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Dedalus

Dedalus

Franchement politique sur http://sarkononmerci.fr et vaguement littéraire sur http://www.avoodware.com...

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 23/02/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Dedalus Dedalus 14 avril 2007 12:56

    Oui, tu as raison sur un point, il ne s’agit pas QUE de battre Sarkozy. ET CE SERAIT LE PIRE DES RENONCEMENT QUE DE SACRIFIER L’ESPERANCE AU NOM DE LA CRAINTE LEGITIME QUE LE PIRE NE SURVIENNE !

    Aussi,

    considérant que Sarkozy est socialement, économiquement et humainement dangereux,

    considérant que Bayrou sonne creux, candidat d’une droite de continuité tranquile,

    considérant que Bayrou ne sera pas au second tour - il est maintenant à 17,5%, manacé directement de se faire ravir la place de troisième homme par Le Pen, et relégué à 7 points de Ségolène Royal, un écart allant grandissant dans l’ensemble des derniers sondages,

    considérant que le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal est porteur d’un vrai projet de transformation pour la France et les français ;

    considérant que le second tour se gagne sur la dynamique enclenchée au premier tour,

    Il apparaît clairement que nous devons voter Royal dès le premier tour !



  • Dedalus Dedalus 14 avril 2007 09:26

    Voter Bayrou pour éviter Sarkozy revient à sauter dans le vide pour échapper aux flammes : c’est sans espoir...

    Bayrou ne sera pas au second tour, il est pointé maintenant à 17,5% et sept points derrière Ségolène (et seulement 3,5 points devant Le Pen) - sondage IPSOS du 14 avril (et tous ceux qui précèdent : http://www.tousmenteurs/sondage/graphiques.php )

    Battre Sarkozy, c’est voter Ségolène dès le premier tour afin de créer une dynamique victorieuse.

    Lire : http://sarkononmerci.fr/files/sur%20la%20terre%20comme%20au%20ciel.html



  • Dedalus Dedalus 14 avril 2007 08:08

    Depuis que j’ai écrit cet article, les choses se sont clarifiées - même si l’on évite d’insister dessus dans les médias, et bien au contraire : BAYROU N’EST PLUS DU TOUT EN POSITION DE FIGURER AU SECOND TOUR.

    L’ENSEMBLE DES DERNIERS SONDAGES LE DONNE À LA BAISSE ET IL SE TROUVE MAINTENANT SEPT POINT DERRIERE SEGOLENE ROYAL, A 17,5% (IPSOS de ce jour)

    BAYROU EST CLAIREMENT DEVENU UN VOTE INUTILE (pour ce qui concerne la question "battre Sarkozy).

    VOTER BAYROU POUR BATTRE SARKOZY C’EST COMME SEPRECIPITER DANS LE VIDE POUR ECHAPPER AUX FLAMMES !

    AUJOURD’HUI, BATTRE SARKOZY C’EST SE RASSEMBLER DERRIERE LA CANDIDATURE DE SEGOLENE ROYAL, DES LE PREMIER TOUR, AFIN D’ENCLENCHER UNE DYNAMIQUE VICTORIEUSE POUR LE SECOND.



  • Dedalus Dedalus 13 avril 2007 13:17

    Lors d’un entretien avec le philosophe Michel Onfray, Nicolas Sarkozy s’est laissé aller à commettre la déclaration suivante : « J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense. »

    Avant d’aller au fond des choses, il est intéressant de noter cette faculté de Nicolas Sarkozy à enchaîner les mots plus vite qu’il n’est capable de penser, avançant au gré d’amalgames improbables. Ainsi en cinq phrases, il sera passé d’une question qui concerne la pédophilie en tant que pathologie qu’on ne sait soigner au cancer des fumeurs, tout en ayant fait un crochet par le taux de suicide chez les jeunes. Et chacun de ces trois thèmes particulièrement sensibles et complexes aura été traité par Monsieur J’ai-réponse-à-tout-sans-réfléchir en moins d’une phrase et demi et autant de formules lapidaires et définitives. Même accoudé à un comptoir en zinc, on a du mal à faire aussi expéditif. Nuancer son propos, douter une demi-seconde, s’informer ? Vous plaisantez ! Qui a le temps pour de telles fadaises ?

    Et puis encore, avant de commenter cette prise de position particulièrement révélatrice, il faut ici également se souvenir de ce projet de plan de prévention de la délinquance élaboré par le même Nicolas Sarkozy qui prônait, notamment, une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance - lire à ce sujet : pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans.

    Ainsi donc, le déterminisme génétique - on naît pédophile, on naît délinquant, on naît adolescent suicidaire... - est le credo de M. Sarkozy, reprenant de fait à son compte des théories extrêmement minoritaires et violemment contestés de quelques scientifiques d’extrême-droite pour lesquels la science est davantage un outil de propagande qu’on peut tordre à la convenance de ses idées, plutôt qu’une aspiration à élucider et à comprendre un peu l’Homme et son Univers.

