donc selon vous le dynamisme aussi est assis sur la haine ?
Ceux qui les nient, nient leur famille, leur héritage, leur culture, les droits qu’ils acquièrent en naissant, et jusqu’à leur moi.
mais qui vous parle de nier ou renier quoi que ce soit ? Faut-il vous rappeler la devise de l’Europe, unis dans la diversité ? Que l’Europe est un bien meilleur champion des identités locales et régionales, à commencer par leurs langues, que ne l’est la France jacobine ?
Oui, mais il s’agirait de créer une union des peuples, pas une chapelle de privilégiés.
si les plombiers polonais peuvent venir en France, rien ne vous empêche d’aller bosser en Pologne. J’ai cité Erasmus pour les étudiants. Il y a des projets européens qui travaillent à des échanges plus systématiques dès le collège. J’ai passé 5 ans en Italie, et de nombreux séjours en Allemagne. Mes enfants sont allés en plus en Angleterre et en Albanie avec des associations, pour un prix inférieur à ce que ça aurait couté s’ils étaient restés. Ce n’est pas une affaire de privilégiés.
Ce que vous citez de Didbin pue le nationalisme dans ce qu’il a de plus crétinisant. Si votre vision de l’identité c’est de se réunir pour aller casser de l’islamiste, je vous la laisse. C’est une philosophie de couard qui ne veut surtout pas avoir à risquer de découvrir que sur certains points les autres sont peut-être meilleurs que lui.
Je refuse de construire contre, je veux construire avec. Et je crois en l’’exemple plus qu’en l’autorité : ne fais pas ce que je dis, fais comme moi. Et pour l’Europe c’est pareil. Bien sûr qu’il y a une part défensive dans le fait de se grouper pour résister ou donner un exemple crédible. Mais par exemple la dernière variante d’Erasmus, c’est Erasmus Mundus, une extension des programmes d’échanges au monde entier, pas la construction d’un club replié sur lui même.
Votre notion de l’identité du groupe assise sur la haine des autres, c’est Clochemerle, et c’est minable.
Il y a une autre voie, qui consiste à prendre conscience de la richesse des autres sans pour autant avoir à abdiquer sa singularité. Et c’est exactement ce que l’Europe essaie de construire, en encourageant la circulation des personnes d’un pays à l’autre, des étudiants (Erasmus) aux travailleurs. C’est évidemment un processus long terme. Les gens les plus européens que je connaisse sont ceux qui ont affaire à l’étranger.
Il n’y a pas besoin de haine, il suffit de prendre un allas et regarder à quel point l’Europe c’est petit pour se dire que ça vaut peut être le coup de se grouper...
la menace n’a rien de dérisoire. Le consensus international préalable à une action efficace butait jusqu’à il y a peu sur l’opposition des Etats-Unis (voir ci-dessus mes réponses à Parpaillot et Léon). Mais les temps ont changé, et si les USA continuent à s’engager fermement comme ils l’ont fait récemment avec la Suisse et d’autres pays ça peut effectivement bouger.
Il faut noter également que la réglementation et la surveillance à tous les instruments...les fonds de couverture revêtant une importance systémique évoquée deux alinéas plus haut vise directement les hedge funds domiciliés dans ce mêmes paradis fiscaux. C’est à ma connaissance la première fois qu’une déclaration aussi complète et cohérente est émise à ce niveau politique.
la liste était connue depuis longtemps (voir ci-dessus ma réponse à Parpaillot). Ce qui est nouveau c’est que les Etats-Unis la reconnaissent et agissent. C’est un phénomène récent. Ils ont ainsi réussi à faire plier la Suisse sous la menace d’une interdiction pure et simple de certaines échanges avec les USA. Ce que n’avait pas réussi à faire la SDN en son temps...
les listes noires de l’OCDE, du GAFI et du FSF (Forum de stabilité financières) puis du FMI sont connues et mises à jour depuis 2000, et il suffit de les leur demander. Pour ma part je trouve tout à fait bienvenu qu’une instance politique incluant les USA le fasse. Pour mémoire c’est bien dobeliou par la voix de son ministre des finances Paul O’Neil qui avaient donné le 10 mai 2001 un coup d’arrêt à la première action concertée en ce sens depuis la seconde guerre mondiale : "les Etats-Unis ne soutiennent pas les efforts visant à dicter à quelque pays que ce soit ce que devraient être ses taux d’imposition ou son régile fiscal et ne participeront à aucune initiative visant à harmoniser les systèmes fiscaux", ce qui avait encouragé lesdits paradis fiscaux à engager une contre-offensive, notamment avec la création de leur propre groupe de pression, l’International Tax Investment Organization (Sic !) avec des résultats tous à fait notables puisqu’en 2002 la liste de l’OCDE ne contenait plus que 7 pays contre 35 en 2000 et 47 en 1999... [source : les paradis fiscaux, C. Chavagneux & R. Palan, Editions la Découverte, Paris, 2006, 2007]. La liste 2009 paraît assez conforme à la réalité, malgré quelques omissions.