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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 9 janvier 2008 18:32

    Bonjour la taverne.

     

    Merci pour cet article qui cerne la complexité du problème. Mais indéniablement nous ne sommes que dans une exploitation sécuritaire d’une perversion épuratoire qui a toujours été utilisé dans les moments de difficulté. Celles  que rencontre les hommes aveugles par ignorance des maux qu’ils génèrent, et qui cherchent en dehors de leur esprit les boucs émissaires qui leurs permettent de déverser leur fiel.

    Ce comportement normal ne me choque que lorsqu’il s’affuble de terme incantatoire comme justice. Notre président est celui des victimes, il l’a dit et répété, mais pas celui des victimes de la politique économique que l’on trouve dans les citées « zoonifiés », cela je l’avais compris, aussi.

    Pour structurer son raisonnement il faut disposer de convictions que l’on puise dans le passé des autres soumis aux actes du présent, elles en sont donc imparfaite, et c’est bien pour cela que le doute profite à l’accusé, c’est pour cela que la part de méconnaissance qui détermine notre futur doit être préservé, car de cette compréhension dépend la démocratie et la liberté relative.

    Un être qui veut s’assurer du déterminisme de son futur, devient un malade mental qui s’ignore, quelles que soient les justifications qu’il y trouvera, il peut être assurer de se construire un « enfer ».

    Le pédophile qui est visé par cette loi et le prétexte qui cache, comme la nicotine du tabac, d’autres maux, jusqu’à devenir mortelle pour des fonctions naturelles telle la liberté de tous hommes de circuler librement, sauf lorsque mentalement se justifie une aliénation, et l’enfermement ne devrait être que le recours ultime et non la règle comme c’est le cas.

    Ceux qui n’ont que cette vision sont-ils capables de comprendre que c’est leur esprit qui est clos, et qu’ils en reproduisent la structure, comme pour leurs compétences professionnelles car elles aussi demandent des structures fermées, sauf dans l’art.

    Est-il difficile de comprendre que la nécessité de structurer son esprit pour accéder à notre culture sociétale et à sa morale exige de clore notre activité cérébrale pour assimiler ses principes mais qu’ensuite il faut désapprendre pour comprendre notre monde cérébral que nous projetons, car il est illimité et il y a pléthore de représentations.

     

    Alors si dans cet exercice périlleux quelques uns si embourbent par perversité ou maladie, il faut savoir que le primitif les excluraient du groupe comme tout handicapé, sauf que l’homme civilisé c’est donné les moyens grâce aux humanistes d’assumer cette charge.

    Nous avons su adapter notre monde aux handicapés de toutes sortes nous sommes donc capable de l’adapter aux « handicapés sexuels ».

    « Mais la rétention de sûreté va se rapporter aux quelques cas, aux rares destinées, coupables sûrement et victimes aussi d’elles-mêmes, qui se glisseraient entre les mailles de ce filet serré pour s’abandonner aux démons intimes dont elles souffrent, qui les torturent et leur font tuer autrui. Aucune structure, aussi efficiente soit-elle, n’est assez contraignante pour peser, sans cesse, de tout son poids de coercition sur un être pour l’empêcher de perpétrer l’intolérable, quand au tréfonds de lui-même tout l’y pousse. »

     

    Il faudrait envoyer Bilger discourir chez Bush car nous avons vécu la justesse de sa diatribe quand son démon intime l’a poussé à la guerre et aux tortures.

     

    Cette prose Bilgérienne est l’exemple même de la corrélation entre la structure professionnelle et la pensée. Sa profession qui structure son existence l’empêche de débloquer sa pensée en dehors du milieu où il agit, comme la mienne m’a ouverte les portes du monde je n’ai eu aucun mérite si ce n’est d’avoir agit.

     

    Encore.

     

    « La dérive dangereuse serait de léser la société pour ne pas porter atteinte à la liberté de quelques-uns, fatalement voués au crime tant leur ressort intime et leurs pulsions les y conduiraient, comme malgré eux. Si refuser de telles perspectives, c’est faire "du populisme en action", comme, avec un peu de condescendance, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme, dans l’Express, nous en prévient aussi, vive, alors, cette volonté que je qualifierai de populaire et tant pis pour les délicats ! »

     

    Qui ne souscrirait pas a cela. De chaque événement nous pouvons en dire la même chose, et c’est là le drame. Chaque fois que l’on nous présente un événement pris isolément et que nous le traitons séparément du tout, son élimination parait une évidence dans l’intérêt commun. Avec de tel propos on enferme le monde, car la notion de crime s’étend comme la peste à tous nos comportements, et l’homme devient un être criminel qui doit démontrer son innocence au tribunal des malades mentaux que nous avons élu car c’est nous qui le sommes devenus.

