endetter : pour investir ou pour consommer. Sauf pour pallier un aléa temporaire, la seconde n’est pas recommandée, et personne n’y est astreint ; y recourir, directement ou par gouvernement interposé (budget de fonctionnement pour maintenir le pouvoir d’achat), relève de la responsabilité personnelle du consommateur et de l’électeur. L’élu, responsable mais non coupable, n’est il pas en effet simplement en charge d’exécuter la volonté populaire (bon, allez, non, c’est pour rire. Mais quand même...) ?
Ce ne sont pas les produits dérivés et les hedge funds qui ont ringardisé les règles prudentielles, mais bien des individus, Alan Greenspan en tête, en refusant d’assortir leur développement des outils de contrôle appropriés.
Quand la bourse monte, tout le monde est intelligent et il est de bon ton de se goinfrer. C’est quand elle se casse la figure qu’on crie au loup. Mais chacun sait bien qu’on ne peut pas espérer un rendement continu à deux chiffres dans une croissance à 3% sans qu’un tiers paie la différence ou que le système se casse la figure.
Tout cela pour dire que je trouve un peu osé de faire endosser aux pauvres sciences économiques la somme des pêchés de convoitise, rapacité et irresponsabilité des individus.
Ceci dit les gens seraient peut-être plus raisonnables si certains écarts n’étaient pas si criants. Mais c’est une autre histoire.
En résumé, inscrits 232912, votants 137116, exprimés 134784 ce qui donnerait 58,9% de participation et 2332 blancs ou nuls (0,017% des votants). Ceci avant recomptages éventuels.
Une scission du PS semble improbable tant l’exemple de François Bayrou mettant fin à l’UDF pour créer le Mouvement Démocrate doit faire peur... Qui récupère le nom ? Comment partager les actifs : le siège, les subventions, les élus, les militants, ... ? Quid des fédérations ? Et qui dit que ce partage se ferait en deux et non en trois ou quatre ?
A mon avis le PS va plutôt poursuivre son interminable agonie. Si bayrou est élu en 2012, il y aura une reconfiguration complète du paysage politique lors des législatives, et le PS disparaîtra ou sera marginalisé. Sinon il faudra sans doute attendre la présidentielle suivante...