@Seth Je ne suis pas très « penseur » dans le sens analytique, mais plutôt méditatif ou sensible à la poésie ou aux intuitions. Et je ne crois pas qu’il soit besoin de penser pour être ou avoir le sentiment d’être, dans le sens de conscience, la perception du corps suffit ou les émotions.
@Decouz aussi les abréviations, par ex dans le cas des pays, on ne dit pas la Chine et les USA, mais on juxtapose les deux premiers caractère, zhongmei, ou pour Chine et France zhongfa,
@Sylfaën.H. Je ne serais pas aussi catégorique que lui pour le « et » qui peut signifier autant le couple accompli comme unité que les deux individus liés (on peut élargir pour les groupes) mais ce qu’il faut retenir c’est qu’il s’agit d’un autre mode de pensée, et que l’accent est mis sur le mouvement, pensée conditionne langage langage conditionne pensée, pour donner quelques exemples où deux termes sont accolés, mais sans qu’il y ait de particule de liaison : donc yinyang, fūqi, mari et femme, shēngsi, vie et mort, wénwu, culture et guerre, tiandi, ciel et terre -autre utilisation de deux caractères accolés : « duo/shuo ? » pour dire « combien ? » On traduit les cinq « xing » par éléments, mais il ne s’agit pas des éléments de la traditions occidentale, car il n’y a pas correspondance entre tous les termes, d’autre pas les éléments occidentaux sont plus des substances fixes, alors que les « xing » sont en mouvement constant. De même le verbe être n’existe pas de la même manière, on dit « aujourd’hui chaud », « je très fatigué ».
En français le « et » est aussi bien conjonctif, les deux forment un tout, que disjonctif, les deux sont séparé(e)s et uni(e)s, mais nous concevons d’une manière statique, alors que pour les Chinois, il y a un mouvement constant entre les deux termes.