Il y a bien des pays multiculturels, même les USA le sont (on peut dire que ça ne marche pas bien ni avec les Indiens ni avec les Noirs), le Brésil avec toutes ses nuances de couleurs, la Malaisie et ses trois communautés, majorité malaisienne, musulmane, une partie chinoise. L’ile Maurice, et les Antilles (ça ne marche pas toujours, mais là aussi il y a le reste de la présence blanche, plus toute une palette de couleurs et de croyance.
La répartition sociale des pays musulmans se faisait pas religion, non par race ou ethnie, et les Espagnols ont appliqué ce système en Amérique du sud, ça devait leur paraitre adapté.
En général la partie dominante impose sa loi, ex en Chine communiste, une cinquantaine de minorités elles doivent accepter la loi communiste des Han, mais leurs traditions sont bien plus respectées que ne l’ont été celles des provinces française.
Un empire est multiculturel par définition, et donc également les empires européens coloniaux.
@Mustik C’est un monde en soi, j’ai lu la biographie de Oum Kalthoum, elle était croyante et réputée pour sa récitation du Coran en plus de son talent de chanteuse (c’était un monument du monde arabe, encore), bien que pudique (au début elle s’habillait en homme) elle encourageait les femmes à s’émanciper, Nasser également (sa femme était chrétienne) et quelques dizaines d’années plus tard...ce n’est pas un mouvement régulier mais des alternances. Et la libération de la femme ? Nancy Huston note la contradiction : d’une part elles revendiquent le droit d’être libres, d’être maitresses de leur corps, d’autre part elle sont victimes du culte de l’apparence, réifiées et soumises dans les images de beauté extérieure.
Abû Nuwâs est un des plus audacieux des poètes arabes classiques. Sa poésie peut être franchement licencieuse, mais elle joue aussi beaucoup sur l’allusion, l’ironie et la sensualité stylisée, chantre de l’homosexualité et du vin (période abbasside) :
"Ne me parle pas des ruines désertées,
parle-moi du vin, et verse-le.
Un garçon dont la joue efface la rose,
dont la taille souple fait plier la branche.
Il m’offre la coupe de sa main fine —
et dans ses yeux noirs nage une ivresse plus forte que le vin."
Il y a une tradition d’érotisme dans la poésie ou la littérature qui n’a pas son équivalent dans le christianisme, bien sur et comme en Chine ça concernait surtout des milieux aisés, le « Collier de la Colombe » de Ibn Hazm est célèbre, cet auteur était par ailleurs littéraliste dans l’interprétation des textes, et son livre célèbre plutôt l’amour dans un sens platonicien :
Pour le reste on trouve des compilations comme ce livre de Malek Chebel « le kama sutra arabe », là toutes les formes d’érotisme sont passées en revue, même si les termes sont allusifs :
Quant à lubricité c’était vrai dans les harems quand vous choisissez des filles pour leur beauté et le plaisir, pas quand vous épousez (en majorité) des femmes pour des alliances politiques et tribales (comme les mariages des rois européens), parfois âgées et sans attrait sexuel, les épouses en question pouvant vous rendre la vie impossible si elles se liguent entre elles.
Même après la réforme du « double allègement » gouvernemental portant sur les matières obligatoires ( réduire le poids du travail à la maison, réduire les cours privés), la pression s’est reportée sur des activités facultatives, arts et sports, piano, calligraphie, danse, sports divers, qui restent des activités payantes, souvent coûteuses et favorisant les familles aisées.