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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 6 octobre 2007 21:16

    Bonjour dr.goulu.

    Les commentaires sur ton article sont intéressant, même ceux caustiques quand l’on comprend au delà de ce qu’ils disent.

    L’on peu être un fermant défenseur du capitalisme, mais il faut l’accepter avec les effets régulateurs qu’il génère si non il en mourrait.

    Je m’explique autour d’une aporie, la meilleure rentabilité pour le capital est que la production d’un bien ne lui coûte rien, en quelque sorte que ceux qui travaillent à la production des biens le fasse gratuitement (c’est le principe des spéculations, c’est pour cela qu’elles explosent régulièrement).

    Mais une fois vendu ses produits à ceux qui détiennent le capital on ne va pas loin et cela ne justifie pas une grande activité économique même si l’on fait tourner l’argent au maximum. Une fois tous les riches nantis le système aurait végété ou se serait éteint.

    C’était le mode d’activité des sociétés antérieures et ceux qui travaillaient gratuitement ne s’appelaient pas des ouvriers.

    Ainsi le nécessaire écoulement des produits a enduit de redistribuer la monnaie en échange,qui est récupéré par l’intermédiaire des biens et accéléré par l’endettement pour acquérir ces biens. Ford avait parfaitement comprit cette exigence du capitalisme.

    Nous devons donc tout notre progrès a ces deux constantes, des entrepreneurs qui utilisent la puissance de travail des hommes qui en échangent réclament une part (peu importe la forme) du capital investi et fructifié par eux pour acquérir les biens qu’ils produisent. Je ne vais pas me situer sur le plan écologique qui nécessite la décroissance ou une réactualisation des urgences économiques.

    Je ne vais pas faire l’historique du capitalisme mais seulement rappeler que forcément il a engendré une amélioration des conditions sociales d’une certaine partie de la population. Il n’est pas besoin de chiffres pour se rendre compte de cela, le principe de production l’induit.

    Ceci ne se fait pas de manière linéaire suivant les pays, d’autant plus que le développement des uns se fait aussi sur l’utilisation des matières premières des autres et de leurs conditions d’emplois.

    Le système de compétition pour la puissance, la richesse, ou simplement pour la capitalisation exige qu’il y ait un premier et un dernier. Il ne faut donc pas compter sur ce système pour être égalitaire sinon là aussi il en mourait. Pour autant cela ne justifie pas que les meilleurs ne se retournent pas vers les derniers pour qu’ils bénéficient de ce à quoi ils concourent par leur faiblesse, sinon ils seraient peut-être à la place de ceux qui sont les premiers. Ceci est donc régulé par le niveau social des cultures dans les quelles nous naissons et de dépend aucunement du mérite des uns et des autres, qui s’ils n’y étaient pas poussé par leur milieu respectif et abandonné à eux même ne feraient rien.

    Alors nous pouvons mesurer cela par des statistiques comme tu l’indiques, ce que nous faisons dans tous les domaines pour avoir une lisibilité de nos actions et comportements. La mesure d’un écart comme le montre les stats Gini reste un indicateur de distribution et répartissions des richesses, mais ne préjugent pas de ce qu’est l’inégalité puisque quel que soit le niveau ou se déroule la compétition il y aura un premier et un dernier. Et pourra ton empêché le dernier d’estimer qu’il est dans une société ou se creuse les inégalités même s’il est plus riche que ces prédécesseurs.

    Effectivement, les Français se sont enrichis. De 1949 à 1999, le patrimoine moyen des français est passé (hors inflation) de 2744 Euros (18 000 f) à 182927 Euros (1 200 000 f), avec un accroissement des inégalités que cela engendre. C’est ainsi que 5% des ménages détiennent la moitié des actifs financiers. Parmi eux 1% détiennent 20% de la richesse totale. La moitié des ménages se partagent 5% des actifs, dont 60% de ceux qui ont un patrimoine supérieur à 1,2 millions d’Euros (8 millions de francs), sont des indépendants (actifs ou retraités), et 30% d’entre eux sont, soit Chefs d’entreprise ou ont des professions libérales. Neuf ménages sur dix possèdent un patrimoine financier (livret d’épargne, valeurs mobilières, assurance-vie), 9% en possèdent toutes les formes de patrimoine, six sur dix possèdent des biens immobiliers, et 6% des français ne possèdent rien. Le patrimoine total des particuliers est estimé à 4345 milliards d’Euros (28 500 milliards de francs). (Francoscopie 2001).

