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demosoluce

Démosoluce car je pense que seule une solution provenant du peuple permettra d'améliorer les choses. Ce faisant, je suis donc contre le système représentatif dans le sens où dès que nous déléguons notre pouvoir, nous acceptons de le perdre : soit parce que le représentant a déjà prévu le détournement de ce pouvoir au profit d'intérêts particuliers, soit parce que le système représentatif l'encouragera à le faire.
Je soutiens donc un système de démocratie directe associé à un système économique permettant de libérer le citoyen de la pression d'asservissement ultralibéral (revenu de base, salaire à vie, dividende universel ?).
Sur cette base, je souhaite rester ouvert d'esprit, conscient que l'on doit sans cesse remettre en cause ses certitudes pour avancer honnêtement et librement.

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  • demosoluce 19 juillet 2013 15:38

    Spartacus,

    Bon le fond est un peu meilleur cette fois-ci. je me reconnais dans Bertrand période 2008-2011. Sur la création aussi. Effectivement, chercher des aides équivaut à un travail à plein temps, ce qui est impossible en période de démarrage. La classe riche, elle, a les soutiens, les avocats de famille pour faire la taf et c’est la raiosn pour laquelle les aides ne vont pas réellement à ceux qui en ont vraiment besoin.

    En revanche, comme toujours des simplifications qui frisent la malhonnêteté. J’avoue que j’ai du mal à savoir si c’est vraiment malhonnête ou maladroit. Les membres de la familles de bertrand qui sont fonctionnaires et qui ont 50.000 € de bas de laine, ben putain (excusez la vulgarité), je ne sais pas dans quel département vous vivez. Dans tous les cas, vous êtes libéral donc vous devez accepter le choix d’investissement de chacun. C’est leur liberté.

    Ensuite, les grèves avec occupation et pneus brûlés concernent quasiment uniquement les grands groupes qui délocalisent après avoir fermé une usine qui fait des bénéfices pour maximiser la rentabilité. Systématiquement, c’est après la période où ce grand groupe a profité des aides locales. Dans le cas d’Arcelor Mittal, c’est pour détruire les capacités de production de l’acier en Europe (depuis le début : achat pour acquérir les capacités existantes et limiter la concurrence, fonctionnement pendant la période d’aides locales puis démantellement afin de valider la destruction de capacités potentiellement concurrentes : d’où la non volonté de AM de vendre les usines, ben non, c’était l’objectif de départ).

    Le problème ne vient pas du fait que les licenciements sont réels afin d’anticiper une situation future, mais parce que ces licenciements ont pour but de maximiser le rendement du capital (et donc mathématiquement tarissement de votre fameux ruissellement) et pour délocalisation (même objectif).

    Il n’y a quasiment pas de grèves dans le cas de figure que vous présentez car les patrons de ce type communiquent avec leurs ouvriers. dans ce genre de structure, il y a d’ailleurs souvent un technicien supérieur agé qui accompagne votre bertrand dans la gestion,lui faisant profiter de son expérience et qui rassure et le personnel et les clients et prospects.

    Votre exemple n’explique donc pas les points de vue « socialo-communiste » que vous voulez dénoncer. Encore taper à côté, dommage



  • demosoluce 19 juillet 2013 14:08

    @ Libertus,

    Un défaut de paiement est un risque spéculatif. Si les cds ne sont pas conçus au départ pour être mal utilisés, il n’en reste pas moins que très, très rapidement, on se rend compte de leur aspect dangereux. La responsable de CTFC fin des années 90 essaient d’ailleurs de les interdire et Greenspan, copain des patrons des banques américaines, réussi à l’empêcher et à la faire virer. On savait donc 10 ans avant la crise des Subprimes que c’était dangereux. Il y avait eu en 1996 les premiers scandales bancaires aux USA sur ces produits. Il n’y a donc pas de surprise mais de l’aveuglement (au mieux).

    Le système ne réduisait pas les risques puisque les traders de la GS, Fab le Fabulous en tête, savait pertinemment qu’ils vendaient de la merde et s’en vantaient par email. C’est là le point central de mon raisonnement prouvant que le Libéralisme est une utopie. Si vous laissez faire la main invisible, des mains « invisibles » aussi mais pas propres vont sauter sur l’occasion pour profiter de leur position dominante et biaiser les règles. L’exemple Rockefeller et les premières lois anti trust à la fin du XIXème et au début du XXème en sont un exemple significatif. Rockefeller a même financé les travaux du gendre de freud, bernay pour les travaux sur la manipulation des masses, ce n’est pas un hasard.

