Pour virile, militante et parfois excessive dans la forme que puisse être la prose d’Imhotep (que vous seriez bien inspiré d’orthographier correctement si vous ne voulez pas être taxé d’insultant), elle est réactive, substantielle et informée. Et sur cette base je n’échangerai pas un Imhotep contre 20 Lokerino, désolé.
Vous vous sentez investi de la mission d’éclairer les innocents sur les travers de Bayrou. Je vais vous faire une confidence, vous ne leur apprenez rien. Surtout avec un discours qui ne change pas d’un iota alors que le monde, les gens et le Mouvement Démocrate évoluent. Alors, éclairez tant que vous voulez mais ne vous attendez pas à ce qu’on vous réponde autrement que par un lien permanent vers la réponse standard au troll.
je vous engage amicalement à relire la phrase d’Imhotep ci-dessus : Certains ne comprennent rien à la démocratie, d’autres ne croient à la
démocratie que quand on leur donne raison, s’ils sont balayés par les
votes des militants ils en accusent Bayrou. Puis à relire votre propre message à cette lumière.
Dans les deux cas que vous évoquez F. Bayrou a fait valoir un argument d’opportunité d’inscrire ces amendements dans le projet. Dans les deux cas j’ai voté contre lui. Rétrospectivement je pense qu’il avait raison pour le premier (une fois de plus, sur l’opportunité de l’inclure, pas sur sa validité), et je persiste pour le second. Mais j’accepte - au moins pour un temps - la position du congrès. Bayrou n’a rien imposé, il a fait valoir son point de vue, et un vote a suivi. Alors, soit on est démocrate et on admet que tous les participants avaient le niveau de conscience et de responsabilité nécessaire pour voter de manière pertinente, soit on ne l’admet pas et l’ensemble de la construction n’est plus qu’une vaste farce...
Il est clair qu’il existe mille et une manières de pervertir la démocratie. Il ne vous aura pas échappé que certain(e) ont cherché à utiliser la tribune de présentation des amendements pour se construire une notoriété personnelle. Ou que des lots d’amendements ont été soumis à la toute dernière minute, ce qui n’a pas facilité le travail de la commission de synthèse. Par ailleurs il ne suffit pas qu’une idée soit juste pour qu’elle soit intelligible ou acceptable : dans une manifestation comme celle ci la personnalité qui la défend (ou s’y oppose), et la compétence avec laquelle elle le fait, ont évidemment un impact fort. C’est la loi de l’exercice, et j’insiste pour saluer encore à cet égard la performance des animateurs.
Par ailleurs rien n’est figé. Le projet tel qu’il est est un document d’étape. Le travail continue, et les débats de fond continueront d’avoir lieu. Notamment en commissions, où je peux vous dire qu’ils existent.
En ce qui concerne la modération et le « politiquement correct » du site officiel du Mouvement Démocrate, je ne crois pas qu’ils soient pires qu’ailleurs. C’est en premier lieu un site d’information, pas le lieu privilégié du débat. Je ne crois pas non plus qu’une transparence absolue soit impérativement nécessaire. Il arrive à tout le monde de se prendre les pieds dans le tapis, et il n’est pas forcément désirables que les faux pas des uns et des autres soient systématiquement exposés. S’il y a du linge sale à laver dans la famille, il est de la responsabilité de chacun qu’il soit effectivement lavé. Mais cela est sans doute mieux fait en interne que sur la place publique.
Je crois comme vous que le Mouvement Démocrate peut encore progresser en matière de démocratie interne, mais n’en fait pas une priorité absolue qui m’empêcherait de m’investir. C’est une organisation humaine, imparfaite comme toutes les organisations humaines, et peuplée de gens imparfaits. Je ne suis pas aveugle et n’idolâtre personne. Mais je mesure le chemin parcouru, constate que le travail peut payer, et sors de ce congrès conforté dans mon engagement.
J’ai fait le compte de vos commentaires sur agoravox. Depuis que vous avez abandonné l’identité de vivelecentre, 286 commentaires dont plus de 90% de bayrou-bashing, avec une mention particulières pour les insultes personnelles vis-à-vis d’Imhotep. La proportion était sensiblement la même juste avant, votre changement d’identité, vous me pardonnerez si je n’ai pas tout lu.
Je m’étais à l’époque de vivelecentre laissé piéger plusieurs fois à tenter de vous répondre, pensant pouvoir parvenir à une discussion constructive. J’avais fini par abandonner. Ce que j’ai pu lire sous la plume de Lokerino ne m’engage pas à retenter l’expérience. Ce n’est pas que votre bayrouphobie me pose problème, c’est que vous tourniez en rond en ressortant sempiternellement les mêmes litanies, qu’elles soient appropriés ou non, et que l’on peut résumer comme suit : le centre c’est bien mais sans bayrou, bayrou et sarnez (et imhotep) sont des nuisibles, ceux qui quittent le modem ont tout compris, ceux qui restent sont des imbéciles qui feraient bien de vous écouter.
J’espère que vous êtes payé (et bien payé) pour ce que vous écrivez. Si c’est le cas, continuez, je m’en voudrais de contribuer à détruire un emploi. A défaut, j’espère que vous êtes un robot, auquel cas je veux bien que votre créateur prenne contact avec moi car j’ai des idées pour améliorer votre fonctionnement. Si enfin celui qui tape sur un clavier ces logorrhées répétitives est bien un être de chair et de sang qui ne fait pas cela pour de l’argent, well, just get a life, ou faites vous soigner.
Si vous voulez parler de l’offre publique de dialogue qu’avait fait François Bayrou vous ne devriez pas en ignorer les modalités :
Je fais cette offre publique de dialogue. Ma conviction est qu’il faudrait que ce dialogue
soit organisé, public, sans exclusive, pour que tous les Français puissent comprendre, au travers
des échanges qui seront là mis en place, ce que pensent les familles politiques qui veulent une
alternance, ce qu’elles pensent en commun et où sont leurs différences…
L’idée qui me paraîtrait bonne, je l’avance, c’est
qu’on réunisse en quelque sorte avec tous ceux qui en sont partie prenante et qui sont
intéressés, un parlement de l’alternance. Que chacun vienne avec ses idées, sujet par
sujet, qu’on les expose, qu’on les confronte, sereinement, d’accord, pas d’accord, et qu’on le
fasse devant les Français, publiquement, dans des séances accessibles à tous les citoyens.
Après, lorsqu’on saura clairement où sont les convergences et les différences, où sont les
divergences et même les divergences irréductibles, lorsqu’on saura où elles se situent, quand il y
aura des divergences de cette sorte sur un grand sujet, qui tranchera ? C’est très simple, ce
sont les Français qui trancheront et c’est à cela que sert le premier tour des élections et
notamment le premier tour des plus grandes élections. On dialogue, on confronte, on voit ce
qui est d’accord et ce qui n’est pas d’accord, on expose ce qui n’est pas d’accord et ce sont les
Français qui tranchent.
Alors de deux choses l’une. Soit vous ne le savez pas, et cela signifie que vous n’avez pas fait le travail minimum d’investigation nécessaire pour pouvoir en parler. Soit vous le savez, et décidez délibérément de l’occulter, ce qui fait de vous rien de plus qu’un militant parmi d’autres, à la rhétorique facile mais à l’honnêteté intellectuelle contestable... Où vous situez vous ?