    Le généticien Axel Kahn a dénoncé, dans une tribune publiée par Marianne les propos du candidat UMP : « La vision d’un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l’agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse ». Pour M. Kahn, « cette conviction réaffirmée par le candidat de l’UMP à l’Elysée confirme ses liens idéologiques avec la nouvelle droite ».

    Oui, il s’agit bien d’idéologie, une manière de concevoir le monde et donc l’action politique. Quelle place en effet accorder à des politiques de prévention dans un monde où le déterminisme génétique nous surpasse ? Dans un tel monde, il suffit de dépister puis de réprimer, afin d’empêcher de nuire ceux qui sont prédestinés à nuire. Inutile non plus, dans un tel monde, de s’interroger sur les origines de la délinquance, d’y chercher des causes exogènes, sociales par exemple, puisque qu’il y a ceux qui ont en eux la délinquance et les autres, et qu’il s’agit d’empêcher les premiers de nuire au second. Et l’on comprend alors cette obsession du candidat de l’UMP a catégoriser les français en deux camps qui s’affrontent, les uns, déviants, menaçant la tranquillité des autres, les honnêtes gens. Il suffit d’être ferme et d’enfermer les uns pour protéger les autres. Car s’il y a un déterminisme génétique de la délinquance, inutile d’une part de chercher à empêcher un enfant de sombrer dans la délinquance, inutile d’autre part de chercher à l’en sortir une fois qu’il a sombré : ni prévention, ni réhabilitation. Il ne suffit que de réprimer.

    Oui, c’est une idéologie, car ce raisonnement qui s’applique ainsi à la délinquance lorsque l’on est ministre de l’Intérieur, il peut s’appliquer bien plus généralement si l’on devient président de la République. Il y aurait donc le gène de la pédophilie, le gène de l’adolescent suicidaire, le gène du cancéreux. Mais certainement aussi bien le gène de celui qui ne veut pas travailler plus. Et le gène de celui qui préfère vivre de l’assistanat quitte à coucher dehors. Et le gène de l’immoralité gauchiste qui place celui qui en est « atteint » du côté des fraudeurs. Et le gène du démagogue outrageusement avide de pouvoir... ha non, je ne sais pas s’il existe celui-là.

    Et d’ailleurs, puisque l’on transmet ses gènes, il est bien normal de transmettre en exonération d’impôts l’ensemble du patrimoine que le gène du mérite vous a permis d’acquérir... puisqu’il faut récompenser le mérite, c’est-à-dire son gène que l’on aura sans aucun doute préalablement transmis à ses enfants, qui de ce fait sont méritants avant de s’être même levé tôt le matin et d’avoir travaillé un peu.

    Oui, M. Kahn, le mot est juste, tout ceci est tout à fait « ridicule ». Ce serait même tout à fait risible, si l’inculture crasse qui préside à cette terrifiante idéologie du déterminisme génétique n’était l’apanage d’un très sérieux candidat aux prochaines élections présidentielles françaises. Si au moins l’on pouvait miser sur un gène de la défaite électorale dont Nicolas Sarkozy serait « infecté »...

    http://sarkononmerci.fr/files/sarkozy%20determinisme%20genetique%20.html



  • Dedalus Dedalus 13 avril 2007 13:14

    Un ministre de la République démissionne à grand fracas du gouvernement à la veille des élections présidentielles et publie dans la foulée un livre intitulé Un mouton dans la baignoire dans lequel, entre autres choses, il raconte que l’ex-ministre de l’Intérieur, actuel candidat à la Présidence de la République, l’a insulté - Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! - et menacé de représailles physiques - « Je vais te casser la gueule » ; on s’attendrait à ce que le monde médiatique soit en émoi, que l’information fasse les gros titres, que les journalistes tentent d’en savoir davantage, enquêtent, posent des questions, s’interrogent, fassent leur boulot en somme. Mais non, il ne se passe pas grand chose. Service minimum. Visiblement, « on » a choisi de ne pas faire trop de vagues. Alors le citoyen s’interroge : la pluralité de la presse est-elle en France si mal en point que les journalistes n’osent plus, ou ne peuvent plus faire déontologiquement leur travail ? Notre démocratie est-elle déjà à se point gangrénée, en état de décomposition avancée ? Car, on le sait bien, quand la presse n’est plus tout à fait libre, ce sont nos libertés individuelles qui sont menacées.