    Cela n’a pas empêché le président Chirac de dire et ses successeurs après lui, qu’il existe une fracture sociale. Le facteur demeure sociologiquement subjectif, c’est ce qui fait la différence entre les comportements humains et les comptes mathématiques.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 6 octobre 2007 10:46

    Bonjour philipakos.

    Intéressant ton article. Je m’étais penché sur le sujet comme tant d’autre avant moi, je te joins mes commentaires de l’époque. La situation a du légèrement évolué, sur le comportement des français je te conseille un excellent ouvrage d’un sociologue Gérard Mermet qui édite tous les deux ans un livre qui se nomme Francoscopie. Il est bien évidant que ce type de lecture induit un certain nombre d’analyses qui se retrouvent dans tous les débats et nous pouvons même voir les politiques s’y soumettre.

    Ainsi, sur une courte période de quelque 30 ans, la qualité du savoir-faire délivré par les revues spécialisées d’informations et autres sur le bricolage a évolué. Le bricolage est devenu une activité de loisir et de « faire soi-même », incité en cela, par la disparition de certaines tâches non rentables des métiers de la réparation ou par simple souci d’économie (voire de certain métier qui se sont raréfiés), en même temps que par l’individualisation et l’aménagement de l’habitat, et la production de biens de séries et du jetable, ainsi que des productions de masse réalisé dans des États pauvres. Aujourd’hui, il y a 60% des français qui bricolent, contre 45% en 1969. Dans ce seul secteur, la dépense par personne atteint 244 Euros (1600 f), le jardinage 213,50 Euros (1400 f), et le bricolage automobile 396 Euros (2600 f) par ménage motorisé. Ces quelques chiffres montrent à l’évidence que le marché du loisir se porte bien.

    Mais qu’en est-il du marché de la Connaissance et du Savoir, le marché de la culture.

    20 - Le savoir se vend mal sauf parmi ceux qui le possèdent, mais la culture populaire enrichit leurs protagonistes. Elle est l’objet de débats, dans lesquels il faut un décodeur qui existe en kit et en pièces détachées dans le magasin de la méconnaissance

    Le savoir se vend mal sauf parmi ceux qui le possèdent...

    Si on regarde à partir de l’exemple ci-dessus, le développement de l’enseignement complémentaire auxquels actuellement les adultes s’adonnent, cet enseignement, mis en parallèle à celui du loisir, en est au stade embryonnaire du bricolage. Cela, parce que chacun se cultive à sa convenance dans le « marché » de la culture existant, et que la part correspondant à un apport de Savoir, dans ce marché, est minime.

    Cet apport de savoir complémentaire se fait essentiellement au travers de la lecture. Il faut donc à la fois examiner et trier la part qui conduit à une accumulation de savoir, ceci par rapport à la culture ludique, quand les deux ne sont pas cumulés comme beaucoup d’ouvrages, ou le ludique permet de réaliser la vulgarisation de sciences dures, ou qu’il vient en complément pédagogique de l’enseignement traditionnel.

    Je ne veux pas dire par-là que j’écarte l’activité ludique comme moyen d’enseignement, ni l’utilité des ouvrages purement « récréatifs », (s’ils existent c’est que leur usage correspond à un désir exprimé) ; mais je ne les retiens pas comme constituant un apport de connaissances correspondant à une acquisition de savoir. Je reconnais par ailleurs que mon analyse est arbitraire, car des ouvrages « récréatifs » sont parfois des supports à un enseignement, et j’ai à l’esprit des ouvrages de romans ou de sciences-fictions, comme tout un chacun peut en avoir, qui sont conseillés parfois comme référence à lire à l’occasion d’un enseignement littéraire.

    Globalement ce sont les gens les plus instruits qui s’adonnent à la lecture, et les achats sont comme je l’indiquais « récréatif ».

    En effet, les diplômés de l’enseignement supérieur ont représenté en 1998, 24% de la totalité des achats pour ne représenter que 9% de la population. Les femmes ont effectué 57% de ces achats.

