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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 18 décembre 2007 00:42

    Bonjour aureliel.

    Ce n’est pas seulement la France mais le monde qui « s’américanise ».

    Il faut distinguer les comportements racistes, le rejet de celui qui n’est pas d’essence indo européenne de culture judéo chrétienne vu comme supérieure qui s’appellent aujourd’hui les identitaires,de la xénophobie qui n’est pas une particularité européenne, et les phénomènes de stratifications sociales nées de l’industrialisation et d’une pratique du commerce libéral capitalistique basé sur la concurrence et la compétition sans correction de la puissance publique soit de la souveraineté populaire.

    Si tu te penches sur la fin du XXe siècle avant que Keynes ne définisse sa théorie d’interventionnisme régulateur de la puissance publique, tu y trouveras les mêmes stratifications qu’aujourd’hui, les mêmes ghettos, les mêmes zones de non droit, les mêmes phénomènes de claniques, de communautaristes, et de naissance d’esprit de classe, et la guerre en germe.

    En l’absence d’éducation de la population sur l’histoire sociale, celle-ci n’est plus capable de déceler sous de nouveaux atours de vieux paradigmes du monde économique, qui redeviennent d’actualité sous l’appellation de modernisme, de réformisme, de mutations, tout simplement parce que les dominant systémiques se sont relookés, comme le capitalisme c’est trouvé d’autres produits à industrialisé dans les services et la monnaie. La particularité de la France est que nous avons des secteurs non marchands et des secteurs marchands non concurrentiels qui depuis les accords de AGCS de 1994 entre dans le processus marchand et devient un intérêt pour investisseurs capitalistiques.

    Ce phénomène a commencé en Europe depuis le Thatchérisme et trouve sa source avec les deux chocs pétroliers des années 1970, qui annonce la fin de ce que nous avons pris l’habitude d’appeler l’état providence.

    La poursuite des habitudes de l’état providence c’est poursuivit en allant en s’amenuisant après l’échec de la relance par la consommation de 1983, laissant la place à la loi du marché comme lied motive d’une nouveauté incontournable qui avait valu en Amérique au temps des concentrations des grands trusts la loi anti trusts et aujourd’hui nous ne parlons plus de trusts mais de groupes en veillant qu’il n’y ai pas de positions monopolistiques.

    Ainsi aujourd’hui ce qui nous distingue de la période de la fin du XXe siècle, sont l’apport des technologies qui se sont poursuivit par des applications de produits et services mobilisant des spécialisations et la recherche de l’hédonisme, ainsi un plus grand nombre de couche sociale y on accédé, car le capitalisme s’est investi dans sa promotion sa fabrication et sa vente. Nous avons appelé cela le consumérisme.

    L’autre changement important fut l’abolition des barrières douanières permettant seulement la libre circulation des biens et capitaux et pas des conditions sociales fortes, qui en subissent la conséquence à leurs détriments.

    Pour faire court nous retrouvons petit à petit les conditions d’exploitation maximale de la fin du XXe siècle. Ce sont la remise en cause des systèmes de solidarités qui en avaient émergé, la dérégulation en marche du code du travail (précarisation, et toutes les formes dites modernes de contrats qui renvoient leur utilisateur dans la catégorie des pauvres) Nous retrouvons en Europe le discours favori de la régulation par le marché (qui n’a jamais existé dans son essence, sauf à considérer que l’état comme agent économique fait parti intégrante de ce marché) cher aux libéraux d’outre atlantique, dont nous connaissons les résultats en examinant les stratifications sociales dans les pays le pratiquant.

    Alors à partir du moment où nous avons fait ce choix d’organisation économique, nous ne pouvons pas être surpris de retrouver les mêmes stratifications que dans ces pays et les mêmes sous un autres paradigmes qu’à la fin du XXe siècle.

    Dans les années 1897 le président de l’époque se plaignait que les barbares cernaient les portes de la ville. Il parlait de tous les gens des campagnes françaises et des polonais, pour la plus part, venus s’amasser dans la périphérie de Paris pour chercher un travail, et qui faute d’en trouver faisaient commerce de rapine et fie du droit.

    Pourtant ce sont chez tous ces exclus de l’industrie d’alors, chez tous les travailleurs de l’industrie d’alors exclus de la richesse qu’après maintes révoltes naîtra la conscience de classe avec toute l’histoire que nous connaissons.

    Nous sommes entrain de revivre le même processus au couleur du siècle bien entendu, puisque nous avons tout doucement recréé les uns après les autres les éléments de son développement, éléments qui pris séparément n’en étaient pas des indicateurs clairs, et étaient même accepté et voulu par la population, comme élément novateurs.

    Un seul exemple au siècle dernier les ouvriers des mines vivaient en osmose avec la société minière qui l’employaient et dont ils dépendaient. Aujourd’hui la même situation se présente sous le paradigme de l’esprit d’entreprise. Le but commun reste identique la meilleure exploitation du travail humain,

    Alors les cités chaudes ce sont les barbares de 1897, mais ils n’ont plus les mêmes origines et leurs révoltes ne sont pas de la voyoucratie, mais le produit d’une compétition où il y a toujours des derniers que l’on rejette autour des villes. Et comme la morale n’est pas faite pour tenir les pauvres en l’état, les plus audacieux comme en 1897 s’organisent et donnent ce que nous connaissons aux USA et ailleurs, et chez nous une zonification, une zone insurrectionnelle sans conscience de classe pour le moment faute d’un liant, mais qui s’exprime par les dégradations visant clairement des symboles de l’états ou en défiant l’ordre.

