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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 4 février 2008 21:24

     

    Bonjour lodin.

    Je pense qu’il ne vous a pas échappé qu’il s’agit bien d’une offensive politique. Je ne vous rappellerai que les discutions autour des propos de la faillite du 1° ministre il y a quelques temps et une tendance de certain politique de rappeler que l’état doit se gérer comme une entreprise. Slogan convaincant dans la population qui ne fait aucune distinction entre l’économie familiale et la comptabilité publique et nationale comme vous le soulignait.

    Le début de cette épopée entreprenariale basé sur le développement du libéralisme capitalistique » ou de cette offensive patronale remonte pour nous à la reconnaissance de la loi du marché par le PS et son orientation social démocrate effaçant de fait le rempart protectionniste de l’idéal socialisant et laissant « libre cours » au tout marchand.

    Pour en saisir ce déroulement sans remonter à la réconciliation opéré par le PS entre les salariés et le monde de l’entreprise, il faut se référer à une enquête d’opinion du CCA qui indique en 1999 que dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques. 

     

    Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

    Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains.

    Ensuite il faut se souvenir du changement de sigle du patronat autour duquel en 1999 j’écrivais ceci.

    Ainsi le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

    Cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

     

    En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie ou y résister pour maintenir un ordre de vie existant

     

    Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel.

    Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

     Et quoi de mieux en attendant que de tenter de fixer ce mode de vie là où il marque les esprits de manière indélébile, à l’école. Cette tentative est de tous les danger, dire ceci n’est pas invalider la place de l’entreprise ni les convictions des uns et des autres, mais ce serait délivrer la bonne parole comme toute œuvre religieuse ou dogmatique qui tend donc, malgré leur droit de penser qu’ils détiennent une vérité, de bloquer les cerveaux sur une seule longueur d’onde de laquelle l’on ne retire qu’un aliénisme assurer.

    Merci pour votre article, et bon courage car ils ont gagné la partie sur le plan Européen en rédigeant un traité entreprenarial, dont les effets se répercuteront sur l’enseignement.

    Cordialement.

     

     



  • ddacoudre ddacoudre 3 février 2008 23:16

    bonjour antoine.

     

    je serai tenté de te dire pour qu’il propse la même chose en rose, mais j’ai compris ce que tu veux dire.

    je doute que ces mesures soient de nature à relancer la croissance, reste à savoir combien de personnes eles vont affaiblir pour les transformer en bulletin en tenant compte qu’un déçu égale quatre voix.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 3 février 2008 23:00

     

     

    Bonjour bilger.

     

    Heureux de lire que les médias font vivre par procuration des faits divers pour remplir leur heures d’écoutes et leurs lignes d’écritures car cette industrie se doit d’être rentable.

    Et celui qui l’est le plus est celui qui détient l’information première sans souci de véracité.

    Il est donc courent qu’à un fait réel conjuguait au présent suivent des conditionnels que l’opinion reconjuguera, ainsi va la rumeur, et elle n’a aucune antidote, elle est même devenue un expédient recherché, une véritable vie par procuration, un rituel incontournable de nos discutions.

     

    Je dis souvent que la justice ne peut pas être au dessus des partis car ils sont la représentation de la souveraineté populaire qui l’installe, mais cela ne l’empêche pas de disposer de discernement et n’en fait pas un instrument à galvauder même si elle a servi et sert sous toutes les dictatures.

     

    Cela ne retire rien à l’exactitude du fait que dans les affaires de faits divers les médias pressent l’opinion, même politique, de se poser en juges.

     

    Que chacun s’en fasse une idée me parait sain, que ces idées deviennent sans autres fondements que des conditionnels une condamnation est un pas qui se franchit trop facilement et qui conduit dans certaines affaires qui trouvent leurs épilogues ultérieurement en justice à ne plus comprendre la décision rendu par ce qui disposent des éléments.

     

    Ce qui me parait nuisible est cette information mercantile qui si elle n’est pas condamnable en tant que telle, s’exerce à la limite de la désinformation, car chacun sait que son conditionnel sera actualisé au présent, et ils sont peu nombreux à prendre les précautions qui s’imposent.

     

    Rarement les citoyens se posent la question de la victimisation des éventuels coupables (présomption d’innocence) présentés par les médias par rapport à la quantité globale des crimes et délits, le choix de quelques uns d’entre eux pour entretenir le rituel journalier de la litanie des faits divers plus ou moins choisies en fonction de l’actualité du moments, les rendent par rapport au autres victimes d’une médiatisation, qui, il faut se le rappeler à donner suite à une loi interdisant un condamner d’écrire et vendre son histoire, mais il semble ne pas paraître choquant de les soumettre à la rumeur populaire, quitte à leur rendre dans le futur la vie impossible.

