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Dedalus

Dedalus

Franchement politique sur http://sarkononmerci.fr et vaguement littéraire sur http://www.avoodware.com...

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 23/02/2007
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Derniers commentaires



  • Dedalus Dedalus 17 avril 2007 12:16

    Il reste moins de quatre jours de campagne et tout le monde semble continuer à faire semblant :

    1- l’ensemble des derniers sondages donnent Bayrou à la baisse et de plus en plus distancé par Ségolène Royal : les intentions de vote en faveur de Bayrou sont toutes situées entre 17 et 19% avec un écart de 6 à 9 points et surtout qui tend à se creuser davantage chaque jour : la présence de Bayrou au second tour devient chaque jour de plus en plus improbable ; (voir sur http://www.tousmenteurs.fr/sondage/graphiques.php )

    2- l’ensemble des derniers sondages de second tour tendent à réduire significativement l’écart entre Sarkozy et Royal, jusqu’à donner du 50/50 hier pour CSA - une dynamique favorable à la candidate qui est aujourd’hui en très bonne position pour l’emporter au second tour ;

    ainsi, pour ceux auxquels il importe par-dessus tout de battre Sarkozy, voter Bayrou revient à freiner la dynamique de victoire qui s’enclenche sur la candidature de Ségolène Royal, tandis que voter pour celle-ci est contribuer efficacement à cette dynamique et la renforcer.

    lire à ce sujet l’Appel pour une dynamique à gauche au premier tour : http://sarkononmerci.fr/files/APPEL%20dynamique%20gauche%20premier%20tour.html

    et aussi, pour mémoire, l’article sur « la tentation Bayrou » : http://sarkononmerci.fr/files/bayrou%20vote%20inutile.html



  • Dedalus Dedalus 16 avril 2007 16:19

    les sondages ont déjà dit beaucoup, et trop sans doute ( http://www.tousmenteurs.fr ), mais dans la « vraie vie » chacun aura constaté la formidable désertion que subit le camp bayrouiste.

    souvenez-vous, il y a deux semaines encore, trois maximum, au boulot, au café, en famille, partout on rencontrait des hommes et des femmes qui caressaient l’idée de voter Bayrou. aujourd’hui, c’est fini. on ne rencontre plus, ici ou là, que quelques « égaré » qui hésitent encore un peu et avec l’enthousiasme d’un pendu pour sa corde.

    le mirage bayrou n’est plus qu’une brume grise. la brume se dissipant, c’est le désert que l’on découvre, l’immensité vide et terne d’une stratégie qui n’était que cela, de la stratégie. les français ne sont pas à ce point manipulables, ils savent que la France a besoin de changements, d’un nouveau souffle qui ne peut provenir d’une simple posture ni droite ni gauche, qui plus est sans projet, sans propositions concrètes et ambitieuses. on ne crée pas du plei avec du vide, encore moins une espérance.

    à l’inverse, de plus en plus nombreux sont ce qui déclarent avoir choisi, s’être décidé à voter royal. il y a là un souffle, une énergie, une dynamique qui se met en branle. voter pour une femme, oui une femme, et un projet ambitieux, oui un projet, et une manière de concevoir la politique et la relation d’une candidate avec les français, oui les français, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, des français et des problèmes qu’ils rencontrent et auxquels il s’agit d’apporter des réponses, oui des réponses, concrètes, nouvelles et ambitieuses.

    et puis il y a le cas Sarkozy. on ne peut contester qu’il y eut un élan. c’était il y a quelques mois. fini, ça aussi. c’est maintenant la méfiance qui domine, et la peur - légitime - et le rejet - nécessaire.

    oui, le vent a tourné, on le sent bien - comme on l’avait senti tourner lors du référendum sur le projet de constitution européenne, et là aussi il avait tourné en dépit de la formidable résistance opposée par des médias quasi unanime, une presse presqu’insultante à l’égard d’un peuple qui débattait au fond, qui s’intéressait, qui faisait de la politique, un peuple qui refusait de se laisser manipuler par le prêt à penser médiatique, qui a dit oui, qui a dit non, mais qui l’a dit en conscience, toute réflexion faite.