    Spartacus par exemple appuie sur le fait qu’en économie, le besoin n’est pas la demande car il n’est pas librement consenti. Mais depuis bernay, et surtout avec les dernières évolutions dans la connaissance des comportements et du cerveau, la demande n’est pas librement définie non plus. Pour que le Libéralisme soit efficient, en partant du principe qu’on accepte l’Homme tel qu’il est et qu’on ne recherche pas un Homme nouveau (qui est la négation de l’Homme réel, donc de l’Homme tout court), alors il faut un contrôle strict de la collectivité afin de permettre la libre concurrence loyale et non faussée. Cela ne peut être autorégulée comme tous les scandales le démontrent sans cesse. Autorégulation entrainera systématiquement prise en main des acteurs les plus iinfluents qui vont biaiser les règles en leur faveur et donc fausser la concurrence. C’est la le paradoxe du Libéralisme, c’est qu’il a vitalement besoin du contrôle strict dde la collectivité et donc de l’organisation qui la réprésente.

    Quand GS créé ses produits pourris en connaissance de cause et que les agences de notation sont en conflit d’intérêt entre arbitrage et vente de services, alors on a encore la preuve que l’autorégulation est systématiquement détournée au profit de ceux qui sont en position de force.

    Les élus ne sont pas incompétents. Ce n’est pas un hasard si tous les chefs d’Etat depuis 20 ans continue,t une carrière au sein de ses instituts après leur mandat (John Major, Tony Blair, Bill Clinton, Gerhart Schroeder, Nicolas Sarkozy...). Ils défendent les intérêts du monde financier pendant leur mandat, et la récompense vient ensuite par des rémunérations importantes, une forme de retraite dorée. Tous les conseillers économiques des gouvernements font la navette entre un emploi dans le monde bancaire et une place dans un ministère.

    vous dites aussi : « -> oui, je suis d’accord, ils méritent des poursuites judiciaires. Mais la aussi, ça ne remet pas en cause l’ensemble du système, juste le fait que certains puissent trop facilement en profiter de manière abusive »

    ils abusent trop facilement du système parce que l’autorégulation le permettra systématiquement. cela prouve que la seule main invisible de Smith, c’est du pipeau, sinon, elle serait plus forte que ces abus.

    Quant au bitcoin, vous pensez réellement qu’il ne peut être contrôlé par le système financier ?



  • demosoluce 18 juillet 2013 16:54

    @ Libertus,

    le cds ne sont pas des assurances contre l’incendie ou les accidents. Faut quand même pas tout mélanger. Ce sont des assurances concernant les risques spéculatifs. Les spéculateurs ont voulu trouver la martingale permettant qu’un investissement soit performant et sans risque, ce qui est absurde. Si vous êtes libéraux, alors un de vos principaux arguments pour défendre le capital investi est justement que l’entrepreneur prend un risque. Les subprimes quant à eux sont des titrisations de prêts. Le problème ne vient pas qu’on prêt à une personne solvable ou non, chaque prêt est une prise de risque et en tantque libéral, vous ne pouvez pas interdir la prise de risque, ou alors vous êtes en contradiction. Le problème vient du fait que ceux qui ont titrisés ces prêts l’ont fait pour rendre opaque le risque et en plus en les faisant valider AAA. C’est la malhonnêteté le problème.

    Le système n’a pas été surpris. Soit vous êtes naïf ou alors. Comme en 29, la GS savait très bien ce qu’elle faisait. les acteurs secondaires, oui, eux ont été surpris. Mais la JPM, Morgan Stanley, GS, DB, Barclays, HSBC, SG et BNP savent très bien ce qu’elles font quand elles manipulent les cours de matières premières, le cours du Libor, blanchit l’argent des cartels de drogue, crée des titres pourris qu’elles font noter AAA. Faut pas me prendre pour un jambon.

    Vous pouvez changer le système monétaire, si vous laissez le reste comme cela, ça ne changera rien. Comme vous dites, ils s’adapteront. Et même, soyez confiant dans le fait que le système monétaire va changer et que ce sont ces mêmes acteurs précédemment cités qui en seront à l’origine.