     

    Certes la justice est publique sauf exception, mais il est incontestable que la liberté des médias de se faire les rapporteurs de n’importe quoi devrait leur imposer par éthique de ne rapporter que des fait vérifier exacts et mentionner l’opinion personnelle du journaliste spécifiquement.

    Ils ne sont bien entendu par responsable des amalgames de la population, mais ils ne peuvent les ignorer.

    Comme la justice ne peut ignorer la pression médiatique car personne ne vit à l’écart des autres et nous avons vue durant ces 20 dernières années comment elle est devenue l’objet d’un enjeu politique.

     

    Cela ne retire rien à l’exactitude de ce que tu développes, mais force est de constater que tous ces empressements « médiatico politique » autour des faits divers qui ne sont qu’une goutte d’eau dans l’ensemble des affaires judiciaires, entretiennent un état d’esprit malsain qui demande à la justice ensuite d’être vengeresse, car autour d’elle se vend dans la presse populaire des fagots de mots pour allumer des bûchers qui remplace le juges et le bourreau.

     

     

     

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 2 février 2008 21:18

    bonjour diégo

    il existe des idées, mais elles sont dans nos têtes d’où il faut une raison impérieuse pour l’en faire surgir.

    il en existe mais illeur faut le temps de circuler d’imprégner les esprits et d’affronter la norme populaire, qui est un élément de stabilité dans laquelle par l’apprentissage l’on recommence les mêmes choses puisque nous les apprenons pour cela. ainsi nous ne sortons de ce processus que par choc et conflit. le conflit peur être grave (guerre etc.) mais aussi être d’idées et de conviction.

    pour ma part j’ai écrit un essai où j’invite à tirer une source de revenu de l’apprentissage du savoir en rémunérant les adultes tout au long de l’existence pour qu’ils recoivent un enseignement universitaire, duquel ils en extirperont forcément quelque chose.

    Consacrer une partie de son temps pour acquérir du savoir est certainement ce qu’il y a de plus productif.

    Dans nos échanges souvent d’aucun flattent le capitalisme comme le seul acteur de notre développement.

    Bien sur il ne s’agit que d’un discours de conviction car c’est avec le développement généralisé du savoir que c’est découvert tout ce dont nous faisons usage, et jamais des détenteurs de capitaux. Aujourd’hui où beaucoup d’entreprises disposent de centre de recherche, on a oublié d’où nous vient notre réussite.

    Qui peut croire que c’est la monnaie qui invente et qu’il n’y a pas de salut en dehors d’elle. L’Egypte pharaonique ne disposait pas de capitaliste et ils ont tout de même laissé quelques oeuvres.

    Si aujourd’hui c’est une source de motivation, pour qu’elle soit une régularité incontournable il faudrait que la monnaie soit née en même temps que l’homme. Donc les causes des découvertes qui nous valent notre aisance et nos déchets reposent sue des raison émotionnelle plus complexe parmi lesquelles l’on trouve le profit mais pas que lui.

    Il y a donc de la place pour d’autres idées mais elle ne peuvent se départir d’une motivation et comprendre que par la maîtrise du savoir nous ferons face aux défis du siècle et une projection trop lointaine pour des hommes a qui l’on demande de ne regarder que l’immédiateté. Et pour notre avenir ils vaudrait mieux qu’ils fréquentent les université que les temple de la consommation.

    Quand la république a rendu la scolarité obligatoire les parents disaient qu’ils ne pouvaient pas se passer du travail de leurs enfants. Si cela n’avait pas été tous ceux qui aujourd’hui détiennent les rênes des affaires et des banques grâce à l’usage de leurs connaissances n’existeraient pas.

    Aujourd’hui l’on a le même parie car tout ce qu’il y a à apprendre pour être créatif ne peut se contenir dans la période de scolarité actuelle, et en plus en rémunérant ce temps comme un travail l’on est assuré de n’avoir personne dépourvu de ressource.

    Cordialement.

     



  • ddacoudre ddacoudre 2 février 2008 01:22

     

     

    Bonjour dugué

     

    Effectivement un très bon billet comme tu dis.

    Pourquoi à un instant donné se découvre un nouveau savoir n’est pas décelable car il faudrait pouvoir disposer de tous les "agrégats" transmis par nos sens au cerveau et repérer dans l’instant T de l’existence d’un être ce qui en sera l’émotion déclenchante.