    les français n’hésitaient pas, ils réfléchissaient. on arrive au terme de cette réflexion et il semble bien que Ségolène Royal puisse en définitive bénéficier d’une campagne participative et de projet - car si les médias tentent de réduire sa campagne à quelques « petites phrases de meeting », c’est cette campagne-là qu’elle a conduite, une campagne qui propose, qui cherche à nouer un pacte avec les français autour d’un projet ambitieux et cohérent, où les préoccupations des français sont traitées au fond. une campagne digne et de proximité, d’une candidate qui a tenu debout malgré les coups, qui a fait preuve de sa capacité à assumer la fonction présidentielle.

    oui, l’air du temps est au moins aussi parlant qu’un sondage. et quand ceux-ci tedent à confirmer ce que l’on ressent... c’est qu’une dynamique s’est mise en marche.



  • Dedalus Dedalus 16 avril 2007 11:41

    il faut peut-être rappeler qu’en réponse à l’invitation de Rocard et Kouchner à un rapprochement de Bayrou et de Royal avant le premier tour, si Ségolène a immédiatement déclaré qu’elle n’avait pas l’intention à passer des alliances dans le dos des électeurs, Bayrou a mis trois jours pour parvenir en définitive à la même déclaration (ce matin sur France inter)- on comprend alors lequel des deux n’est rien d’autre qu’un tacticien surfant sur du vide.

    et à force de surfer sur du vide, et parce que les français ne sont pas manipulables à ce point, l’illusion s’écroule et il y a maintenant neuf points qui séparent l’une de l’autre, c’est à dire qu’on est maintenant bien au-delà de la marge d’erreur et l’on peut affirmer que Bayrou ne sera pas au second tour et que toute voix qui se porterait sur son nom le sera en pure perte - sauf vote de conviction (mais Bayrou, en terme de convaincus, rassemble tout au plus 12%)

    les sondages et leurs évolutions en marges d’erreur sont consultables sur http://www.tousmenteurs.fr



  • Dedalus Dedalus 16 avril 2007 11:20

    ... pour une victoire à gauche au second tour !

    On le sait, mais on évite de le dire. On le sait, mais on n’ose y croire. On le sait, mais l’ensemble des médias s’efforcent à grands coups de sondages de laisser penser le contraire. On le sait : AU SOIR DU PREMIER TOUR, C’EST UNE NOUVELLE CAMPAGNE QUI COMMENCE. On le sait : LE SECOND TOUR SE GAGNE SUR LA DYNAMIQUE CREEE LORS DU PREMIER TOUR.

    On voudrait casser à l’avance toute dynamique à gauche qu’on ne s’y prendrait pas autrement. En distillant jour après jour l’idée que la présence de François Bayrou au second tour n’est pas impossible, en laissant entendre, jour après jour, que seul Bayrou serait à même de l’emporter face à Nicolas Sarkozy, en brandissant, sondage après sondage, l’épouvantail d’une défaite annoncée de Ségolène Royal face à ce même Nicolas Sarkozy, on sème le doute dans l’esprit des électeurs et on fait pression sur eux afin qu’ils soient nombreux à renoncer par anticipation, le plus nombreux possible à glisser dès le premier tour un bulletin Bayrou dans l’urne ce bulletin plutôt qu’un autre !

    A l’occasion de cette élection, on a insidieusement réinventé le concept de vote utile, une sorte de vote utile à trois bandes - bien dangereux en vérité - et on a perverti le mode de scrutin majoritaire à deux tours en le renversant cul par-dessus tête. Plutôt que de choisir au premier tour les deux candidats qui s’affronteront au second, tout se passe en effet comme si l’on jouait d’abord le second - par sondages interposés, lesquels persistent à prétendre qu’ils ne sont en rien prédictifs - afin d’éliminer au premier tour les perdants annoncés du second. C’est Madame Irma qui s’en va voter en regardant dans sa boule de cristal !