     

    Et c’est là que l’on perçoit notre dérive mentale car être criminel n’est plus tuer intentionnellement, mais avoir un comportement qui peut y conduire. Autant dire que l’homme naît criminel, déjà au regard de son histoire et aux données de son futur de pollueur il l’est.

     

    Le concept de race a conduit au nazisme avec ces commissions de médecins qui mesuraient la pureté des fasciés, maintenant l’on va avoir celle qui mesure la pureté des esprits pour satisfaire au concept de tolérance zéro.

     

    Et il y en a qui doute encore de l’enfer qui se dessine, me dira tu as nouveau que je jette le bouchon trop loin.

     

    L’exemple du canada et une avancé, mais il ne faut pas oublié qu’ils sont aussi à l’origine de la surveillance des enfants pour déceler le futur délinquants, car c’est moins coûteux que de modifier l’environnement économique qui les fabrique.

     

    Lla politique de l’épuration, égale à celle de la race. On ne cherche plus la race pure mais le comportement pur, ce qui n’a rien à voir avec la notion de bien et de mal, que beaucoup confusionne.

    Soumis à un test psycologique, les volontaires à qui l’on proposait avec justification de sacrifier une vie humaine pour en sauvaient d’autre ne s’y résolvaient pas dans leur majorité, serions nous devenu une majorité d’anormaux ?

    Pourtant ce qui m’interpelle c’est moins ce retour prévisible au fascisme que la prégnance de ce comportement au fil des siècles y compris dans celui qui donna naissance au judéo christianisme. J’en ai une petite idée mais je n’ai pas saisi en quoi elle est une réponse événementielle régulatrice.

     

    Mais pour ce qui est de ce projet de loi, le fond politique est évident et le pédophile n’est que l’arme qui l’entremet pour dévier sur le fond du débat liberticide.

     

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 8 janvier 2008 23:14

    bonjour zen

    bel article sur la rationalisation des esprits, finalement c’est toi qui l’aura écrit. La victoire de l’économicus sur le sociabilis, mais que passagère.

    La facilité est un comportement humain naturel car la biologie est dispendieuse d’énergie, mais elle devient régressive dans un monde culturel qui s’en écarte par ses créations, mais elle est acceptable quand elle est innovatrice, c’est pour cela que le terme infantilisation est approprié à la situation que nous vivons.

    triste quand les plus instruits regardent leurs semblables comme de belles poires à porté de mains.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 8 janvier 2008 22:29

    Bonjour lilian

    Très bon article.

    Le pédophile est devenue l’arme fatale du président, il sait qu’aucun français n’y résiste, il sait que la culpabilité intérieure qu’il soulève sur les pensées inavouables des uns et des autres qui nourrissent leurs fantasmes et leurs excitations les empêchera de s’opposer à toutes mesures concernant la pédophilie, même les plus inhumaines.

    Il sait qu’intérieurement beaucoup les conçoivent morts, une façon comme une autre de circonscrire ses propres impulsions secrètes, c’est pour cela que les psychiatres disent qu’il n’est pas interdit de fantasmer mais de passer à l’acte.

    Je ne vais pas m’appesantir sur le drame des agresseurs et des victimes, mais plutôt soulever l’évolution régressive que cela entraîne.

    Bien sur personne n’est à condamner, même pas le président dont le comportement hypocrite est généré par celui d’une bonne partie des français.

    L’histoire raconte que la souris pour aller récupérer sa queue coupée par un train, en perd la tête au retour. Sur la pédophilie les français font de même, il suffit de leur agiter un risque potentiel bien orchestré médiatiquement sur leur tête blonde pour qu’ils deviennent incapable d’une réflexion quitte à y perdre leur tête, c’est à dire leur liberté individuelle, le principe philosophique libéral auquel il se réfère tant en économie et qu’ils ont déjà perdu avec le retour du « libéralisme capitalistique », ceci expliquant cela car pris dans la philosophie totalisante « entreprenariale » on fini par trouver la démocratie et la liberté laxiste.

    Pourtant le risque majeur que court leur tête blonde n’est pas celui mineur de la pédophile mais celui majeur de la pollution de l’activité économique de leurs parents.

