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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 19 juin 2012 16:04

    @Scual

    Vous vous placez selon la morale de l’intention, moi je me place selon la morale du résultat. Le juge qui a renoncé à la peine plancher pour celui qui allait devenir l’assassin de Collobrières n’a certainement pas eu l’intention de commettre sciemment une bavure judiciaire (pas plus que le capitaine du Costa Concordia n’a eu l’intention de couler son navire en le pilotant imprudemment) mais le résultat de son action en tant que juge est bel et bien constitutif d’une bavure judiciaire.


  • docdory docdory 19 juin 2012 15:57

    @Chris Tukov magistrat

    1°) Je ne dis pas que le juge a commis une faute, je soutiens que ce devrait être à un jury populaire d’affirmer ou non s’il a commis ou non une faute. Certes, l’argument « post hoc ergo procter hoc » n’est pas systématiquement recevable. Cependant, lorsque le commandant du Costa Concordia semble ignorer les règles de sécurité élémentaires et que son navire sombre quelques minutes après, vous trouvez normal qu’il soit soupçonné, qu’il y ait une enquête sur les causes de cet accident, et que le jugement concernant les responsabilités ne soit pas confié à l’association des capitaines de navires de croisière, mais par un tribunal indépendant.
    Eh bien là c’est exactement pareil : un juge décide, en toute connaissance de cause, de méconnaître et de ne pas appliquer un élément-clef de la sécurité publique que sont les peines planchers à un individu qui avait auparavant clairement fait preuve de sa dangerosité pour la société. Cet individu commet quelques jours après deux sauvages assassinats ? Eh bien oui, la responsabilité de ce juge doit être examinée par un tribunal, et oui, ce tribunal doit être un jury populaire parce qu’un juge commettant une faute dans l’exercice de ces fonctions ne saurait être jugé par d’autres juges , parce que ceux-ci se retrouveraient en situation de conflit d’intérêts, et seraient à juste titre suspects de partialité.
    2°) Un mis en examen qui se suicide en prison, c’est son entière responsabilité et non celle de qui que ce soit d’autre. Tout au plus peut on discuter la co-responsabilité du concepteur de la prison, qui n’a pas mis de caméras de vidéo-surveillance dans chaque cellule, ou du médecin qui a examiné le prévenu et qui n’a pas décelé un état dépressif dangereux pour ce prévenu.
    3°) Quant au prévenu qui n’exécute pas sa peine de prison et qui se fait tuer au dehors, c’est la responsabilité unique de celui qui le tue !
    Vous faites un peu de la casuistique, là non ?
    4°) Dans le cas qui nous concerne, il semble que la peine plancher encourue était de seulement deux ans ferme, et ce pour un délit autrement plus grave qu’un vol de bourriches d’huîtres !!!


  • docdory docdory 19 juin 2012 15:02

    @ Scual

    Du coup, vous en ajoutez une deuxième : « j’ai fais cette faute » au lieu de « j’ai fait cette faute » !

     Explication grammaticale : on écrit « je fais » ( première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe « faire » ) et « j’ai fait » première personne du singulier du passé composé du verbe « faire », passé composé pour la formation duquel on ajoute à l’auxiliaire « avoir » , à la première personne du singulier du présent de l’indicatif , le participe passé de « faire », qui est « fait ».


  • docdory docdory 19 juin 2012 14:50

    @ Scual

    Vous soutenez, à propos des policiers , l’affirmation suivante , je vous cite : «  Ils n’ont pas peur des bavures, ils veulent juste pouvoir les faire sans avoir à répondre de leurs actes. » 
    Outre son caractère diffamatoire, je suis surpris que vous ne vous vous offusquiez pas de la même façon des juges responsables d’une bavure judiciaire, vous savez, ce ou ces juges qui n’ont pas voulu appliquer la loi sur les peines planchers au futur assassin de Collobrières, à l’époque ou il n’était encore qu’un délinquant multirécidiviste dangereux.
    Diriez-vous de ce ou de ces juges : «  Ils n’ont pas peur des bavures, ils veulent juste pouvoir les faire sans avoir à répondre de leurs actes. » ??
    Si vous ne le dites pas , vous faites du deux poids deux mesures !


  • docdory docdory 19 juin 2012 14:05

    @ Chris Tukov, magistrat 


    Vous dites, je vous cite : « .... croyez vous que les magistrats ne se posent pas de questions ? Ils s’en posent à chaque fois. On peut se tromper et c’est parfois dramatique. