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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 3 juillet 2007 00:54

    Bonjour. Bonne question, je me la suis posé en 1983 quand il a commencé à se reconnaître dans la loi du marché. Ensuite en 1993 quand le socialisme est devenu social démocrate. Il aurait du alors renoncer au sigle d’un passé historique chargé de lutte contre le capitalime.Au contraire ils l’ont conservé pour faire la démonstration du mouvement de rénovation du PS.

    Mais ceci ne valait que pour les initiés du PS, pour beaucoup de militants de la base au son de PS résonnait toujours son passé salvateur, même pour de simple citoyens.

    En se reconnaissant dans la loi du marché, c’était une reconnaissance implicite du capitalisme recomposé. Car la loi du marché c’est le principe de base qui a donné naissance au capitalisme. Que celui-ci se soit restructuré au fil des évolutions technologiques et des besoins qui en sont nés, c’est indéniable. Est c’est justement dans cette recomposition qu’ils se sont retrouvé avec les anciens « capitaliste relookés » dans la loi du marché aussi. C’est ainsi qu’a droite ou a gauche aujourd’hui l’on a du mal à distinguer ce qui les sépare.

    D’une certaine manière le parti socialiste est devenu les délégués du personnel de la société française, et l’on sait très bien que les délégués du personnel n’ont pas de projet de société à émettre. Durant la campagne électorale, nous avons eu droit au travail famille patrie, un tantinet vichyssois. Mais personne n’à oser le relever. La famille, c’est grâce à elle, dont les membres qui la compose ont acquis par la lutte de classe les moyens de disposer d’une retraite suffisance pour aider leurs enfants et petits enfants, afin de palier à l’insuffisance de la solidarité nationale ; naturellement pour ceux qui ont cette chance. Le travail. A entendre les discours l’on nous ferait croire que la France est un pays de fainéants, et que la richesse qui s’étale est venu par magie, sans que tous ceux qui y ont participé depuis la sortie de la guerre y soient pour quelque chose. La patrie. Si le projet Européen, c’était en même tant qu’il glorifié la loi du marché doté d’un volet de protection social pour tous ses ressortissants, plutôt que de jouer sur les disparités entre partenaires, il y aurait eu moins de vraies fausses peurs. Ensuite ce débat autour de, moi je ne suis pas moins français que toi et je le prouve, était hallucinant.

    C’est caricatures sont bien sur insuffisantes pour relater tous les événements qui sont intervenus pour faire en sorte que tu te poses cette question. Je l’avais posé en ces termes à un dirigeant du PS début 1990 après la chute du mur de Berlin. « Maintenant que le mur de Berlin est tombé il reste un grand vide laissé par le communisme, comment compter vous le remplir ». Réponse « en développent le socialisme que nous représentons ». L’histoire a tranché, et tu comprends la résonnance de ta question. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 juin 2007 00:37

    bonjour.

    je ne crois pas que vouloir bénéficier de bonnes conditions d’existence soit un tabou.

    Dés lors elles ne se reconnaissent pas dans les mesures de solidarité et d’entre aide, y compris la lutte de classe et syndicale, offrant assurance et sécurisation, ces mesures apparaissent comme des privilèges, comme des freins au développement d’une concurrence ultra libérale.

    D’une certaine manière un état d’esprit s’est retourné. Il fut un temps ou les salariés recherchaient les avantages et la sécurisation qu’offraient les grands groupes ou institutions.

    Maintenant ces derniers sont montrés du doigt comme sièges de privilégiés qui ne se sont pas soumis à la rigueur, aux mesures drastiques qu’exige le marché, et ceux qui n’en bénéficient pas espèrent leur remise en cause. Si bien que ceux même qui contestent ces »privilèges » espèrent individuellement de meilleures situations, et faute d’oser s’associer à un « groupe ou une famille d’intérêt corporatiste » s’en remettent à l’action de l’État qui lui-même préconise des mesures de rigueur drastiques.

    Cela ne se trouve pas dans les statistiques parce que nous ne le cherchons pas, parce que nous ne posons pas la question qui le ferait apparaître. Et même la poserions-nous, la honte d’être lâche, pleutre et servile nous la ferait éluder. La transition est d’ordre psychologique et simple : « j’envie à espérer mieux et si je ne peux l’obtenir, alors je souhaite intérieurement que les autres partagent ma frustration ». Car les hommes qui sont « lâche », faute d’avoir la clairvoyance de le percevoir et se l’avouer ne trouveront jamais le courage de lutter contre les servitudes tyranniques qui les accablent. Pire ils chercheront en quoi ils peuvent se justifier d’en être solidaire.

    Aujourd’hui qui n’a pas dit : « il n’est pas normal que les personnels de la fonction publique aient la sécurité de l’emploi ». Mais si vous demandiez à ces mêmes personnes si elles veulent que les agents de la fonction publique deviennent chômeurs, elles vous diraient non. Nous savons bien que la réponse ne tient qu’à la formulation de la question. Aujourd’hui par l’atomisation des unités productions « l’esprit de communauté de famille » a quasiment disparu sauf dans de grands groupes, de grandes institutions.

    Pourtant la recherche d’une autonomie, entretien et conforte l’idée que les hommes ne sont liés que par des liens d’intérêts, et que les liens affectifs sont bannis de l’activité économique, alors qu’il n’y a pas d’économie qui ne dépende fortement du jeu de facteurs humains. La recherche de l’autonomie entretient de la sorte un isolement social par peur des Uns d’aller vers les Autres, sauf au travers de tous les symboles sociaux qui les compense. Elle est devenue symbole d’indépendance, et elle se confond avec l’individualité égoïste confortée par une idéologie libérale, par une évolution technologique, une évolution éducative scolaire, et une évolution des mœurs.