    Même s’ils en ont conscience cela ne les chagrines pas plus, puisque soumis à leurs impulsions productivistes et leurs compulsions consommatrices et leurs boulimies nutritionnelles, ils ne changent pas d’attitude. Faut-il les mettre en prison pour crime contre l’humanité ou dans un centre de rétention pour malades obsessionnels.

    Philippe Pinel (20 avril 1745 à Saint-Paul-Cap-de-Joux - 25 octobre 1826 à Paris) est un aliéniste français. Il fut pour l’abolition des chaînes qui liaient les malades mentaux et, plus généralement, pour l’humanisation de leur traitement. Il travailla notamment à l’hôpital Bicêtre. On lui doit la première classification des maladies mentales. Il a exercé une grande influence sur la psychiatrie et le traitement des aliénés en Europe et aux États-Unis.

    Si je rappelle l’œuvre de Pinel c’est que nous sommes entrain de recréer les chaînes qu’il à eu tant de mal à faire tomber et dont Badinter fut le dernier grand acteur de cette « désaliènation » de l’homme de sa peur viscérale qui le pousse à fuir ou tuer quand il en dispose des outils (y compris politique).

    Il n’est donc pas honteux d’avoir peur, c’est un acte essentiel à notre existence, mais la paranoïa que développe l’arme fatale est une maladie psychiatrique.

    Sauf que quand elle touche une majorité de personne elle devient la norme et paralyse la réflexion. Car la peur doit pour être efficiente utiliser la voie cérébrale courte qui évite le cortex ou se développe la pensée. Mais quand la pensée qui y concourt l’on appelle cela la vengeance. J’ai déjà eu l’occasion de le dire la vengeance est un comportement de primitif que nous avons maîtrisé et dont la religion chrétienne en a donné le plus fort des symboles pour en rompre la chaîne avec sa notion de pardon.

    Un état d’infériorité se caractérise par l’inaptitude des individus de solutionner leurs différents par le langage dont l’apprentissage est un acte de civilisation.

    Ainsi lorsque l’émotion bloque la parole ou que l’incompréhension s’installe, alors l’on passe aux actes, aux guerres, aux conflits, aux éliminations de toutes sortes.

    Ainsi cette loi sur la rétention n’est que le résultat d’une situation d’infériorité qui caractérise la régression dans laquelle nous nous sommes installés parce que nous disposons de tous les moyens scientifiques connus à ce jour pour faire face à ce problème de comportement pédophile inhérent aux comportements sexuels organiques pervertie par les cultures sociétales, qui exigent de refouler des comportements primitifs dérégulés par la sédentarisation et la promiscuité humaine, indépendamment d’un dysfonctionnement hormonal ou neurologique.

    Seul les imbéciles trouvent dans ce sujet dramatique la justification de leur ignorance et la satisfaction hypocrite de leur jugement.

    Quand au président il y trouve le moyen de préparer le lit du despotisme. Il ne sera pas le premier à installer un tribunal de la bonne conduite. Les mollâs d’Afghanistan avaient leur ministère de la moralité, et les inquisiteurs fouillaient les pensées sous la question.

    Quelle tristesse de voir que l’histoire est moins sue que les publicités, quelle tristesse au-delà des drames de voir l’instrumentalisation de la population pour quelle s’avilisse, de la voir fuir les décisions politiques pour vivre par procuration les drames humains qu’on lui donne au souper.

    Quand je pense qu’un jeune de 27 ans va se retrouver dans un milieu criminogène pour excès de vitesse aggravé sans que cela ne nous souci d’un cheveux tant l’on nous a vendu la prison comme un bienfait, la solution des solutions, que l’on accepte les camps de rétention des immigrés sans crier au Vel d’hiv.

    Ce n’est pas de cette société dont rêvait Pelloutier en voulant émanciper les ouvriers, ni moi quand j’ai repris le flambeau pour les pousser à s’instruire de tout dans les universités. Avoir échoué n’est pas le problème c’est de voir leur résignation qui en est un et leurs enfants sont plus en danger de cela car il la leur transmette que de la pédophilie.

    Merci pour ton article.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 7 janvier 2008 23:00

    Bonjour vive L R.

    Une politique de civilisation, quand j’ai lu que le président l’avait repris j’ai cru à un gag.

    Dans la bouche de E.Morin que je lis depuis longtemps, cela à un sens, dans celle de du président Sarkozy il faut se demander sur quelle morale il va accès une déferlante médiatique pour la faire suivre d’une aggravation de mesure de sécurité et exercer une pression répressive sur d’éventuelle protestation de la pauvreté.

