Le sunnisme a aussi sa filiation héréditaire ( le roi du Maroc par exemple), les chorfa (pluriel de cherif), sans qu’il soit porté de turban noir.
Par contre presque toutes les voies initiatiques descendent de Ali, sauf la Naqshabandiyya qui se rattache à Abu Bakr.
Il y a aussi une maison d’édition qui porte le nom de « Turban noir », si vous regardez les titres vous comprendrez la raison pour laquelle l’auteur (belge d’origine) a été importuné et refoulé au Canada.
Il n’y a pas de Dieu personnel dans la pensée chinoise traditionnelle, pas au sens « obligatoire », cependant il y a sur la terre un centre représenté par l’empereur et sa capitale, et le ciel est à l’image de l’empire terrestre, avec un empereur céleste, mais pragmatiquement si un empereur ne fait pas bien son travail (ou un dieu), il est remplacé.
Prenant le contre-pied de Descartes je dirais : lorsqu’il y a un « je », il n’y a pas de pensée, au sens impersonnel, objectif, c’est la pensée qui pense la pensée.
Le moi, le « je », ressent, choisit, veut etc, sélectionne dans la multitude des pensées possibles et logiques, ce qui lui convient, ce qui est dans l’air du temps, mais c’est une affaire de choix subjectif, même si c’est partagé par une communauté, c’est rarement l’expression de la totalité des hommes compte tenu, entre autres, du fait que les pensées, dans leur expressions, sont dépendantes des différentes langues (ou inversement).
« Faîte suprême » et pourtant « sans faîte », expression taoïste, faîte suprême ce serait peut-être l’unité suprême, ahad et sans faîte, la vacuité, peut être samad, sous réserve de traduction.
@Decouz deux démarches non pas opposées mais complémentaires à la pensée analytique : se focaliser sur un seul point, ou arrêter les pensées (méditation avec support, puis sans support, chan, zen) on peut aussi concevoir que la pensée analytique « tourne » autour d’un point fixe, plus comme une danse, une approche de la beauté, ce point fixe, « faîte suprême » et « sans faîte », autrement dit unité suprême, plénitude, et vacuité, au fait il est il me semble impossible de traduire exactement « samad » en français, je le vois un peu comme la vacuité, la possibilité universelle, avant même l’affirmation de l’unité si vous connaissez le texte auquel je fais référence.