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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 30 septembre 2007 11:57

    Bonjour Alexe.

    Un sujet bien délicat que de définir la folie. Le rapport aux choses et aux êtres peut être altéré par des lésions momentanées ou constantes, mais toutes ne conduisent pas à la folie. Hier la maladie d’Alzheimer à du très certainement faire interner des personnes pour folie, comme l’a été l’hystérie en son temps. L’impossibilité de s’adapter à nos normes sociétales aux contraintes de nos servitudes, peut n’être qu’une insuffisance adaptative ou un conditionnement clos. Les enfants loups élevés par une louve, n’ont pu s’adapter à notre mode de vie, ils n’étaient pas fous pour autant. Dans des organisations tribales qui n’ont ni prison ni asile, le rapport du groupe au « décrété fou » est différent. Parfois ils sont respectés pour être considéré en relation avec les esprits et s’ils représentent une dangerosité les membres du groupe s’en écartent. Souvent ce qui nous fait écarter un des nôtres comme fou, c’est la difficulté de l’assister en permanence, ou leur dangerosité dans l’usage de nos produits et matériels qui ne sont pas sans innocuités. L’inadaptation aux normes sociétale n’est pas de la folie si elles proviennent d’insuffisances acceptables. Je crois même qu’avec le temps et les progrès de la science en neurologie cette notion éculée synonyme d’incompréhension devrait disparaître du langage.

    Le sort des hystériques enchaînés dans des cellules devait les conduire à une désintégration cérébrale totale, puisqu’ils avaient en dehors de leur crise toute lucidité. C’est cette aptitude à la lucidité qui est un élément déterminant pour définir la folie passagère ou constante, mais bien sur pas la lucidité normative, une dure tâche pour les professionnels.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 30 septembre 2007 00:16

    Bonjour thiland, la valeur n’attend pas toujours le nombre des années.

    Je vais te répondre sur le fond comme l’on fait Pierre, Masuyer et Dom.

    Dans l’existence tout ce qui existe à une raison d’être et trouve son origine dans l’intrication des événement antérieur dont nous ne saisissons qu’un nombre relativement peu élevé par nos sens, bien qu’ils nous affectent tous, mais la rapidité avec laquelle ils surviennent est supérieure à celle qui nous permet de les définir avec des nos définitions sémantiques castratrice de la singularité. S’il en était autrement nous n’aurions pas développé des œuvres mortelles à long terme dans les sociétés riches. Tant est si bien que la « nature » ou dieu pour les croyants, le hasard pour tous ceux qui s’en satisfont veille et réduit de fait leur nuisance en réduisant leur prolifération. Il n’y a que notre sottise pour croire que c’est volontairement que nous réduisons notre procréation, mais c’est un autre sujet très complexe mais aussi passionnant.

    Qu’y a-t-il de plus essentiel que la Vie. Or, notre histoire humaine est une longue liste d’atrocités d’une espèce qui, passant de la cueillette à la chasse puis à l’agriculture, a découvert la notion de propriété par la sédentarisation, et s’est entre-tuée pour acquérir les « butins » produits sur ces territoires, et pour les territoires eux-mêmes.

    Ce n’est pas lui faire injure que de le reconnaître comme un fait historique. Les frontières de tous nos États se sont établies dans la souffrance, tout comme nos régimes politiques et religieux qui n’ont été que le reflet des pratiques sociétales, et cela se poursuit comme une gangrène qui nous ronge.

    Nous relatons cela dans une très grande partie de la littérature qui nous abreuve de crimes individuels toujours punis, et de grandes épopées d’armées libératrices ou conquérantes, avec à la clé pour les vainqueurs, statues, médailles et encensements pour avoir avec de justes raisons, torturé, violé, et tué l’ennemi, l’opposant, l’incroyant, l’envahisseur, l’agresseur ou l’infidèle.

    Chaque État a donc construit une histoire rose pour s’en dédouaner, que les historiens déflorent depuis une trentaine d’années. Il serait bien inutile de chercher à savoir qui a commencé, ni de condamner ceux qui ont sacrifié leur vie pour une cause. Mais aujourd’hui nous savons analyser et anticiper nos comportements sociologiques, et au terme de conquérant s’est substitué celui de résistance à l’agression qu’elle soit religieuse, culturelle ou économique, et chacun s’évertue à désigner l’autre comme agresseur, pour justifier de devoir le tuer.

    Ce que je veux souligner c’est que notre littérature, notre cinémathèque, nos téléfilms, nos jeux vidéo, qu’ils soient à destination d’enfants ou d’adultes relatent pour une bonne part de la criminologie, de la violence et de l’aventure guerrière, et il ne manque pas d’ouvrages faisant l’apologie de la guerre à en banaliser la notion de tuer.

    Ceci avec un double effet, celui de ne pas vouloir s’investir dans l’activité publique d’une société qui ne nous revoie qu’une image violente, et ensuite d’avoir comme réponse à des événements qui nous agressent qu’une réplique presque instinctivement violente, parce que nous aurons mémorisé les images de notre violence. Ainsi comme dans la Grèce sa cosmogonie relatait par ses mythes les pratiques de sa société, par nos sources médiatiques nous relatons les nôtres, et comme les Grecs aimaient leurs dieux sanguinaires, Nous, nous aimons la représentation de notre violence. Sinon ce marché du livre et de l’image ne serait pas produit s’il n’y avait pas une vente lucrative.

    Il serait donc sot et absurde de vouloir se le cacher, se serait le moyen le plus sûr d’en mourir, comme quelqu’un qui se cacherait le mal dont il souffre, et n’aurait ainsi aucune chance de se soigner.

    Prendre conscience que notre espèce prend du plaisir, à la souffrance et au malheur d’autrui n’a rien de honteux ; ce qui l’est, c’est de vouloir se faire passer pour vertueux, ou de rechercher des raisons vertueuses pour y donner cours. Depuis + de 2000 ans qu’il a été dit, « tu ne tueras point », les pires punitions, les prisons les plus sordides, les accords de réglementation les plus sophistiqués n’ont pu l’imposer. Ces mesures ont même servi à transgresser ce « tu ne tueras point » chacun avec sa juste raison issue des informations qu’il a traité dans l’identité qu’il s’est construite, contesté parfois par d’autres avec d’aussi justes informations analysées dans le même cadre.

    Et nous allons comme cela, dans nos langues, nos États, nos ethnies, nos religions, nos idéologies, nos racines disons-nous pour disposer d’une identité. Les connaître est une chose, les reproduire avec leurs erreurs ou se venger en leur nom en est une autre.

    Si enfin la définition de crime contre l’humanité peut apporter une quasi-solution dans des situations spécifiques, elle sera un jour confrontée à son désir de voir tout homme respecté dans sa dignité humaine, sauf que cela commence par les fondements naturels les plus primaires, se nourrir, copuler, s’abriter.

    Et sa juridiction qui se veut universaliste n’échappera pas au problème de la pauvreté que génère l’organisation libérale, qui engendre en rétroaction des idéologies hégémoniques, car quand l’on souhaite régenter le droit universel, on ne peut longtemps se limiter aux champs qui nous arrangent, car on devient une bouée de sauvetage pour les plus meurtris.

    Alors peut-être vaudrait-il mieux mettre notre espérance dans un long processus d’éducation, diffusant un enseignement rémunéré tout au long de l’existence, qui permettrait d’employer également ceux qui ne fabriqueraient plus d’armes ; et développer un commerce ou un capitalisme socialisant plutôt qu’exploiteur.

    Il est d’usage dans notre monde économique de dire que l’économie américaine tire celle de l’Europe avec un temps de retard. Je crois qu’il n’échappe plus à personne que notre économie, s’est américanisée, et que notre culture s’est américanisée en partie.

    Mais, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi nous sommes surpris de voir plus de xénophobie exister, pourquoi nous sommes surpris de voir d’autres formes de violence arriver, se développer et s’intensifier.

    Pourriez-vous m’expliquer pourquoi, alors qu’important les pratiques d’une organisation économique qui produit chez elle plus d’exclus, de racistes, de violence, l’Europe et la France en particulier devraient être épargnées de ces méfaits, ceux-ci s’arrêter à nos frontières comme le nuage de Tchernobyl, et ne pas redonner vigueur aux multiples visages de l’ostracisme dont nous sommes culturellement porteurs. Ce n’est pas parce que les têtes de « turcs » n’ont pas les mêmes visages, que le phénomène les ayant produits sont différent. En retour les hommes regardent ceux en quoi ils se reconnaissent dans les comportements dont ils se sont nourris.