    Un ex-ministre, tout juste démissionnaire, explique qu’un autre ex-ministre, candidat à la Présidence de la République, l’a insulté et menacé. Mais voilà, l’un se nomme Azouz Begag (faut-il prendre un arabe au sérieux, fut-il ministre ?) et l’autre Nicolas Sarkozy (faut-il se fâcher avec un homme qui a le bras si long, la rancune si tenace et une conception de la liberté de la presse toute personnelle ?), et voilà cette presse, qui n’en manque jamais une occasion de faire des gorges chaudes de son indépendance, qui se couche lamentablement, évoque rapidement le sujet et passe rapidement à autre chose en serrant les fesses. Mais au-delà de cette pitoyable démission, c’est le scandale qu’il est nécessaire de souligner.

    On se souvient en effet des chous-gras dont cette même presse s’était empressé de faire lorsque Eric Besson a publié son brûlot contre Ségolène Royal.

    Et puis on se souvient des procès en incompétence qui ont été dressés à l’encontre de cette même Ségolène Royal, et du silence assourdissant autour des déclarations d’un Nicolas Sarkozy encore Ministre de l’Intérieur et néanmoins incapable de dire si les dirigeants d’Al Qaïda étaient sunnites ou bien chiites, pour ne citer que cet exemple.

    On se souvient également qu’après avoir glosé pendant de longues semaines sur un programme de Ségolène Royal, qu’on en finissait pas d’attendre, disait-on, il n’y eut pas un mot concernant celui de Nicolas Sarkozy qui n’a finalement été publié que... il y a moins de dix jours !!!

    Et puis il y a eu ce comuniqué de presse de la Société des Journalistes de France 3, dénonçant les propos tenus par M. Sarkozy à l’égard d’une rédaction qu’il fallait selon lui « virer » :« Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ». On n’a alors que peu entendu leurs confrères, à ces journalistes-là. Peu se sont empresser pour relayer leur déclaration d’indépendance. Soudain, la solidarité professionnelle n’a plus exister et chacun de baisser pudiquement les yeux, gardand des doigts tremblants sur la couture de pantalons qu’on devine dégoulinants.

    Tout récemment, Nicolas Sarkozy dérape vers l’eugénisme, évoque sa conviction selon laquelle il y aurait pour l’homme un déterminisme génétique : « On nait pédophile », ne craint-il pas d’affirmer. Le suicide chez les adolescents ? C’est « parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable ». Bref, conclut-il, « la part de l’inné est immense », rejoignant ainsi sans nuance des théories « sceintifiques » en vogue principalement au sein de l’extrême-droite et dont on connait les dérives potentielles. Là encore, service minimum de la part des médias traditionnels. On se garde bien d’appuyer, on évite de soulever la question, on contourne le débat. Surtout, pas de vagues...

    Il semble même que le monde politico-médiatique dans son ensemble bruisse des colères et écarts de langages de M. Sarkozy, lesquels auraient tendance à se multiplier ces derniers temps. On en glose dans les salons et les dîners en ville, le candidat de l’UMP serait allé jusqu’à qualifier les citoyens en général, et les hommes de presse en particulier, « d’enc... », dit-on dans les milieux informés. Et chacun là encore de préférer se taire. Mais passons...

    Un ministre de la république, délégué auprès du Premier Ministre et chargé de la Promotion de l’Egalité des Chances, nous confie que son collègue de l’Intérieur l’a traité de « salaud », a menacé de lui « casser la gueule », lui a demandé de « ne jamais plus lui serrer la main à l’avenir », évoque en prime le mépris dont lui témoignaient les proches du candidat de l’UMP, l’assaillant de violences verbales telles que « Allez, fissa, sors de là ! Dégage d’ici, je te dis, dégage ! », allant jusqu’à lui marcher volontairement sur les pieds ; pour dire les choses clairement, cet homme nous confie en réalité qu’il a été traité au sein même du gouvernement de la République comme un « sale arabe » - c’est-à-dire comme sont traités quotidiennement nombre de nos concitoyens dont les origines peuvent se retrouver de l’autre côté de la Méditerranée -, mais ça n’interpelle pas ceux qui sont chargés d’informer les citoyens et de les éclairer quant au choix qu’ils auront bientôt à faire à l’occasion des présidentielles. Ça s’appelle une démission, ça s’appelle baisser son pantalon, c’est une honte et c’est un scandale. Honte pour une profession et scandale pour notre démocratie.

    Ils ne sont pas responsables ? Ce sont les patrons de presse qui sont aux ordres, eux qui définissent la politique éditorial de leurs canards ? Qu’à cela ne tienne : rien n’empêche les journalistes d’ouvrir « le blog de la presse libre » et d’y publier, éventuellement sous un pseudo, les articles et les reportages qu’on leur a refusés. Ou qu’ils les adressent à Agoravox. Après tout, les journalistes sont aussi des citoyens, non ?

    http://sarkononmerci.fr/files/sarkozy%20presse%20journalistes.html

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