    Mais au fil du temps nous voyons pour qui est curieux des événements se concrétiser durablement,et inévitablement servir la puissance dominatrice qui génère de fait sa propre opposition dans un combat de dominant Bêta et non Alpha (étude de Calhoun).

    La stabilité sociétale et culturelle est une régularité qui s’observe en éthologie qui nous fait dire souvent que beaucoup d’animaux ont des comportements déterminés, Lestel a démontré que ce n’était pas aussi simple.

     

    Mais pour nous au fil du temps il devient de plus en plus difficile de se transmettre tous le savoir disponible car nous avons une structure d’enseignement essentiellement productiviste.

    Bien sur cet enseignement à sa place, mais il se veut aujourd’hui avant tout une source de revenu dont les hommes attendent un emploi pour l’essentiel et subsidiairement la possession de connaissance ouvrant à la compréhension de son être, de l’autre et du monde.

     

    Il y a pas très longtemps dans un commentaire je disais au sujet de la « sélection naturelle » que celle que nous observons dans le monde animalier auquel nous appartenons ne correspond pas tout à fait à celle que nous évoquons et j’en disais que la « nature » retenait les formes d’existences les mieux adaptées, voire effectuait les évolutions nécessaires en fonction du milieu ou le vivant évolue, et la régularité observable pour chacun en est la recherche de la prolifération.

    Il semble donc que le dominant Alpha soit le meilleur géniteur pour reproduire son espèce et non celui capable de casser seulement la gueule à l’autre, ce a quoi se livrent les dominants bêtas dans un espace restreint autour de la nourriture (au sens générique).

     

    En prenant ce postula, l’on observe que tous les pays dit riches ont un taux de natalité inférieur au renouvellement de leur espèce dans leur milieu. Il convient donc d’en retenir que les événements qui s’installent tant en mode de vie qu’en « choix » de culture et d’éducation ne sont pas propices à son développement.

     

    Cette observation ne peut être le fait de la perception individuelle, l’individu réagira aux stimuli qui lui commanderont de procréer ou pas, mais l’observation de notre être, de l’autre et de notre monde grâce aux sciences transdisciplinaires permettent de dérouler le raisonnement que j’ai postulé. Naturellement l’avoir compris ne fait pas plus procréer, puisque les éléments qui la restreignent sont effectifs, ce qui démontre au moins, que ce sont nos sens qui nous dirigent plus que la raison.

     

    Quand j’ai développé ce point de vue j’écrivais mon premier essai en 1999 pour expliquer que l’épuisement des matière premières nous conduiraient inévitablement à rechercher une nouvelle source de « richesse » et où pouvait-elle se trouver sinon dans notre cerveau, et donc il nous faudrait consacrer tout au long de l’existence un temps à ce que j’ai appelé l’ECPA (enseignement complémentaire pour adulte) assorti d’une rémunération.

     

    Mais beaucoup plus intéressant est ce que tu développes, c’est d’avoir compris qu’il y a un temps pour apprendre des certitudes structurantes afin de pouvoir mieux désapprendre pour être curieux et découvrir, mais forcément cela exige une capacité à la transgression de la norme dont les raisons demeurent la propriété de l’histoire sensorielle de leur acteurs.

     

    Comme nous le voyons, la conscience de l’importance des savoirs n’emporte pas leur recherche. Il semblerait donc que là aussi la « nature » n’est pas réuni les événements impérieux qui nous y conduiraient, pire au moment où il faudrait en remplir les têtes pour faire face aux défis planétaires, nous leurs proposons que de se courber encore plus longtemps sur leur ouvrage pour consommer les biens qui les y obligent et qui leur demanderont d’y consacrer encore plus de temps pour trouver les ressources pour palier aux nocivités de certains d’entre eux. Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que de la masse populaire jaillira l’étincelle car d’évidence le rôle qui lui est dévolue est d’assurer la stabilité réformable de la norme par l’innovation de quelques uns qui s’agrége dans son creuset.

     

    Il y a le savoir faire technologique qui apporte son lot de satisfaction et de désagrément et celui qui permet de prendre la mesure de nôtre monde, les deux sont du même monde celui de la traduction de nôtre cerveau, si promener au fil des découvertes des autres demande un effort sur la durée qui ne peut se contenir dans un temps de scolarité, et je crois qu’il serait moins polluant de consacrer du temps à fréquenter l’université tout au long de l’existence comme l’on va au travail, que de s’obliger à produire seulement pour amasser de la monnaie.

     

    Je ne sais pas si l’on ferait plus d’enfant mais au moins l’on échangerait autre chose que les fait divers.

     

    Cordialement.

     

     

     

     

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