    C’est pis que cela : on assiste à une formidable manipulation de l’opinion. La commission des sondages à beau avoir - très timidement - rappelé que les sondages portant sur un second tour réalisés avant que le premier n’aie livré ses résultats n’ont aucune signification, les instituts de sondages ne cessent de produire des sondages de second tour et les médias de les commenter. Et l’on va jusqu’à même tester des hypothèses de second tour qui en regard des intentions de vote mesurées pour le premier tour n’ont pas lieu d’être. En résumé : ON TESTE DES HYPOTHESES IMPROBABLES AVEC DES OUTILS ABSURDES !

    Et ce n’est pas une manipulation innocente. La preuve en est dans la constatation suivante, laquelle est irréfutable : un sondage est un instrument de mesures statistiques qui possède, comme tout autre instrument de mesure, une marge d’erreur irréductible, un biais qui est intrinsèque à la mesure et qu’on ne peut gommer - pour un sondage, on s’accorde pour dire que celle-ci est peu ou prou de 4%, en sus ou en moins ; et pourtant, l’hypothèse d’un second tour Sarkozy-Royal a été testé près d’une centaine de fois depuis janvier, donnant chaque fois Sarkozy vainqueur avec entre 51 et 54% des suffrages, CE QUI EST STATISTIQUEMENT IMPROBABLE, C’EST-A-DIRE DANS LES FAITS IMPOSSIBLE ! IL EST IMPOSSIBLE QUE PAS UNE FOIS SEGOLENE ROYAL NE SOIT APPARUE COMME VAINQUEUR DE CE DUEL. On voudrait dissimuler cette éventualité qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

    Tout est organisé afin que cette opinion dont on prétend mesurer les intentions en vienne à penser qu’une victoire de Ségolène Royal sur Nicolas Sarkozy lors d’un second tour ne serait pas une éventualité crédible. L’objectif est clair, et il n’est pas tant de favoriser l’accès au second tour de François Bayrou, ce qui reste tout à fait improbable, que de casser par avance cette dynamique en faveur de Ségolène Royal qui, si elle s’enclenchait, conduirait en réalité à la victoire de celle-ci sur Nicolas Sarkozy. On cherche à disperser les voix de la gauche, semer le doute et obtenir qu’un certain nombre de ces voix se retrouve ailleurs, c’est-à-dire sur François Bayrou, dans le but de tasser autant faire se peut le score de Ségolène Royal. On tente en particulier d’éviter le probable coup d’arrêt à la stratégie de Nicolas Sarkozy que serait un premier tour plaçant Ségolène Royal devant le candidat de l’UMP.

    La cerise sur le gâteau de cette tentative de dilution des voix serait qu’on soit parvenu tant et si bien à tasser le score de la candidate socialiste qu’on permette en définitive à Jean-Marie Le Pen de rééditer son « exploit » du 21 avril 2002. C’est que Nicolas Sarkozy a retenu sa leçon : le candidat de la droite n’est jamais autant assurer d’emporter le morceau, pardon l’élection, que s’il se retrouve opposé à l’extrême-droite.

    Mais voilà, il vient d’y avoir un petit accroc dans la belle mécanique médiatico-sondagière, une sorte de lapsus qui pourrait bien faire grain de sable et qui a été commis par Le Monde, lui-même, sous la plume de Jean-Baptiste de Monvalon, lequel dans un article intitulé Mme Royal menacée au premier tour, M. Sarkozy au second, paru dans l’édition de ce 12 avril, souhaitait visiblement enfoncer le clou en pronostiquant la défaite de Mme Royal dès le premier tour. Mais voilà, donc, ce qu’il laisse échapper :

    « Les responsables d’instituts de sondage s’accordent en effet à relativiser fortement la signification des sondages de second tour, qui donnent tous M. Sarkozy vainqueur d’un duel avec Mme Royal. »La qualification de Ségolène Royal provoquerait un choc positif majeur pour la gauche et ouvrirait un contexte nouveau", note M. Giacometti.

