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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2007 01:38

    Bonjour liliane.

    Je partage ton analyse sur l’information et les faiseurs d’opinion. Il n’y a pas si longtemps je répondais à un article qui posait la question de l’américanisation des esprits.

    J’en disais que c’était moins l’américanisation qui me souciais que leur absence de culture « civisilationnelle » puisqu’ils sont issus du continent européen et ont supprimé la culture autochtone dans laquelle ils ne se reconnaissait pas. Il ne leur a resté que la culture économique qu’il développe à merveille et la défense de leur territoire.

    Mais ce qui les caractérise le mieux c’est la connaissance des mécanisme qui conditionnent l’humain et qu’ils utilisent à merveille également, non pas pour élever l’homme, mais pour utiliser ses fondements qui sont toujours la recherche de la facilité (comportement inné, comme celui de l’aptitude a franchir la difficulté en cas de nécessité).

    Nous retrouvons cela dans leurs connaissances culinaires les fats foods et autres, dans leur cinémathèque, et dans leur slogan publicitaire. Parfois je dis de manière imagée, sans « déconvenir » de leur capacité technologique et intellectuelle, qu’il réduisent l’homme à n’être qu’un boyau avec deux de trous qui évitent le cerveau cet organe complexe où se forme la pensée.

    C’est ainsi que nous aussi nous évitons de plus en plus de faire appel à la pensée, en lui substituant le compte théâtral affectif et l’image « voyeuriste ».

    Faire un tri suppose d’en disposer des moyens, et encore il faut pouvoir résister à 3h de télé en moyenne par jour en sachant que rien de ce qui est regardé n’est anodin, et façonne insidieusement la réflexion.

    Car si les hommes croient encore qu’ils disposent du libre arbitre, il y a longtemps que d’autres savent que c’est en façonnant les évènements au quotidien que ceux ci génèrerons dans les esprits les actions attendus, bien qu’ils croiront que c’est d’eux seul qui les tiennent.

    Ce glissement que tu appelles vers la facilité est apparu vers le début du consumérisme dans les années 1970.

    Le slogan était « vous avez un problème l’on s’en occupe », nous sommes entré dans le développement du service qui ne distingue pas le service de l’infantilisation aliénante.

    Aujourd’hui le slogan est « pour votre sécurité je vous mets sous surveillance », et tous applaudissent. Cela conduit à des aberrations qui vont finir par transformer le bonheur en souffrance, si l’on est plus capable de mesurer une souffrance qui est un indicateur de vie, sans que cela devienne un drame national, ceci conduirait La recherche de l’hédonisme à une négation de la vie.

    L’obligation de se confronter à la vie et la solidarité intra humaine ne sont pas incompatible, et ce n’est pas une démarche à confondre avec l’abêtissement (appel au sens instinctif de tout animal) auquel de plus en plus il est fait appel.

    Il n’y a rien de péjoratif en cela l’apprentissage culturel apprend d’autres paradigmes de nos sens pour sortir d’une situation de cloaque (au sens de Calhoun) illustré par Sodome et Gomorrhe, et déboucher sur ce que nous appelons la civilisation puisque produite par la pensée mise en action par les difficultés de l’environnement.

    Nous sommes dans la situation du primitif qui lève le bras pour cueillir son fruit, tant qu’il y aura des fruit il ne fera aucun effort pour faire autre chose puisque la biologie n’est pas dispendieuse de l’énergie.

    Tant que l’information mâchera la réflexion aux individus ils n’auront aucune raison d’aller la chercher ailleurs sauf s’il y a pluralité d’expression ce qui n’est pas le cas. Sauf si certains sont plus prompts à la transgression parce qu’ils sont des dominants bêtas. Jean Cottraux disait que cette société fabrique des compulsifs.

    Ainsi, nous pouvons dire que chaque individu, guidé dans la vie par des injonctions de toutes natures, revient à être placé dans un rôle « d’acteur », au sens théâtral du terme.

    C’est à dire qu’il se voit imposer ou doit apprendre un rôle qui n’est pas lui-même, alors que pour s’accomplir l’individu devrait être « l’auteur » de sa vie.

    Nous retrouvons bien au travers de cette vie par injonction le rôle de « l’acteur social. » Pourtant, dans nos croyances « conditionnelles » nous avons esseulé la personnalité pour mieux la fondre dans la masse d’une culture « économico logique », et nous expliquons que cette manière d’être permet de développer l’individualité, pourvu que cette individualité soit faite d’un individualisme égoïste et consommateur.

    D’où une tendance à la schizophrénie pour ceux qui y souscrivent et se construisent leur caractère (ou tempérament suivant l’option) sur cette base : « j’existe parce que je consomme ».