    Il est connu de tout les spécialistes que sans nous en rendre compte nous possédons de fait une culture franco américaine, comme la plupart des pays de la communauté européenne, et d’autres dans le monde. Cela par la position dominante du commerce américain dans les échanges qui s’est installée comme référence type des relations commerciales, notamment le lobbying (groupe de pression), sa cinématographie et ses symboles musicaux et économique. Les plus célèbres sont le coca cola et la malbero, avant la guerre les chewing-gums, les malbero et le chocolat. Ayant développé une bonne connaissance de l’humain il ne se sont pas privé d’utiliser ce qui chez l’humain nous rend accroc à la facilité car c’est vers cela que tend notre nature inné. Et pour faire un tout petit encart sur les séries ils exploitent le terrain à merveille. Si bien qu’un jour de mauvaise humeur j’ai écrit qu’a vendre de la merde tout le monde veut devenir caca. Sauf que lorsqu’ils sentent le vent de la maladie ou de la mort ce n’est pas vers les ignorants qu’ils se tournent, mais vers ceux qui dans l’effort des études, pour ne pas s’être adonner à la facilité font des merveilles pour sauvegarder la vie, je parle du corps médical bien entendu.

    Il serait navrant que nos futurs penseurs soient le café X, le soda Y, ou des clips vidéo, et que nos innovations nous les apprenions par l’intermédiaire des œuvres de sciences fictions, comme des robots qui reçoivent leur culture en même tant que la pâtée.

    Tu as fait un excellent article, et tous les commentaires sont autant d’enseignement sur les singularités qui se détachent d’un sens général.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 septembre 2007 22:14

    Bonjour forest et c’est peu dire.

    Cela ne saute pas aux yeux si l’on n’a pas toute l’information et la capacité d’analyse qui est la tienne. Les autodafés ne sont pas le fruit du « hasard ».

    Aujourd’hui elles se pratiquent d’une manière moins brûlante par la régression du savoir alors qu’il n’y a jamais eu autant de disponible. Sauf qu’il fut une époque ou l’émancipation de la classe dite ouvrière était un objectif, former la population à assumer sa citoyenneté, ce qui exige d’en connaître la complexité de ses mécanismes, de ses systèmes avec toutes les dichotomies qu’il en ressort, garante de notre humanité dans un monde de cruauté.

    Mais voila nous avons une nature, nous dirons un inné hérité du cueilleur que nous étions, qui par soucis d’économie d’énergie recherche la facilité. Or s’instruire demande un effort que ne ferait personne si nous n’y étions pas contraint, si bien que même quand il s’agit d’apprendre nous apprenons ce qui demande le moins d’effort, ou alors il faut une émotion forte pour retenir facilement une difficulté ou se souvenir durablement d’un événement. (L’actualité des faits divers s’appuie largement sur ce processus, en plus de la répétition Pavlovienne)

    Donc ce qui c’est développé est la lecture, la connaissance mercantile, qui pour être vendu utilise nos innés.

    La connaissance au sens du savoir qui apporte les moyens de comprendre son être et le monde dans lequel nous vivons, tout comme les mécanismes ou systèmes qui nous organisent et que nous contribuons à ériger consciemment ou non, celle là qui est difficile qui demande un effort n’est l’apanage que de quelque uns, d‘une élite que nous formons pour cela et de ceux qui croient à l’émancipation par le Savoir.

    J’ai le souvenir de ma première mission mettre en place un plan de formation fin 1969 dans la droite ligne de l’éducation permanente cheval de bataille de la nouvelle société voulu par Delors et Chaban avant qu’il se fassent bouter, et bien personne n’en voulait ni les employeur ni les salariés. Son essor n’a pu se développer que grâce aux grandes entreprises, mais tout le contenu devait n’être que professionnel dépouillé de toute formation générale.

    J’ai participé aux premiers stages de communication dirigés vers les chefs du personnel qui allaient devenir les DRH (directeur des relations humaines) eux avaient droit à une formation générale sur les comportements humains pour y approprier au mieux la communication.

    Nous sommes toujours sous ce rapport seul ceux qui ont vocation à diriger les autres ont accès à ce savoir, je dirais d’initié, en faisant une comparaison avec les séculaires mésopotamiens qui disaient « l’initié doit instruire l’initié, l’ignorant ne doit pas savoir »

    Si bien qu’aujourd’hui le savoir émancipateur (certains diraient citoyens) existe mais il est, pas brûlé comme par le passé, mais étouffé sous la masse énorme d’informations narcissiques, informatives, ludiques et mercantilistes. Il n’est plus utile d’allumer des brassiers il suffit d’inonder l’espace informatif.

    C’est pour que la connaissance et le savoir collectif ne se construisent pas plus dans des kiosques à journaux et magazines, que dans les fractions informatives radio ou télévision (la culture populaire).

    Ceci, même s’ils y contribuent ou donnent envie de savoir, et même si le développement du savoir a commencé par-là (la communication orale, puis écrite et leurs supports), même si la culture populaire a servi, et sert de creuset, de foyer dont sont sorties toutes les émancipations. Et ce n’est pas la contester que de reconnaître aujourd’hui, que la diffusion du savoir et de la connaissance ne peuvent exister pleinement que par une structure d’enseignement permanent le long de l’existence compte tenu de sa quantité, et de la qualité nécessaire quelle exige.

    Alors bien entendu tous ceux qui croient que notre existence est comptable vont aller vers des déconvenues en ayant élu pour ne m’en tenir qu’a cela le représentant des grands argentiers. Le grand pas vers le totalitarisme l’avenir proche va nous en informer, et à mon sens il n’est pas le fait d’un homme mais celui d’une évolution des comportements de la population qui élise un homme qui correspond à leur aspiration.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 septembre 2007 19:36

    Bonjour cephale.

    C’est clair que faute de pouvoir tout comprendre, nous instaurons des réglés, dont certaines nous renseignent sur la survenance d’un évènement en jouant quelques part sur l’invariance d’échelles.

    La lenteur du déroulement de notre existence nous permet d’en saisir des fragments que nous codifions par les mathématiques par exemple, et nous nous les assignons par le mimétisme l’apprentissage. Ainsi nous nous donnons une représentation globale et commune ou collective saisissable donc ajustable.

    L’apprentissage nous assure une certaine stabilité qui nous permet d’édicter des principes réfutables qui trouverons un jour leur terme, car si l’apprentissage était une constante nous serions toujours des hommes de Cro-Magnon, parce que je doute, si nous les avions soumis à une enquête d’opinion, qu’ils eussent été favorable à leur évolution morphologique et coutumière. Mais pourtant nous trouvons des espèces identiques depuis des lustres qui indiquent donc que l’évolution n’est pas linéaire. Ce qui se traduit corrélativement pour nous, que les hommes atteignent les buts qu’ils se fixent, mais différemment de ce qu’ils les avaient imaginés. S’il en était autrement notre existence serait déterminée, elle l’est certainement mais pas à notre perception. A notre mesure nous utilisons comme tu l’indiques des statistiques qui fixent la survenance de probabilité que nous attribuerons par l’observation à l’entraîneur comme dans ton exemple, cela sans connaître les réelles motivations de chaque individu. Cette approche matheuse est utile sous réserve qu’elle ne serve pas, comme tu l’as si bien expliqué, à en retirer une valeur autre qu’indicative de la personne. Mais ce n’est généralement pas ce que nous faisons par estime de soi par nécessité de choix.

    J’ai résumé cette difficulté de notre condition humaine au travers de la recherche du gain au tiercé.

    Savez-vous pourquoi nous ne parvenons pas à gagner à tous les coups ? Parce que nous ne sommes pas aussi grands que nous le croyons, nous n’avons qu’une illusion de notre grandeur.

    Et, pour comprendre l’événement, il nous faut arrêter les choses, arrêter le mouvement, peut-être parce que notre propre existence s’arrête aussi, et que nous ne savons pas, et ne pouvons pas raisonner en un Tout.

    En effet, même si notre cerveau photographie un paysage nous ne retiendrons que ce qui aura arrêté notre attention, des fragments (le reste se fixera dans notre cerveau sans que nous en soyons conscients de manière plus ou moins durable).

    Fragments que nous figerons dans une image passéiste, alors que le paysage aura changé dans la seconde même ou nous l’avons fixé. Ce changement aura échappé à notre regard, et heureusement, car sans cela, avec le traitement sélectif de notre cerveau actuel, nous ne pourrions rien fonder.

    Aussi, nous pourrions dire que nous sommes intelligents parce que le reste du Tout nous échappe, nous pourrions dire que nous sommes intelligents parce que nous n’avons pas accès à notre inconscient.

    Ainsi, nous perdons au tiercé parce que nous fixons une limite à la course.

    Mais imaginez qu’elle n’en est pas : dix (10) chevaux s’élancent de 0 à l’infini, difficile de savoir quel est le meilleur, non ! C’est simple. Tous les 10 kilomètres vous relever les ordres de passage. Arrivé à l’infini nous faisons la moyenne de celui qui est passé le plus de fois en tête aux bornes des dix kilomètres, et nous avons gagné.

    Nous avons trouvé le meilleur cheval en établissant des positions moyennes, nous pouvons miser dessus. C’est certain ? Non !

    Si vous faites le point tous les 15 kilomètres, cela en sera un autre.

    Ainsi, le meilleur ne sera pas le réel meilleur, mais celui que notre ordre aura défini.

    Comme à l’infini, au Tout nous n’y avons pas accès, nous faisons donc partir 10 chevaux sur mille mètres. Il nous faudra alors étudier toutes les courses qu’ont faites ces chevaux, étudier l’état du terrain, étudier le parcours professionnel des jockeys, étudier la santé physiologique des chevaux et des jockeys, ainsi qu’étudier leur santé psychique. En procédant ainsi, nous aurons réduit l’incertitude. Il ne nous restera que la période entre la clôture des paris et le départ de la course, puis les aléas de la course elle-même. Ou, alors comme nous le faisons, nous jouons au hasard faute d’arriver à déterminer la probabilité de régularités gagnantes qui apparaîtront en fonction du nombre de chevaux et de joueurs.

    Il en est également ainsi de notre existence et de son système « méritocratique » punitif. Son évolution est symptomatique de notre faculté à comprendre les évènements, et faute de tout comprendre, nous recherchons toujours une imputabilité rassurante.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 septembre 2007 17:20

    Bonjour citoyen.

    Tu as effectivement mis le doigt sur le fait que l’attente des citoyens n’est pas de faire face à la dangerosité de notre existence pour reculer une échéance mortelle que nous ne reconnaissons que par la maladie ou le vieillissement altération naturelle de nos cellules.

    Mais pour ce qui est de la mort et des blessures engendrées par nos comportements il en est tout autrement. Il fut un siècle ou notre ignorance nous faisait éliminer radicalement le fauteur de trouble, et nous étions si saut que le pouvoir entre les mains de faiseurs d’opinions ecclésiastique condamnait des animaux comme tu le rappelles. Nous pourrions penser qu’aujourd’hui devant la quantité phénoménale de connaissances dans tous les domaines, il puisse en être autrement. Or ce n’est pas à cela que l’on assiste mais à une forme d’intolérance, une forme de peur latente paranoïaque qui se conforte au travers de slogan comme « risque zéro, principe de précaution, droit d’ingérence, tribunal international des crimes contre l’humanité ». Une parenthèse (parfois je me pose la question de savoir si c’était les autres cultures qui nous les édictes est-ce que nous l’accepterions.)

    Et les découvertes des scientifiques ne nous confirmes aucune mesure nous permettant de pouvoir tout déterminer et donc que tous ces slogans dans leur acception se justifient.

    C’est l’inverse, ils disent que plus ils découvrent plus apparaissent des questions et plus apparaît la certitude d’avoir existence tant cosmique que biologique produite par un nombre de données si élevées qu’il doivent admettre que c’est le Hasard qui commende à notre destiné tellement il y a de données aléatoires (dont nous faisons des réalisations avec certaines). Sauf qu’au lieu de le donner à apprendre aux citoyens pour qu’ils accroissent leur potentiel réflexif, les faiseurs d’opinions utilisent les sciences et parfois les scientifiques comme des faire valoir attestant la crédibilité de leur assertions, la plupart du temps « théâtreuses » (dans le sens de mauvais comme journaleux).

    Il y a bien longtemps que Max Weber à dit que le crime n’est que social. Mais qui l’apprend ? Qui l’explique ? Cela ne justifie pas la nuisance à autrui, mais fait comprendre comment chacun de nous participe inconsciemment à sa construction. Que quelqu’un essaie d’expliquer (à quelque exception prés) que la victime à une coresponsabilité dans l’évènement survenu, cela ne se dit qu’entre professionnel.