    Par ailleurs 51% du total de ces achats sont des ouvrages de littérature générale, pour l’essentiel des romans. Les livres des sciences humaines ne représentent que 5% des achats, les ouvrages de sciences et techniques 3%. Si je peux, à tort ou à raison, considérer que les livres de sciences sont vecteurs de savoir , parce qu’ils permettent d’accéder aux mécanismes du savoir, ils représentent seulement 6,2% des achats pour 9553 titres vendus à 25476 exemplaires, les livres scolaires 17,3% pour 7274 titres vendus à 71209 exemplaires, les livres pour la jeunesse 7697 titres vendus à 70470 exemplaires (chiffres donné par le syndicat national de l’édition en 1999). Néanmoins, les livres sont présents dans 91% des foyers, et les écarts entre catégories sociales demeurent. Les ouvriers et employés ont trois fois moins de livres que les cadres et professions libérales. La dépense par personne toutes catégories confondues représentent 38,1 Euros (250 f) . Nous sommes donc loin des sommes consacrées aux loisirs (858,65 Euros, 5600 f).

    Pourtant il y a un autre « marché » celui de la culture populaire, mais le but n’est pas d’éduquer.

    ... mais la culture populaire enrichit leurs protagonistes...

    Si je fais cette distinction, et si j’ai mis entre guillemet le mot marché, c’est parce que nous vivons dans une société où se développe une culture populaire « commercialiste » universaliste qui va du fast-food aux séries télévisées, et films américains (je les cite symboliquement parce que se sont eux qui sont en position hégémonique, ce serait vrai pour tous ceux qui voudraient les supplanter). Cette culture populaire passe également par les multitudes de magazines à caractère informatif, et passera demain par les multimédias interactifs. Elle constitue un espace commercial qui favorise l’acculturation, mais qui ne constitue pas un objet propre au développement du savoir. Cette acculturation nous pouvons soit, la vivre malgré nous au travers de notre culture populaire publicitaire, soit l’accompagner par plus de connaissances didactiques, pour ne pas la subir, parce que nous le comprenons et la comprenons. La culture populaire a toujours était un espace commercial, il n’y a aucune nouveauté en cela. Ce qui l’est, c’est que ce marché dépend de plus en plus de groupes oligarchiques idéologiques anonymes (actionnariat), dont le but est certes de faire de l’argent, mais aussi de maintenir les conditions socio-économiques qui leur sont favorables. Ainsi, la diffusion de masse de la culture populaire devient à tort ou à raison « le fait majoritaire », voire s’universalise par recherche d’extension de son marché. Cela n’a donc rien à voir avec le savoir et la connaissance didactique, bien que dans la culture populaire se trouve l’activité artistique résultant d’un enseignement didactique ou autodidacte. Ce que je veux dire par-là, c’est que si toute la population était mélomane, ces groupes vendraient des mélodies, et ferait tout pour conserver cet esprit mélomane parce qu’il lui rapporte des profits ; si la population est ignorante ils vendront ce qui satisfait cette ignorance. Vendre du loisir ce n’est pas enseigné. Ainsi, même dans la culture populaire se rencontre le problème de la concentration et de son incidence sur le développement de la culture. Également, ce que nous appelons culture sous-entend aussi la possibilité d’élever ses connaissances, de se cultiver, or la culture populaire consiste à fournir une culture qui ne demande aucun effort de compréhension pour ne pas réduire la capacité de commercialisation espérée du produit mis sur le marché correspondant à l’image de la culture qu’il représente. La culture populaire est toujours en rapport avec le niveau de connaissance de la population concernée en fonction de sa propre culture, et ne contient aucun but d’émancipation. J’ai souligné ce passage, et que je le laisse tel quel, car il illustre parfaitement l’ambiguïté des mots aux sens multiples, dont il faudra se départir, quand il s’agira de faire l’usage des découvertes du génome ou celles neurologiques qui ne supporteront aucune ambiguïté. Car il y aura toujours quelqu’un pour nous vendre de la culture populaire pour de la culture didactique.

    La culture populaire, c’est aussi apprendre seul chez soi sans aide pédagogique, un marché qui va devenir exponentiel avec Internet, et qui est déjà l’objet de débats autour d’intérêts financiers.



  • ddacoudre ddacoudre 5 octobre 2007 23:08

    Bonjour docdory.

