L’abandon à la volonté divine est également un thème des saints chrétiens et autres, ce à quoi il ne faut pas s’abandonner, ce sont les défauts de l’âme, mais la méditation en général est considérée comme une action parce que notamment pour un occidental l’action est sa nature (parabole de Marthe et Marie).
Pour les phénomènes simples il y a des causes linéaires, on peut les isoler, pour les phénomènes complexes c’est autre chose, de même pour l’histoire, en dépit de Marx ; de toute façon entre la volonté divine et l’action de l’homme il y a eu aussi débat chez les chrétiens également (justement St Augustin pour la prédestination, Calvin également).
Faudrait voir les causes de l’abandon de la recherche expérimentale en tout cas elle a été favorisée jusqu’à une certaine époque.
L’islam a connu plusieurs auteurs qui, à l’instar de saint Augustin dans ses Confessions, ont mêlé autobiographie et analyse intérieure dans une perspective spirituelle. Toutefois, leur style et leur but diffèrent souvent : il ne s’agit pas toujours d’une confession personnelle au sens occidental, mais d’un récit spirituel où l’expérience personnelle est mise au service d’une quête mystique ou religieuse.
Al Ghazali : c’est probablement l’auteur islamique le plus proche de saint Augustin dans cette veine. Il raconte sa propre crise spirituelle et intellectuelle, son rejet temporaire du monde académique, et sa quête de certitude qui le mènera au soufisme.Trouver une vérité absolue au-delà des écoles philosophiques et juridiques, par la purification du cœur.
Ibn ʿArabī : parfois très personnel, notamment dans les récits de visions et d’expériences mystiques. différent parce que son langage est souvent symbolique et difficile, mais il mêle sa propre vie intérieure avec une réflexion métaphysique sur Dieu, l’être, et la connaissance. (il y a d’autres exemples, sans doute la dimension d’auto analyse psychologique propre à Augustin n’est pas si développée, on ne la trouve pas non plus obligatoirement dans les auteurs chrétiens)
L’émir Abd el-Kader (1808–1883) a bien écrit sur ses expériences personnelles et sa vie, avec une dimension spirituelle marquée. Il est une figure exceptionnelle car il conjugue : une dimension politique et militaire (résistance contre la colonisation française),une profonde culture religieuse et philosophique, enracinée dans le soufisme, et une réflexion intérieure et spirituelle qui transparaît dans plusieurs de ses écrits.
Peut-on le comparer à saint Augustin ? Oui, dans une certaine mesure : Il réfléchit à son destin, à ses choix, à ses fautes ou épreuves, dans une perspective spirituelle, Il cherche à tirer un sens providentiel et mystique de sa vie, y compris de l’ exil et de la défaite, Mais : son but n’est pas de se confesser devant Dieu comme Augustin, mais plutôt de montrer comment Dieu agit à travers les épreuves pour élever l’âme. Son style est aussi plus discret sur les émotions personnelles : il se conforme à un idéal d’humilité musulmane, surtout dans le cadre soufi.
La machine est plus performante dans certains domaines, c’était déjà vrai avec les machine à calculer, mais il a fallu la conjonction des réseaux d’ordinateurs, de la puissance accrue de synthèse et des bases de données pour parvenir au résultat des différents outils type ChatGPT.
On dira : la machine ne fait que reproduire, elle ne prend pas de décisions, elle ne crée pas au sens artistique (quoique tout ceci répond à des modèles, la nouveauté se perçoit par rapport à un existant et à ce qui manquait à cet existant, ce manque s’appelerait t il l’esprit (ou le vide).
Cependant dans la quasi totalité des comportements et des productions que ce soit artisanales ou intellectuelles, mêmes artistiques, nous ne faisons que suivre des modèles établis, l’automatisation des processus permet une qualité constante, peut être moyenne sans génie, mais au moins égale à ce que font la plupart des humains et (presque) sans erreurs, pour les erreurs il faut toujours des humains, car la singularité existe toujours, c’est la nouveauté du temps, de l’histoire, il n’y a pas de répétitions totales.
je pose la question : en Chine on a déjà des robots dans les hôpitaux, qui font une partie des taches des médecins, et également dans les maisons de retraite, si le robot fait des taches techniques et est souvent plus performant que les humains, le robot accompagnateur détecte les émotions et répond en conséquence, que penser de la disparition ou substitution partielle de l’humains dans le deuxième cas ?
ChatGPT. Les risques :
Déshumanisation de la relation : si l’on confie de plus en plus la parole, l’écoute, le réconfort à des machines, que reste-t-il de notre humanité ?
Perte du sens du soin : le soin n’est pas seulement technique. C’est aussi relationnel. Un regard, une main posée, une parole maladroite mais sincère peuvent faire plus qu’un algorithme.
Illusion de compagnie : les robots « accompagnent », mais ils ne peuvent pas aimer, souffrir, compatir. Il y a là un risque d’infantilisation, voire de tromperie affective.
Les bénéfices possibles, s’ils sont bien encadrés :
Soutien dans des contextes de solitude extrême, surtout la nuit ou quand le personnel humain est épuisé.
Relais pour repérer des signes de détresse (dépression, démence, chute, etc.).
Support aux soignants humains, en leur libérant du temps pour les gestes plus profondément humains.
La question que soulève ton message est finalement celle-ci :
👉 Une société peut-elle survivre sans relations humaines authentiques, surtout dans les moments de fragilité (vieillesse, maladie, fin de vie) ?
Si le robot est un outil supplémentaire, bien pensé, bien régulé, il peut avoir un rôle. Mais s’il devient un substitut à l’humain parce que celui-ci est devenu trop cher, trop compliqué ou trop absent… alors on entre dans une logique de déni de notre propre humanité.
Le jeu de go est réputé plus complexe, pratiqué également en Asie avec les échecs et d’autres jeux (les échecs chinois sont un peu différents, pièces, mouvements, les cases, il y a une zone neutre au centre). Le jeu de go a mis plus de temps à être vaincu par les ordinateurs, l’esprit est différent, il n’y a pas de hiérarchie entre les pièces, les placements peuvent se faire partout, c’est un jeu d’encerclement, « d’encerclements d’encerclements » comme l’écrit Shan Sa.
C’est un jeu stratégique de domination également mais c’est comme si les forces hiérarchisées et codifiées des pièces et des mouvements des échecs étaient remplacées par une nuée d’individus anonymes, avec toujours un affrontement entre deux adversaires.
Le « rituel » est aussi spécifique, il y a une possibilité de handicap en cas de différences de niveaux.