    Alors que de part l’apprentissage sociétal qui est le notre et l’apprentissage technologique nous construisons plus largement tout ce dont nous nous plaignons y compris nos délits et crimes.

    Et encore je n’évoque pas ceux que nous ne qualifions pas comme tel parce que nous le pratiquons tous, la guerre, l’empoisonnement par pollution, la mal bouffe (je l’ai fait volontairement, mais je ne pense pas à Bovet, mais à tous ceux que nous tuons par l’excès de boissons, nourriture etc. Mais là nous sommes trop nombres alors nous nous contentons (heureusement) d’un commentaire civique.

    Alors pourquoi les autres crimes et délits qui sont tous autant social nous les traitons différemment.

    Pourquoi les faiseurs d’opinions développent l’intransigeance stupide plutôt que la protection lucide.

    Pourquoi ne donne ton la parole qu’a ceux-là ? (En cette question ne croyait pas en ma naïveté ce serait désolant).

    J’ai donc bien apprécié ton pavé dans la mare.

    Si demain les hommes veulent supprimer les pulsions, ils devraient commencer par les publicités qui s’appuient dessus. Car l’homme raisonnable fait parti des nombreuses tartes à la crème que nous nous « balançons » quand nous refusons de vouloir comprendre notre part de responsabilité d’acteur social.

    J’ai un jour essayé d’expliquer cela je te joins le commentaire sur ce sujet.

    Le Savoir impose d’apprendre ou d’essayer de comprendre ce que nous sommes avec notre agressivité parce que nous l’observons. « L’agressivité naturelle » est indispensable à la survie de toutes les espèces, dont la nôtre.

    La socialisation nous permet d’en définir différents concepts, de manière à pouvoir en bannir quelques-uns comme asociaux. Néanmoins, « l’agressivité » reste l’élément moteur, bien que socialisée et de ce fait acceptable. Maîtrisée durant l’évolution de nos aptitudes et de notre capacité cérébrale, elle a façonné l’homme et lui en retour son espace.

    Par « agressivité naturelle », j’entends la capacité d’action de l’homme d’inter agir sur lui-même, sur les autres, ainsi que sur toutes choses de son environnement, même si un jour il doit réorganiser son existence en ayant compris qu’il ne disposait d’aucun libre arbitre.

    Il impose de ce fait, contrainte, transformation ou destruction dans l’ignorance partielle du TOUT qu’il est, dans un TOUT plus grand que lui dont il est le semblable, l’univers. Il ne s’agit donc de ne pas confondre ici agressivité et violence.

    En effet, chaque Être ou sujet ou individu, n’est qu’un élément inséparable d’un ensemble, d’un Tout, que nous appelons l’espèce humaine. Elle-même étant contenue dans un ensemble plus grand dont elle est issue, l’univers. Elle ne peut donc qu’être régie par les mêmes lois qui ont construit l’univers, et qui ont donné naissance à des singularités, telle notre planète. Des lois que nous commençons à mieux cerner aux travers des sciences.

    A leurs sujets, Stephen Hawkins disait : « L’histoire des sciences tout entière n’est que la compréhension progressive du fait que les événements n’arrivent pas de manière arbitraire, mais qu’ils reflètent un certain ordre sous-jacent qui peut ou non, avoir été inspiré du divin ».

    Cette remarque est d’autant plus importante qu’elle s’applique à nous, elle s’applique au déroulement de notre existence. De telle manière que les événements de notre existence ne proviennent que des ordres (systèmes, organisations) qui les ont inspirés, et notre cerveau par la construction de son psychique en est un producteur efficace dans la représentation de ses affects à partir de la nécessité vitale fondatrice de se nourrir, s’accoupler et s’abriter.

    Partant de là l’agressivité prendra des nuances capables de répondre à toutes les éventualités de 0 à l’infini que nos schémas conceptualisés lui suggéreront, suivant la traduction et la représentation des informations que nos sens auront recueillies du monde, pour façonner les moyens de vivre ou s’entre-tuer.