    En dehors du problème nutritionnel qui n’est pas un argument de contre verse, je partage ton point de vu, qui m’a incité à rédiger un article dans un sens plus large sur les dangers qui touche la laïcité.

    La laïcité n’est pas tout accepter au principe qu’elle respecte la foi ou les philosophies d’autrui.

    Sauf que le fait pour la laïcité de ne pas être un dogme l’expose à tous les communautaires.

    La laïcité s’accommode mal d’une régression intellectuelle, ou de symboliques rituelles gardiennes des fois religieuses et des idéaux dogmatiques.

    Le respect de leurs représentations et pratique conduit effectivement à définir des « territoires » exclusif des autres.

    Nous aurions vite fait d’entrer dans le morcellement de tous les espaces publics le récent débats entre les Créationnistes et les Darwiniens le montre. L’évolution Darwinienne est une théorie révisable en fonctions des futures découvertes, alors que le Créationnisme et une vérité irréformable.

    C’est la difficulté avec les dogmes religieux ou idéaux.

    C’est une difficulté majeure car elle est de nature psychique, la raison n’a pas de prise dessus sauf à très long terme, comme pour une thérapie, et l’interdit les conforte dans un statut d’opprimés.

    Il y a longtemps que la laïcité a du plomb dans l’aile. Mais les institutions catholiques ont intégré l’évolution technologique car elles y baignaient dedans. Sont restés en dehors les intégristes de tous poils qui retrouvent du mordant avec la revendication du culte musulman de disposer de ses espaces cultuels, qui s’il est garanti par la république, ne leur donne, ni à eux ni aux autres, le droit de réduire à néants les espaces laïques.

    Mais le plus souvent ce débat sert de faire valoir aux « islamophobes » tandis qu’ils acceptent les dogmes marchands, par exemple l’enseignement privé. Il me semble évident que si le terrain réel où se pratique la laïcité disparaît, ce n’est pas par des mots que nous la maintiendrons, et avec elle s’éclipsera aussi la république.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 5 octobre 2007 18:20

    bonjour sale bête.

    j’ai bien pris du plaisir à lire ton commentaire.j’avoue avoir eu connaissance des ces études (surtout que j’avais un ami basque qui ne manquait jamais de me le rappeler) et lu des articles sur cette curiosité atypiques, mais je n’aurais pas penser à en faire un argument de contre verse.



  • ddacoudre ddacoudre 5 octobre 2007 02:33

    bonjour Stéphane.

    je te joins le commentaire que j’ai fait sur le sujet.

    Une conséquence de la peur, et celle de la « policiarisation de proximité ». Cela peut se comprendre, d’une part, depuis que les espaces frontaliers ont été ouverts, car l’activité de contrôle et de filtre qui était le leur, si elle doit être effectuée, s’effectue dorénavant au niveau de chaque individu dans leur quotidien.

    Cela entraîne une multiplication de contrôles de la vie privée (papier et vidéo). D’autre part, cela se comprend surtout par le « phénomène d’insécurité » d’une société qui est névrotique. En l’espèce, je ne veux pas développer un point de vue naïf, ignorant des besoins de sécurité, d’un État, du civil et du pénal. Mais, je veux m’attarder sur le phénomène de la perception du besoin de sécurisation constant, comme indicateur d’un symptôme d’une sociabilité « socio-économique » qui évolue mal.

    Évolue mal, puisqu’elle sécrète ses propres agents agresseurs (quelle qu’en soit la cause), et suffisamment pour que la communauté désire que sa sociabilité s’exerce sous le contrôle des forces de coercitions, police, justice ou en si auto protégeant.

    Mais ils sont suffisants, afin d’y voir une progression et en comprendre sa source la plus probante, et qu’il est nécessaire que cette progression repose sur un support, sur un terrain favorable, pour que des individus passent à l’acte, car personne ne se lève un beau matin en se disant, « tient aujourd’hui il fait beau je vais être un délinquant ». Généralement, il s’agit d’un support ambiant de relations qui baignent dans les prémisses d’une banalisation de rapports relationnels violents. C’est à dire que pour qu’il y ait autant d’accroissement d’agissements délictueux, il faut que les chances de probabilités des conditions événements délictueux, se soient accrues, que la « communicabilité » baisse, ou les deux à la fois, et c’est cela qu’indiquent ces taux globaux.

    C’est cela que les citoyens ressentent quand ils parlent d’insécurité, quelles que soient les sources à quoi ils les attribuent , et c’est contre cela qu’ils veulent se protéger, en désignant des boucs émissaires qui ont toujours existé.

    Et si d’ordinaire la répression policière peut s’avérer rassurante, elle ne peut résoudre durablement une tendance sociétale à la violence dans ses rapports citoyens, sans que la société ausculte elle-même son organisation socio-économique, qui est comment avoir un revenu pour exister.

    Cependant, cet appel excessif à l’autorité coercitive nous fera entrer dans une démocratie policière vers laquelle nous nous dirigeons. Une démocratie qui surveillera la vie privée de ses citoyens comme n’importe quel État policier, que nous fustigions, il y a trente ans.

    Une démocratie qui se « judiciarisera », en installant la justice (l’organisation judiciaire, non la justice prise en son sens moral qui consiste à être juste et respecter les droits d’autrui) au-dessus de la citoyenneté, comme un dieu vertueux.

    Dans ce cas l’énergie qui se consume est celui de la liberté. Ce qui nous conduit au paradoxe de tuer la liberté au non de la protection de la liberté.

    Protection qui tue en même temps la sociabilité, car il est impensable de vivre en se demandant à chaque instant si nous n’avons pas contrevenu à une réglementation, s’il faut soumettre son différent à la justice. Il n’est pas concevable de vivre sous contrôle vidéo de tiers qui jugeraient si vos comportements sont sociologiquement compatibles, et au bout de cela, la démocratie devient liberticide.

    L’excès de sécurité conduirait inévitablement à l’insécurité psychique, car chacun deviendrait presque transparent, et ne disposerait plus d’abri, de refuge où poser tous ses secrets, d’abri où suspendre sa vigilance qui est une exigence vitale du monde des espèces vivantes.

    Je vous invite à la fiction sur quelques lignes. La technologie nous permet donc de mettre nos rues sous contrôle vidéo, ainsi que nos lieux publics, mais par plus de sécurité nous pouvons même en installer chez chaque particulier. Nous disposons également des techniques d’écoutes qui peuvent être personnalisées, également d’appareils détecteurs de mensonges qui pourraient le signaler chaque fois que nous en ferions un, (imaginer le bruit s’il était sonore), des techniques d’identification (la biométrie, la technologie « iridian » contrôle par l’iris.

    Nous pourrions même très tôt définir si un enfant est adaptable à une société type, nous pourrons même dans quelques années réorienter sa pensée le cas échéant à l’aide des champs magnétiques, déceler qui nourri des pensées criminelles, mais à qui confier cette mission, si ce n’est à des inquisiteurs.

    Ainsi, vous le comprenez la marge n’est pas écrite où les moyens utilisés pour assurer sa sécurité conduisent à la pratique d’une inquisition.

    Lorsque j’ai écrit ceci en 1999 je ne pensais pas que j’en verrais le déroulement se préciser. C’est ainsi que l’on entend régulièrement que la justice doit être indépendante, de qui et de quoi ? Vu que chacun est dépendant de sa culture et institutions politiques, dont la notre assure la « souveraineté du peuple » au dessus de tout.

    C’est ainsi que fleurissent les vidéos les contrôles dans tous les grands commerces, braves gens ouvraient vos sacs que je vois que vous n’êtes pas voleur. Levez vos bras que l’on vous fouille au corps dans tous les aéroports et très certainement bientôt dans les transports collectifs, c’est dans l’enchaînement logique de notre paranoïa collective.

    Ainsi si vous ne vous en seriez pas aperçu les gouvernants recherchent la corde sensible pour faire passer leurs mesures.

    Vous en doutiez, alors il fallait écouter les informations de 20 heures ce 5 octobre qui retransmettait l’intervention du premier ministre concernant une interpellation du gouvernement au sujet du délie d’initié EADS-airbus.

    Il disait en substance qu’il ne fallait pas se gausser sur cette affaire qu’à son sens il y avait trop de bruit autour et qu’il convenait de laisser la justice suivre son cours.