    Que devenons-nous aux USA tout ce qui touche à l’inculture, tout ce qui n’exige pas un effort d’apprentissage et de réflexion. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas performent ni qu’ils ne disposent pas d’une élites ou d’artistes, mais quand ils s’adressent aux foules ils visent le boyau car l’intelligence n’est pas d’un bon rapport coût avantage et le profit en est toujours moins grand.

    C’est le plus grand reproche que je puisse leur faire d’entraîner les cerveaux vers une régression infantilisante en ne regardant l’homme que par deux trous, la bouche et l’anus les deux extrémités du boyau, car c’est leur seule culture, la culture économique. Ce qui leur vaut avec la sécurité du territoire de disposer d’une suprématie dans l’art de la communication et du conditionnement humain, car sur leur technicité il n’y a pas grande chose à redire.

    Bien naturellement le président Sarkozy n’est pas l’auteur des fractures, il a surfé dessus pour se faire élire, mais il a annoncé clairement le choix du capitalisme d’entreprise, ce qui nous vaut la dérégulation du travail, la réduction des charges et la remise en cause des systèmes de solidarités, et comme il est un bon stratège il les fait dénoncer par la population. Mais sa politique qui renforce le capitalisme concoura et accroîtra de fait les phénomènes de ghettoïsation (pauvre/riche) et les phénomènes de rejet qui engendrent les communautarismes et les regroupements ethniques.

    L’immigration qui à entraîné le métissage est trop récent pour avoir été intégré comme aux USA et le taux de xénophobie et encore élevé, et malgré les injonctions incitatives les rapports avec le monde d’Afrique restent tendus pour certain, conflictuel pour d’autres, ce qui ne favorise pas l’intégration de leurs ressortissants d’hier où d’aujourd’hui.

    Il est donc clair que la compétition où qu’elle ait lieu fait des derniers, leur prise en compte fait la différence, et si on les laisse se débrouiller ils produisent tous le même schéma humain puisqu’ils en sont.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 17 décembre 2007 00:19

    bonjour jo

    merci de ton commentaire j’aurai bien aimé que tu développe pourquoi le travail te paraissait inacceptable comme norme.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 17 décembre 2007 00:16

    bonjour kobayachi.

    il y a longtemps que j’ai renoncé à essayer de comprendre ce qu’est l’intelligence. je crois bien qu’elle n’est pas à notre porté et que nous nous nous contentons d’assembler tout ce que nous apprenons, et celui qui le fera au mieux dans la norme du moment sera qualifié d’intelligent.

    Freud à pousser une porte ouverte par des prédécesseurs, et à montrer par ses échecs un certain nombres de limites, qui ont servis à d’autres pistes.

    je souscris à cette bêtise que tu invoques, mais j’espère que nous sommes dans la phase d’incubation et de saturation, et qu’un jour il y aura l’illumination.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 17 décembre 2007 00:02

    bonjour carpdiem

    Car être oisif c’est devenir étranger aux saisons, et s’écarter de la procession de la vie qui marche avec majesté et fière soumission vers l’infini.

    l’image est poétique et rappelle que ne pouvant plus vivre de la cueillette il vaut mieux que l’homme utilise les saisons pour en vivre est ainsi participer à la grande procession qu’est la vie qui nous soumet à sa grandeur vers un inconnu, alors que l’oisif ne connaitra rien de cette oasis bordée de nuit qu’est notre planète.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 16 décembre 2007 23:51

    Bonjour utopiedj

    Merci pour ton commentaire. A ta question la réponse est oui.

    Le Bouddha à donné la réponse, mais l’observation nous montre aussi que la n’est pas « La Solution ».

    Avoir une maîtrise de notre corps ou notre psychisme est une pratique des yogis et autres maîtres, mais si cela d’abouti pas à la procréation de l’espèce cela peut signifier que leur existence est indicative d’une voie, puisqu’ils existent, dont il faut tirer un enseignement pour vivre mieux afin de croître.

    J’ai bien peur que le changement de paradigme ne soit possible que si les éléments qui y concourent se développent dans l’environnement, même par rétroaction de nos concepts et finissent par façonner la réponse cérébrale qui y correspond.

    la violence n’est pas à proscrire dans la sélection du meilleur géniteur, mais chez beaucoup d’espèce elle se fait sous forme de parade, chez d’autres de heurts accidentellement mortel, chez nous c’est notre activité culturelle qui à rendu nos heurts sélectifs violent en se dotant d’outils, d’armes, d’idéaux, d’espaces criminogènes.

    L’homme dangereux ce n’est pas l’homme instinctif, mais l’homme culturel, et passer au dessus de l’homme culturel pour poursuivre hominisation comme le disait T.Monod, c’est comme le disent aussi les bouddhiste ne pas jouer sans cesse avec les désirs en les exacerbant.

    Mais cela n’est possible qu’après un long apprentissage de la maîtrise de la « sélection naturelle » faite de « sage liberté » et « d’esclaves passions » posées par les stoïciens.

    Cette maîtrise nécessite d’acquérir une capacité transgressive de jugement dans la construction de la normalisation de sa personnalité, avec comme ultime rempart son « for intérieur » (conscience) pour ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas qu’ils nous fassent.

    Cordialement.

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