Dans ces pays ( Egypte, Jordanie,Syrie, Liban,Maroc,Tunisie (la plus laïque dans le droit de la famille),Algérie, Turquie (hyper laïque : droit civil suisse ; l’islam ne joue aucun rôle juridique), Indonésie (sauf Aceh), Malaisie (sharīʿa pour les musulmans seulement, et surtout famille), Bangladesh, Irak, Koweït, Qatar et EAU (mélange droit britannique/droit islamique),
-le droit pénal est moderne, le droit commercial est largement occidental, seule la famille reste régie par la sharīʿa (avec des réformes dans certains pays.
La Malaisie trois communautés, indoue, chinoise, malaise, chacune a ses particularités et ses codes
Egypte : droit de la famille : charya, les autres omaines sont laïcs et codifiés, sur modèle occidental :
Droit civil → largement inspiré du droit français.
Droit commercial → également moderne.
Droit pénal → code pénal de type continental européen.
Procédure → code judiciaire moderne.
Aucun hudūd (peine islamique classique) n’y figure.
Pas de lapidation, pas de main coupée, etc.
Les Égyptiens chrétiens sont jugés par leurs propres règles ecclésiales en matière de famille, sauf en cas de conflit, où le droit de l’État prévaut.
Miguel Asín Palacios et sa célèbre thèse sur les rapports entre islam et christianisme, en particulier sur le plan mystique.
Prêtre catholique espagnol, érudit d’arabe et spécialiste du soufisme, Asín Palacios a joué un rôle pionnier au début du XXᵉ siècle en mettant en lumière les influences réciproques entre les théologies et mystiques chrétiennes et musulmanes, à une époque où l’on parlait surtout d’opposition ou d’isolement.
Sa thèse centrale : une influence islamique, surtout soufie, sur la mystique chrétienne médiévale.
La « Divine Comédie » de Dante
présente des parralèles frappants avec des textes mystiques et
escatologiques musulmans :
Les récits du Mi‘râj (l’ascension nocturne du Prophète),
les écrits d’Ibn ‘Arabî,
et d’autres traditions ésotériques andalouses.
Il ne dit pas que Dante a “copié”, mais qu’il a été influencé par un vaste ensemble de représentations théologiques et cosmiques circulant dans l’Espagne médiévale, où chrétiens, juifs et musulmans discutaient bien plus qu’on ne le pensait.
Asín Palacios a consacré plusieurs études à Ibn ‘Arabî, al-Ghazâlî, al-Hallâj et d’autres maîtres du soufisme.
Sa thèse : La mystique chrétienne occidentale, surtout celle de l’Espagne, Thérèse d’Avila, Jean de la Croix), s’éclaire si on la rapproche du soufisme.
soufisme : fana’ (anéantissement en Dieu), puis baqâ’ (demeurer en Dieu).
Asín Palacios montre que le vocabulaire de certains mystiques espagnols rappelle l’école akbarienne (Ibn ‘Arabî). Il compare les degrés de l’ascèse chrétienne (purgation → illumination → union) avec : les stations (maqâmât), et les états mystiques (ahwâl) du soufisme.
Symbolisme de la lumière :
-soufisme : lumière du nûr muhammadî, théophanies multiples, monde imaginal.
-christianisme : théologie de la lumière (pseudo-Dionysius, mystique carmélitaine).
La position actuelle dominante :
Asín Palacios a été un pionnier juste dans l’intuition (dialogue des mystiques, transferts culturels), mais trop maximaliste dans ses affirmations.
Actuellement sa contribution est donc considérée comme : historiquement importante, méthodologiquement audacieuse, scientifiquement partiellement validée et partiellement
rejetée.
Prenons l’hypothèse d’un être divin dès le départ, mais il a aussi une part d’humanité et soumise à la nature (de par sa mère), il est à la fois seigneur et serviteur d’où des affirmations opposées selon les temps.
D’un point de vue inverse on a en Inde ou en Chine, des êtres qui deviennent divins, mais leur humanité subsiste à l’état de trace tant que leur corps est en vie, à partir du moment où l’on admet deux ordres en relation divin et humain on est dans soit dans une alternance soit dans une synthèse.
On est dans une époque où toutes les religions se côtoient, sont accessibles et chez nous praticables, et on trouve chez les uns et les autres des spécialistes qui connaissent mieux la religion des autres que le croyant ordinaire, connaissent sans pour autant adhérer, Ainsi un moine chrétien (Michel Cuypers) peut être compétent pour analyser le style coranique et montrer qu’il y a en fait une construction, mais qu’il s’agir de « rhétorique sémitique » qu’on trouve aussi dans la Bible.
Pour donner une image on n’a pas une construction de type chronologique ou bien, introduction, développement, mais peut être un centre et une construction en spirale (aussi bien dans le livre en entier que dans chaque sourate).
« Le christianisme du point de vue de l’islam » :
"Dès les origines, une amicale compréhension a marqué l’attitude des
Musulmans envers le Nestorianisme, dont la christologie leur
apparaissait plus compatible avec la révélation coranique«
Les chrétiens présents en Arabie n’étaient pas des chrétiens »romains« , mais des Nestoriens, Myaphysites, Monophysites.
Un musulman écrit aussi » Les Nestoriens, tes coreligionnaires, sont, sur ma vie, parmi les gens
de la spéculation théologique près des vrais croyants ; ils penchent le
plus vers notre conception — celle des Musulmans —. C’est eux dont le
prophète a loué la religion ; c’est à eux qu’il a accordé pacte et
alliance »
Les témoignages sont discordants voire contradictoires, une partie des polémiques est le reflet d’évènements postérieurs, dès le début les Chrétiens se sont penchés sur ces contradictions, par ex Origène, pour lui comme il s’agit d’un évènement formidable, chaque évangéliste n’en perçoit qu’une partie par inspiration, déjà pour les évènements ordinaires les témoins ont souvent des visions différentes.
Et rien ou presque sur sa vie avant la prédication publique.
Ensuite les variantes théologiques, uniquement Dieu, uniquement homme, puis double nature.
Si vous avez été en présence d’un maitre spirituel vous avez pu constater que sa parole n’est pas figée, qu’elle s’adapte aux situations et que chacun la perçoit différemment dans son être intime, ça ne pose pas de problème car le maitre est toujours la pour corriger, pour guider, on est en présence d’un enseignement vivant.
Ensuite dès lors qu’une communauté se forme, l’aspect vivant a tendance à se perdre sauf chez des êtres d’exception, pour le christianisme les dogmes sont apparus peu à peu, de même les rites, il faut gouverner la communauté, mais aussi dire qu’elle est la vraie quelles sont les déviations.
Le cadre historique, le contenant, les dogmes,ce sont des formes, autant d’époques, de peuples, autant de formes, mais comment peut t on s’attacher aux formes en rejettant les autres, relativisme etc alors que le Christ lui -même a insisté sur le fait que la Loi n’était pas un Absolu, entendre sans doute il y a toujours une loi, mais la forme de la loi peut varier (les Chrétiens parlent d’inculturation, mais c’est plus tard avec St Paul et à l’époque moderne alors que l’islam mentionne dans son texte même l’inculturation, et le christianisme a développé sa théologie souvent sous forme de e pensée « romaine » ou grecque, après Vatican II des Africains se sont plaints que leur Christ à eux n’avait pas ces caractéristiques.