    Si Descartes a écrit cogito ergo sum (je pense donc je suis), nous pourrions écrire aujourd’hui en ce qui concerne la société capitaliste : consumo ergo sum (je consomme donc je suis.) Dans les pays riches il y a une permanence de surconsommation qui repose sur des comportements pathologiques habilement induits et utilisés par tous les services commerciaux et la publicité.

    La publicité n’a d’égale que les stimuli de la sonnerie du réflexe de Pavlov. Recherche de la nouveauté, du sensationnel, recherche du mimétisme, de l’adaptation pour être dans la norme. Dépendance à la récompense : dépendance à l’approbation sociale et à son attachement. Persistance : l’image du battant, recherche de la performance et de la réussite. Et tout ceci s’acquiert grâce à la consommation du produit approprié.

    Mais le plus important demeure l’autodétermination dans une course à la croissance par la consommation de biens et de services marchands in fine, sans autre objectif que de vendre tout ce qui peut l’être dans une société boulimique.

    Une boulimie identique à celle des animaux des zoos ou des personnes incarcérées, pour lesquels manger devient une finalité compensatoire des frustrations dans un environnement hostile et clos.

    Ainsi chacun, autodéterminé par le conditionnement culturel d’une économie libérale, oublie dans son « obnubilation » induite par le dogme « économico logique » qu’il conduit l’espèce humaine à sa disparition, si le reste du monde doit suivre en tout point le seul modèle occidental.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 23:38

    bonjour dégueloir.

    tu as été sans pitié, mais juste, en démontrant les revers de la médaille, pour autant cela ne disqualifie pas le désir d’un retour vers la valeur d’utilité humaine et non de la puissance financière de quelques humains.

    Ni cela ne disqualifie pas la capacité réformatrice de l’homme. Après la lecture de nos erreurs productives serons nous en mesure d’en retenir je l’espère le bons usage, de la même manière que nous avons appris par la mort à reconnaitre les bons champignons.

    Nous ne sommes pas sur cette voie, nous n’y viendrons, non pas grâce à notre raison, qui n’est pas suffisante pour diriger nos choix, mais toujours par obligation quand il n’y aura plus les matériaux pour produire nos biens industriels, quand comme tu le dis nous aurons tout dévasté. L’on peut ralentir cela par un retour au bien durable, par la suppression du markéting et la création d’une richesse intellectuelle par l’’apprentissage permanent du savoir rémunérer.

    Il vaut mieux payer des hommes à apprendre plutôt qu’a consommer des bien éphémères sources de pollution pour le seul bénéfice de quelques idéologues du marché.

    Faire un choix entre l’essentiel et le futile ne semble plus d’à propos, tous ces choix de l’intelligence on fuit devant l’appel basique de nos sens primitifs (à nos réflexes dirait villach) et la civilisation ne se définie plus par la compréhension du monde mais par la quantité de bien à consommer.

    Et comme nous sommes la plus part des aveugles cérébraux nous ne voyons pas ce qui nous lie aux animaux qui ingurgitent le maximum de nourriture car il ne savent pas de quoi demain sera fait.

    Difficile d’échapper au fondement du vivant surtout quand pour faire du fric tous les jours l’on nous y ramène. l’aire de la philosophie et de la réflexion à laissé la place à celle du ventre(aucune similitude avec le Ki).

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 22:39

    bonjour la république.

    il est bien évident qu’il faut rattacher le libéralisme à son époque essentiellement commerçantes et manufacturières, et celle du capitalisme au développement de l’industrie métallurgique (les maitres des forges).

    cela n’empêche pas que ce sont des libéraux qui ont développé le capitalisme et même des libéraux qui en ont exclus la philosophie libérale en considérant que la liberté n’appartenait qu’aux possédants.

    pour autant la loi du marché reste un mythe, elle sous entend une régulation naturelle que personne ne peut définir à moins de dire que chaque agent économique intervenant sur le marché est justifié de l’influencer dans son intérêt, ce qui inclus bien entendu l’état comme agent économique représentant les désirs économiques collectif.

    le fait que tout doit être marchand relève d’une approche philosophique et nom économique.

    mais je suis bien d’accord avec toi sur l’évolution moderne du capitalisme (formation de capital) qui c’est trouvé une mine virtuelle et quasi inépuisable la monnaie.

    cette mine là, produit de notre cerveau ne peut se dévaloriser que par une refonte du système bancaire pour isoler les « sangsues », ce qui exige des états une responsabilité politique qu’il ne veulent plus prendre sur les conseils de ces possédants.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 21:59

    bonjour Roland.

    je n’ai pas compris en quoi le pouvoir d’achat, les emplois et le budget de l’état épuisent l’économie. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 00:40

    Bonjour jérome.

    Je ne pense pas que je lirai cet essaie, car il risque de reprendre des lectures déjà faites.