    Ce qui me surprend c’est qu’il n’est pas jugé bon de réunir d’urgence le gouvernement pour légiférer sur le cas d’espèce.

    Sauf que voila ce n’est pas un viol, ni un acte de pédophilie, ni une mort d’enfants par morsure, ni un incendiaire, bref ce n’est pas un fait divers macabre qui rappelle tout le plaisir que l’on a à vivre et l’on bénit ceux qui nous le préservent.

    De fait avec le délie d’initié l’on ne peut pas faire pleurer dans les chaumières et donner un tour de vis supplémentaire au contrôle de la vie privé.

    Mais avec l’immigration si, l’on peut familiariser la population à l’usage du contrôle ADN qu’elle n’a accepté que dans deux cas, celui ou il éclaire un différent en paternité ou maternité (est-ce que sous X y résistera ?) et dans le contrôle des criminels.

    Je rappelle que ce procédé n’était admis que pour les responsables de crimes sexuels, puis il a était étendu à tous les actes de violence, pratiquement à tous les criminels, sauf les crimes comme l’on dit en cols blancs.

    Les nazies avaient commencé par mettre les criminels dans des camps, le raccourci peut vous choquer moi il me conforte dans une orientation qui me glace.

    Ainsi nous passons à des groupes d’individus classés sociologiquement. Oh ! L’on ne vous dit pas : nous voulons tous les contrôler, ceci est l’étape suivant qu’ils se chargeront de faire réclamer par l’opinion publique.

    Pour le moment ils sont sur la corde sensible, l’enfance, c’est pour le bien des enfants et des familles. De la sorte ils évitent un tollé en ne devant faire face qu’au intello à qui la manœuvre n’échappe pas mais comme l’opposition est à son niveau zéro, il ne nourrissent pas plus d’inquiétude.

    Ils peuvent donc poursuivre dans les voies qui vont s’ouvrir devant eux indépendamment de leur volonté, car ils y seront entraînés par les événements qu’ils construisent, sans savoir que leurs juxtapositions seront différentes de ce qu’ils avaient envisagé séparément.

    De telle sorte que si le malheur veut que nous entrions en guerre contre une puissance musulmane, nous allons droit vers une nouvelle aventure fascisante, naturellement différente de celle que nous avons connu. C’est pour cela que nous ne la décelons pas à part ce qui ont pris la peine d’analyser les conditions qui nous ont conduite à celles précédentes différente suivant les états car tous n’ont pas fait comme les nazis. Vous avez remarqué que je dis il forme impersonnelle, car si j’avais la conviction que ce gouvernement nous conduit vers le fascisme je le dirais.

    Mais c’est plus impersonnel que cela, le refus de comprendre, l’intolérance, la peur pour soi et des autres, l’autoritarisme, le populisme, le culte du chef, tous sont autant de facteurs qui séparément ne sont pas plus inquiétant que cela, et corresponde à des comportements humains que nous régulons plus ou moins bien. Sauf que lorsqu’ils annihilent la solidarité, la fraternité, la contre verse en désignant d’autres responsables à leur maux que leurs propres turpitudes dans lesquelles nous sommes tous des acteurs, alors ils recherchent comment s’expurger de leurs difficultés bien réelles, c’est là le drame car c’est sur cette réalité que s’opère le glissements vers des solutions totalitaires ou fascisantes.

    La loi sur l’utilisation de l’ADN y concours. Je vais vous faire bondir, mais qu’un biologiste me contre dise. Notre relation sociale repose sur la famille d’essence judéo chrétienne avec ses raisons que nous avons véhiculées de par le monde. Pourtant biologiquement la copulation pour enfanter avec divers partenaires est de nature à mettre toutes les chances de son coté, pour être assurer de donner naissance sur le nombre à une progéniture vigoureuse.

    Par notre monde culturel nous sommes sorties de cela, et il y a très peu d’espèce qui s’accouple pour la vie et nous n’en faisons pas parti. En opposition nous sommes capables d’adopter des enfants qui ne sont pas les nôtres parce que l’amour maternel ou paternel n’est pas biologique (sinon nous n’aurions pas dessous X et autres). Il est donc assez facile de comprendre que la mesure du contrôle ADN sert des visées à plus long terme.

    Cordialement. PS actuellement j’ai mon fils à Montréal pour une année.

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