    Malheureusement aujourd’hui la seule « communauté de famille » la plus marquée est celle des exclus. alors pourquoi pas un type de contrat unique comme base, illusion d’une égalité, car trés vite il devra s’adapter aux réalitées plurielles. Ce contrat type ne peut répondre au problème posé que je formule par cette aporie : si dix million de français suffisent à faire tourner l’économie, où les autres trouverons leurs source de revenus ?

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 27 juin 2007 00:57

    Bonjour. C’est bien assumer son rôle politique dans la société mais c’est une route usante au cours de laquelle il ne faut jamais cesser d’apprendre et désapprendre. Déjà savoir qu’une organisation baser sur la compétition crée des inégalités, on ne peut donc pas demander à ce système de supprimer les inégalités dont il est à la source. Ensuite il n’y a pas de problème de travail.il n’y a qu’un problème de circulation de monnaie disponible qui régule l’insatiable désidérabilité humaine (la file d’attente en quelque sorte, comme chez les soviets, sauf que chez nous ce n’est pas devant les magasins). Le travail au sens capitaliste basé sur la production de biens matériel, n’a dans son ensemble de 1850 à nos jours représenté dans le meilleur des cas courant années 80 qu’au plus 30% à 35% de l’activité économique pour tourner la plus part du temps autour de 25 à 27%. Naturellement sa disparition suivra celle des ressources minière sur lesquelles il prospère entrainant tous les services qui en découlent.

    Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire. Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans les aides qu’il sollicite il ne parviendrait pas à ses fins. De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

    L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du « louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

    Cela naturellement nécessite une approche plus éducative que j’ai appelé le « collectivisme fractal », ou entreprendre avec les autres. Je ne pense pas que c’est parce que nous définirons un contrat de travail unique que le problème des ressources pour la stabilité économique et sociale des citoyens sera résolu. Car il y a un plan comptable qui dit que le salaire issus du travail est une charge, et oublie, car il n’a pas pour mission d’éduquer, de rappeler que cette charge est le chiffre d’affaires de toutes les autres entreprises.

    Pour suivre cela il faut se référer à la Constitution de 1946 qui par un rappel de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, consacre un certain nombre de droits. Ce sont les droits économiques et sociaux, comme la liberté syndicale, la liberté du droit de grève, le droit à l’emploi, le droit à la détermination des conditions de travail par la voie de conventions collectives, garantit la protection de la santé, l’accès à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. Toutes ces garanties furent reprises et sont dans la Constitution de 1958 sous laquelle nous vivons aujourd’hui.

    Rapporté comme cela, il semblerait qu’il ait seulement fallu légiférer pour qu’apparaissent les moyens garantis et que le droit les préserve. Or cette vue n’est qu’un joli conte et c’est méconnaître son histoire sociale que de croire cela. Notre société est parvenue à ces garanties constitutionnelles, par une lutte permanente, illégale de fait, par transgression des lois définies sous des gouvernements qui affirmaient tous garantir les libertés publiques issues de la déclaration des droits de l’homme, sur lequel veillait les systèmes judiciaires.

    Ainsi, il n’y a pas de liberté qui soit immanente en dehors de celle issue de la condition humaine, et comme elle a été reconnue, elle peut tout aussi bien disparaître, pour cela il suffit d’en revenir à la « liberté arbitraire », « le faire ce que je veux » de l’Un avec les moyens fournis par la nature. Comme l’homme ne peut existe seul, il doit trouver les moyens d’asservir les Autres pour exercer sa toute puissance. Mais ceci ne peut pas se produire par un retour vers un ordre « animalier » ou d’une organisation de la solidarité « mécanique. » Dans le meilleur des cas ce sera vers une tyrannie ou une anomie, et dans le pire des cas vers un cloaque pour reprendre l’expression de Calhoun. De sorte que je me méfie des réformateurs qui cachent le slogan « travaille et tais toi », j’éspère que tu n’appartiendras pas à cette catégorie. Cordialement courage et persévérance.



  • ddacoudre ddacoudre 10 juin 2007 00:32

    Bonjour. Fad tu as fait un article merveilleux. L’extrait ma rappelé « La cinquième dimension » mais Théodore Monod disais de la planète qu’elle était une oasis bordée de nuit dans laquelle les humains bornés s’ouvraient à l’hominisation avec une désespérante lenteur. Tu m’as donné en vie de te répondre. Je vais le faire en t’empruntant ton titre. Ce sera « Mon frère l’animal ». si jamais agoravox ne les publie pas parce que trop long, je te les ferais suivre. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 juin 2007 22:35

    Bonjour Fab.E. Un article merveilleux. L’extrait me rappelle l’extraterrestre de « La cinquième dimension » quand la vedette féminine passe en revue les méfaits de l’espèce Humaine. Mais puisque tu sais que toutes les interactions dégagent de l’énergie et qu’à cet instant des événements meurent ou arrivent à leur terme pour en engendrer d’autres. Il t’est dont compréhensible que je te dise que dans le monde animal il n’y a rien de paisible pas plus dans les structures terrestres. Mais comme le disait Théodore Monod dans cette oasis bordée de nuit à notre regard le spectacle est divin. Alors effectivement pourquoi ne pas le montrer.

    J’espère que tu ne m’en voudras pas mais tu m’as suscité une énorme envie de te répondre par un article, et je l’intitulerai pour te remercier du tien « mon frère l’animal ». Cordialement.

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