    Mais je n’aime pas trop l’utilisation du terme chaos pris dans le sens de désordre. Le chaos est l’ordre universel qui échappe à la compréhension humaine ce n’est donc pas le désordre mais la limite de notre aptitude.

    Ensuite ce qui se modifie est la transgression de l’ordre occidental qui lie tout le reste du monde suivant son paradigme, et distingue par exemple chez l’islam, le religieux et le politique. Ce qui n’est pas fondé car l’on gagne les grâces de dieu certes, par la prière, mais aussi par une vie politique exemplaire. La séparation républicaine et laïque française d’avec la religion n’est pas universelle.

    Ensuite la disparition du bloc de l’est à n’a pas fait disparaître de fait tous les opposants qu’il regroupait ou soutenait, il s’en est suivit de nombreux chefs de guerre ou de groupes armés.

    Les tentatives de fédération de ces opposants se font clairement sous l’appel de l’islam, mais il n’y a pas de façade en cela, car l’islam comme toutes religions est aussi politique. La confusion l’est pour ceux qui ont établie une séparation culturelle entre le politique et la religion, cette situation dichotomique pose des problèmes à ceux qui ne vivent pas dans l’esprit de leur foi.

    Ce que n’a pas l’islam en propre depuis la fin de l’empire ottoman c’est un état. Il lui est donc devenu impossible de livrer une guerre traditionnelle, pour deux raisons.

    1/c’est que l’opposition islamiste subversive c’est construite autour du conflit Israélo palestinien, la chute du shah d’Iran et la guerre russo américaine en Afghanistan, donc difficile d’identifier un chef (vu occidentale d’où le « bendalinisme » récurant).

    2/ c’est qu’il n’y a pas de guerre déclaré seulement des déclarations de promulgation de lutte contre le représentant du Mal, ce qui engendre des actions d’éclats aux motivations les plus diverses sans champ de bataille précis avec un armement de fortune aléatoire.

    Le terrorisme auquel il donne cours n’est pas en soit un phénomène nouveau d’opposition, il a seulement un nouveau visage à deux faces l’une sert aux USA d’investir les lieux pétrolifères, l’autre d’exercer sur les citoyens des contrôles et des surveillances qui relèvent de moins en moins de la démocratie.

    Quand à la criminalité, depuis les années soixante dix, années du départ du consumérismes et du chômage, elle n’a fait que croître jusqu’à fin des années 90, et se maintien à un haut niveau depuis.

    Le fait de noter paradoxalement à l’élévation du niveau de vie des uns, un accroissement de la pauvreté chez d’autres ne peut être qu’un facteur criminogène, Le Play en a fait la démonstration il y a bien longtemps.

    Mais parmi ceux-ci il faut distinguer ceux qui s’organisent et se professionnalisent, et qui utilisent la technologie pour leur fin (informatique) et ceux qui sont des relaies médiocres de la pauvreté condamné aux larcins de petites envergures.

    Pour celle-ci j’avais lu les travaux de Tremblay et j’avais trouvé bien inquiétante sa recherche du criminel à la base dans les familles, ce qui lui avait fait dire que la criminalité était culturellement transmissible, comme l’est l’opposition terroriste lorsqu’elle s’enracine dans la durée, tel le conflit Israélo palestinien.

    Je crois que l’on ne peut pas mettre sur le même pied le terrorisme comme action politique, qui pose un problème de jugement insoluble, (car nous avons vu Arafat chef terroriste devenir chef d’état, ce qui laisse entendre ce que l’on savait déjà que lorsque un terrorisme réussi il n’est pas condamnable) et celui du crime de droit commun qui se juge comme tel.

    Souvent les terroristes tombent sous le coup du droit commun car ils blessent ou tuent des civils, mais qu’en serait-il s’ils ne s’en prenaient qu’aux militaires, les quelques cas basques et irlandais ont démontré que cela ne changer pas la vision de celui qui est au pouvoir, mais dénote notre incapacité à juger le fait pour ce qu’il est.

    Espérons que nous n’aurons pas dans ces temps de révisionnisme du passé, un fou pour juger les résistants à l’occupation nazi pour terrorisme.

    je ne crois pas que la complexité soit plus difficile que par le passé, ce qui l’est c’est la taille du terrain d’investigation, les moyens de communications et la quantité de sujet et produit donnant cours à malversation à destination d’une population consommatrice plus fortuné.

    Rien n’est immuable il y a eu un renversement de valeur qui conduit à ce que le citoyen se présume coupable, que celui qui veut améliorer sa condition sociale devient un réactionnaire anti libéral, les mondes ne sont pas séparé pour que l’on n’y trouve pas cette inversion, où être malhonnête devient presque une référence. C’est pour cela qu’Attali écrit que notre monde d’aujourd’hui se caractérise par la déloyauté.

    Cordialement.

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