    Ceci est d’autant plus important à préciser que nous essayons en permanence de réduire l’éventualité de s’entre-tuer, et nous regardons l’agressivité comme nécessité naturelle motivée par la frustration, ou bien dans une approche morale, comme la nocivité, le méfait, le crime qui se justifie quand l’homme est un loup pour l’homme, le contraire de la bienveillance dans un idéal d’amour ou d’harmonie sociale.

    Pour en saisir toutes les nuances il nous faudrait avoir accès à l’infini, un infini pour lequel nous n’avons ni de départ ni d’arrivée, mais qui au lieu de nous décourager doit nous permettre de comprendre éventuellement : que, si depuis 2000, voire 3000 ans ou plus nous appliquons toujours les mêmes principes punitifs ou méritocratiques sans résultat, qui souvent s’apparente à de la persécution , il serait peut-être temps de s’interroger. Donc la capacité d’agressivité ne doit pas être prise comme seulement l’expression de violence, mais en un sens plus générique qui est la capacité d’agir pour aller prendre chez l’autre (son alter ego et le monde) ce qu’il vous donne afin d’exister quelles qu’en soient les motivations.

    L‘Homme n’est donc pas irrévocablement un être violent. Il est lui-même la construction d’un amalgame d’informations ordonnées qui ont élaboré son psychique ; mais il a la difficile responsabilité à partir de celui-ci, de quantifier et qualifier les informations qu’il perçoit dans l’ignorance la plus totale du monde objectif, en bâtissant au fil des millénaires l’image de ce qu’il a pu comprendre de lui et du monde. Et ce n’est qu’à partir des définitions qu’il leur donne qu’il est en mesure de transformer une agressivité innovatrice en violence mortelle intra espèce en l’absence d’un inhibiteur inné.

    Donc l’information est capitale pour l’homme, et traiter l’information oblige d’apprendre, d’apprendre en permanence, sinon on la subit. Nous la subissons dans toutes les formes imparfaites et barbares dans lesquelles nous la figeons en nous croyant possesseur de la compréhension ultime. De ce fait nous faisons en permanence le procès de l’Homme, au lieu de celui de sa construction psychique, même si celle-ci porte un nom par acteur, tout en n’ayant jamais appris à cet acteur comment fonctionnait un organe aussi essentiel que son cerveau, avec lequel il allait devoir passer sa vie.

    Dans notre monde, le traitement moderne de l’information ou de la désinformation, occupe une place quotidienne à tel point, qu’il est apparu des experts et spécialistes en traitement, de la communication, de l’image (pour l’essentiel la presse écrite et audio- visuelle), informations qui, à moins d’être un ermite nous atteint. Ainsi, toutes ces informations, et le langage qui les véhicule, façonnent le raisonnement et le comportement individuel, et elles sont parties intégrantes de nos échanges journaliers.

    Nous faisons donc au quotidien sous notre seul arbitraire un échange d’informations croisées, qui en dehors d’une structure d’enseignement didactique s’appelle la conversation.

    S’il en a été ainsi, et en sera ainsi quelles que soient les diverses formes sous lesquelles se diffuseront les informations, celles médiatiques ne rencontrent pas de contrepoids ou pouvoir, si ce n’est celui de leurs propres controverses.

    En règle générale, ces informations médiatiques constituent une information descendante qui, si elle se nourrit des manifestations d’opinions collectives ou individuelles exprimées (le vote, les sondages d’opinions, les porte-parole de groupements associatifs, les manifestations populaires sporadiques, et tout événement), cette information descendante s’impose par sa quotidienneté et est subie, en l’absence de droit de réponse (les types d’informations inters actives sont rares et ne peuvent être que sélectives, du fait de la loi des nombres).

    Elles sont donc souvent prises à tort comme représentant la réalité sociale, politique et économique d’un « effet loupe » qui se répand, et donne tout son poids aux médias.

    De ce fait dans ce « marché de l’esprit », si je peux me permettre de l’appeler ainsi, la variété et la crédibilité de l’information s’atrophient malgré une liberté acquise. Le commentateur, faiseur d’opinion, a pris de l’ampleur pour le meilleur ou le pire, car il est à but lucratif, et il doit d’abord se vendre, tandis que le rôle de l’auditeur ou du lecteur se réduit presque exclusivement à celui de répétiteur (pour plaire à Socrate). L’Homme moderne répète et ne prend jamais le temps de s’interroger de l’intérieur, d’autres cultures disent méditer.

    Cordialement.

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