    « Une fois passé le premier tour commencera une seconde campagne », souligne aussi Stéphane Rozès (CSA). Selon lui, le premier tour se joue sur « la compétence, la capacité à résoudre les problèmes » - domaine qu’aurait privilégié M. Sarkozy -, alors que le second accorde plus de place à « la dimension d’incarnation et de rassemblement », à laquelle serait davantage identifiée Mme Royal. En suivant cette analyse, on pourrait en conclure que la candidate socialiste aurait paradoxalement plus de chances de l’emporter au second tour que de se qualifier à l’issue du premier.

    Tout est dit et tout est maintenant bien clair : gardons-nous du défaitisme qu’on tente d’instiller, gardons-nous de nous disperser en des stratégies mortifères, gardons-nous des égarements auxquels on voudrait nous voir céder, et concentrons-nous sur l’essentiel : la victoire de Ségolène Royal... et le moyen d’y parvenir : CREER DES LE PREMIER TOUR LA DYNAMIQUE DE CETTE VICTOIRE.

    Car - et nous l’avons peut-être un peu oublié à force de craindre le pire - il ne s’agit pas QUE de battre Nicolas Sarkozy, il s’agit également d’offrir à la France et aux français des raisons d’espérer. Or voter Bayrou pour éviter Sarkozy revient à choisir de se précipiter dans le vide pour échapper aux flammes : c’est sans espoir. On veut nous faire croire que toutes les issues sont condamnées : rassemblons-nous et enfonçons la porte !

    CAR CE SERAIT LE PIRE DES RENONCEMENT QUE DE SACRIFIER L’ESPERANCE AU NOM DE LA CRAINTE LEGITIME QUE LE PIRE NE SURVIENNE !



  • Dedalus Dedalus 14 avril 2007 15:51

    Je crois pour ma part qu’il n’est plus très utile de gloser sur l’incertitude concernant les deux candidats qui seront au second tour : ce sera un Sarkozy-Royal et un vrai débat entre deux projets alternatifs et deux personnalités différentes.

    Qui plus est, celui des deux qui divise et qui fait peur (à juste titre) sera vraisemblalblement battu.

    Les trois dernières incertitudes concernent 1- qui de Sarkozy ou Royal sera devant : et c’est un élément important, tant on sait qu’un second tour se gagne sur la dynamique enclenchée lors du premier - et en cela la dispersion vers le vote Bayrou est non seulement inutile (il ne sera pas au second tour) et contre-productif car il freine la dynamique de Ségolène Royal ;

    2- qui de Le Pen ou de Bayrou sera finalement le troisième homme : car si l’on constate que Bayrou dégringole dans les derniers sondages, pointant maintenant à plus de sept points derrière le duo de tête, Le Pen reste stable et pointe maintenant à seulement 3 points de Bayrou - et l’on sait que la fin de campagne lui est souvent favorable.

    3- quel sera le total des petits candidats : je pense pour ma part que cela n’a que peu d’importance, tant on sait déjà que le vote utile aura joué. l’essentiel pour cette « autre gauche » se trouve dans les législatives et il est assez clair que c’est plus cette campagne-là qu’ils sont déjà en train de mener - et ils ont raison, car c’est à ce moment-là que pourront se faire les ajustements, où les électeurs pourront exprimer plus finement leurs options politique.

    Pour l’heure, il s’agit bien de sauvegarder l’essentiel, d’abord la présence de la gauche au second tour, ensuite la création d’une dynamique permettant à la gauche de l’emporter à ce second tour, conditions nécessaires à des législatives permettant à toute la gauche d’exister dans sa diversité.

    NB : quand je dis gauche, je dis en réalité gauche et écolos, c’est une évidence - tant la droite (celle de sarkozy ou celle de Bayrou) ne se sont jamais senti réellement concerné par la question transversal de l’écologie (pour l’un comme pour l’autre, c’est une question à part, parmi d’autre et qui n’a d’utilité qu’électorale)

    PS : pour une vision nuancée des sondages, je vous invite à consulter l’ensemble des résultats de l’ensemble des instituts de sondages, avec graphiques et marges d’erreur, à cette adresse :

    http://www.tousmenteurs.fr/sondage/graphiques.php

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