    Déjà lui et Me Royal durant la campagne électorale avaient des accents Pétainiste, serions donc nous arrivé au moment de les mettre en musique.

    Je suis désolé pour les croyants qui ont la foi, mais la religion chrétienne a souvent eu plus d’utilité politique que de fin spirituelle, non que les deux soient séparé, mais sa morale visait à maintenir les pauvres en l’état, alors que seule la transgression leur permet d’en sortir lorsque la solidarité ne s’exerce plus. Il faut donc s’attendre à ce qu’elle resserve de support au « libéralisme capitalistique » auquel nous sommes revenus, et pour le capitalisme financier le président prend les citoyens pour des « cons » il n’a aucun moyen d’action dessus.

    Je crois sans me tromper que la « Politique civisilationnelle » qui se met en place n’est rien d’autre que la confirmation du management d’entreprise pour, non administrer le pays, mais le gérer comme une entreprise avec le totalitarisme que cela emporte. Egalement la permanence d’une culpabilisation de la population pour faire passer ses réformes semble être un trait marquant de cette « politique civisilationnelle », dans laquelle le thème médiatique affectif et conté, plus les mots chocs et répété sont le fer de lance, le dernière en date est l’éco taxe, un monstre d’absurdité au vu des données internationales qui est passé comme une lettre à la poste.

    J’ai bien peur que notre président tombe dans la suffisance et au lieu de s’inspirer de mots d’E.Morin il devrait le lire.

    Pour clore mon commentaire on de décide pas de faire une politique civisilationnelle, ce sont les faits antérieurs qui décident de ceux de demain et si l’on croit que par les lois on l’oriente, l’on est dans la même erreur, elles ne répondent qu’aux événements écoulés et c’est seulement un regard sur le passé qui donne les projections incertaine du futur. L’humain n’est pas en mesure de penser un futur qui ne soit le malaxage de son magasin de la méconnaissance dont il a extrait ce qu’il a pu en comprendre, je terminerai donc sur cette pensée Moricienne.

    « Sarkozy cherche-t-il à gagner la confiance du peuple, allant jusqu’à flatter ses bas instincts, pour être en mesure de le tirer vers le haut et de contribuer au renouveau de la France ou au contraire est-il le symptôme de son époque qui cherche à se racheter une conscience par quelques discours aux envolées lyriques ? » Ni l’une ni l’autre seulement un grand communicant qui trompe son monde car le seul domaine où il excelle c’est dans le sécuritaire puisque c’est son fond de commerce. Ton article été intéressant. Il aurait mérité que j’y réponde philosophiquement si le président ne s’était pas approprié ce concept.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2007 01:38

    Bonjour liliane.

    Je partage ton analyse sur l’information et les faiseurs d’opinion. Il n’y a pas si longtemps je répondais à un article qui posait la question de l’américanisation des esprits.

    J’en disais que c’était moins l’américanisation qui me souciais que leur absence de culture « civisilationnelle » puisqu’ils sont issus du continent européen et ont supprimé la culture autochtone dans laquelle ils ne se reconnaissait pas. Il ne leur a resté que la culture économique qu’il développe à merveille et la défense de leur territoire.

    Mais ce qui les caractérise le mieux c’est la connaissance des mécanisme qui conditionnent l’humain et qu’ils utilisent à merveille également, non pas pour élever l’homme, mais pour utiliser ses fondements qui sont toujours la recherche de la facilité (comportement inné, comme celui de l’aptitude a franchir la difficulté en cas de nécessité).

    Nous retrouvons cela dans leurs connaissances culinaires les fats foods et autres, dans leur cinémathèque, et dans leur slogan publicitaire. Parfois je dis de manière imagée, sans « déconvenir » de leur capacité technologique et intellectuelle, qu’il réduisent l’homme à n’être qu’un boyau avec deux de trous qui évitent le cerveau cet organe complexe où se forme la pensée.

    C’est ainsi que nous aussi nous évitons de plus en plus de faire appel à la pensée, en lui substituant le compte théâtral affectif et l’image « voyeuriste ».

    Faire un tri suppose d’en disposer des moyens, et encore il faut pouvoir résister à 3h de télé en moyenne par jour en sachant que rien de ce qui est regardé n’est anodin, et façonne insidieusement la réflexion.