  • demosoluce 18 juillet 2013 14:41

    et non Libertus. Depuis les années 80, le secteur financier est de plus en plus constitué de produits type CDS, déconnectés de l’économie réelle. Ce ne sont que des bulles. Tant que la bule gonfle, même si elle ne réprésente rien de concret, l’enrichissement se fait. Dès qu’elle explose, la valeur créée sur rien est détruite.

    Pour éviter ce problème, nos élites ont mis en place 2 choses :

    Tout d’abord le Too Big Too Fail qui fait que les organismes gérant cette économie spéculative ne supportent pas les pertes mais que cela soit supporté par les Etats et les Banques centrales, donc les citoyens

    Une création monétaire qui doit permettre à la bulle de grossir tant que cette planche à billet fonctionne. Cela est particulièrement visible quand la Bourse ne réagit pas aux mauvaises ou bonnes nouveles économiques (même manipulées) mais réagit uniquement aux décision de Bernanke.



  • demosoluce 18 juillet 2013 10:47

    Je me dois d’être plus précis dans mes critiques. Je demande à autrui une critique constructive, étayée, je dois donc prioritairement imposer ce principe à moi même.

    C’est simpliste donc malhonnête car un patron de PME n’est pas un riche mais une personne aisée. Ce que l’on appelle les riches et qui cristallisent le mécontentement populaire sont les Bettancourt, Arnault, Pinault etc... Les 500 qui malgré la crise ont augmenté leur fortune de 25%. Les enfants de ces riches là ne seront jamais dans le même cours de danse que les enfants de leurs employés, ni les mêmes écoles d’ailleurs.

    Vous confondez jalousie envers celui qui a « réussi », sentiment qui existe c’est vrai et sentiment d’injustice face à des comportements égoïstes, cyniques et opposés à l’intérêt collectif. Etudiez de près les histoires des grandes fortunes et vous verrez que l’aspect libre concurrence non faussée et honnêteté sont rarement présents. Toutes les grandes fortunes se sont constitués à proximité du pouvoir, ce n’est pas un hasard. La story telling du petit gars qui a réussi en commençant dans son misérable garage, c’est du pipeau pour magazine populaire, les parents de Bill Gates fréquentaient régulièrement de hauts dirigeants de IBM, ceci explique simplement cela.

    Et même si on revient au patron de PME de province, enlevez vous l’idée que généralement ses intérêts croisent ceux de ses salariés. De par mon activité, j’en ai cotoyé pas mal, je n’en connais pas un qui n’a pas essayer de maximiser ses profits au dépent de ses salariés et pas un non plus qui n’a pas taillé dans les effectifs pour se garantir son train de vie. Ils avaient tous en commun aussi une forte proximité envers les élus locaux, une franche amitié « sincère ».

    Vous avez raison de dire que Ultra libéral ne veut rien dire. Ce serait comme inventé ultra communiste. On a inventé ce terme parce qu’on a considéré que le libéralisme existait et que l’on voulait condamner ses dérives. Mais comme je le disais dans un autre commentaire, à l’instar du communisme, le libéralisme n’a jamais existé car c’est aussi une utopie. Il nécessite une telle pureté qu’il est inaccessible. Comme pour le communisme, mais pour d’autres raisons, il nécessiterait l’avènement de l’Homme nouveau. En cela, il nie l’Homme tel qu’il est. Même les USA ne sont pas libéraux. L’argument du libéralisme est celui de la caste dominante pour garder le contrôle absolu et se limite à une diminution des cotisations, tout simplement cette caste veut limiter au maximum les redistributions. Votre ruissellement existait quand les mouvements de capitaux et de marchandises étaient beaucoup plus restreints. Ce ruissellement était contraint. La Mondialisation et le libre marché a fait éclater cette contrainte et le ruissellement se tarit logiquement. La caste riche s’enrichit, la classe moyenne s’appauvrit (y compris ceux qui étaient aisés comme votre patron) mais cela n’est pas lié à une politique socialiste. C’est lié à la mondialisation dérégulée et est renforcé par la financiarisation de l’économie (liée à la dérégulation du systèle bancaire). Un rentier n’investit plus en machines, réels, il investit en produits financiers (même si c’est des parts d’une entreprise) et cible la rentabilisation optimale de ce placement. Et ceci entraine que cette optimisation psse par une ruissellement le plus faible possible voire pas de ruissellement du tout.

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