    Car si les hommes croient encore qu’ils disposent du libre arbitre, il y a longtemps que d’autres savent que c’est en façonnant les évènements au quotidien que ceux ci génèrerons dans les esprits les actions attendus, bien qu’ils croiront que c’est d’eux seul qui les tiennent.

    Ce glissement que tu appelles vers la facilité est apparu vers le début du consumérisme dans les années 1970.

    Le slogan était « vous avez un problème l’on s’en occupe », nous sommes entré dans le développement du service qui ne distingue pas le service de l’infantilisation aliénante.

    Aujourd’hui le slogan est « pour votre sécurité je vous mets sous surveillance », et tous applaudissent. Cela conduit à des aberrations qui vont finir par transformer le bonheur en souffrance, si l’on est plus capable de mesurer une souffrance qui est un indicateur de vie, sans que cela devienne un drame national, ceci conduirait La recherche de l’hédonisme à une négation de la vie.

    L’obligation de se confronter à la vie et la solidarité intra humaine ne sont pas incompatible, et ce n’est pas une démarche à confondre avec l’abêtissement (appel au sens instinctif de tout animal) auquel de plus en plus il est fait appel.

    Il n’y a rien de péjoratif en cela l’apprentissage culturel apprend d’autres paradigmes de nos sens pour sortir d’une situation de cloaque (au sens de Calhoun) illustré par Sodome et Gomorrhe, et déboucher sur ce que nous appelons la civilisation puisque produite par la pensée mise en action par les difficultés de l’environnement.

    Nous sommes dans la situation du primitif qui lève le bras pour cueillir son fruit, tant qu’il y aura des fruit il ne fera aucun effort pour faire autre chose puisque la biologie n’est pas dispendieuse de l’énergie.

    Tant que l’information mâchera la réflexion aux individus ils n’auront aucune raison d’aller la chercher ailleurs sauf s’il y a pluralité d’expression ce qui n’est pas le cas. Sauf si certains sont plus prompts à la transgression parce qu’ils sont des dominants bêtas. Jean Cottraux disait que cette société fabrique des compulsifs.

    Ainsi, nous pouvons dire que chaque individu, guidé dans la vie par des injonctions de toutes natures, revient à être placé dans un rôle « d’acteur », au sens théâtral du terme.

    C’est à dire qu’il se voit imposer ou doit apprendre un rôle qui n’est pas lui-même, alors que pour s’accomplir l’individu devrait être « l’auteur » de sa vie.

    Nous retrouvons bien au travers de cette vie par injonction le rôle de « l’acteur social. » Pourtant, dans nos croyances « conditionnelles » nous avons esseulé la personnalité pour mieux la fondre dans la masse d’une culture « économico logique », et nous expliquons que cette manière d’être permet de développer l’individualité, pourvu que cette individualité soit faite d’un individualisme égoïste et consommateur.

    D’où une tendance à la schizophrénie pour ceux qui y souscrivent et se construisent leur caractère (ou tempérament suivant l’option) sur cette base : « j’existe parce que je consomme ».

    Si Descartes a écrit cogito ergo sum (je pense donc je suis), nous pourrions écrire aujourd’hui en ce qui concerne la société capitaliste : consumo ergo sum (je consomme donc je suis.) Dans les pays riches il y a une permanence de surconsommation qui repose sur des comportements pathologiques habilement induits et utilisés par tous les services commerciaux et la publicité.

    La publicité n’a d’égale que les stimuli de la sonnerie du réflexe de Pavlov. Recherche de la nouveauté, du sensationnel, recherche du mimétisme, de l’adaptation pour être dans la norme. Dépendance à la récompense : dépendance à l’approbation sociale et à son attachement. Persistance : l’image du battant, recherche de la performance et de la réussite. Et tout ceci s’acquiert grâce à la consommation du produit approprié.

    Mais le plus important demeure l’autodétermination dans une course à la croissance par la consommation de biens et de services marchands in fine, sans autre objectif que de vendre tout ce qui peut l’être dans une société boulimique.

    Une boulimie identique à celle des animaux des zoos ou des personnes incarcérées, pour lesquels manger devient une finalité compensatoire des frustrations dans un environnement hostile et clos.

    Ainsi chacun, autodéterminé par le conditionnement culturel d’une économie libérale, oublie dans son « obnubilation » induite par le dogme « économico logique » qu’il conduit l’espèce humaine à sa disparition, si le reste du monde doit suivre en tout point le seul modèle occidental.

    Cordialement.

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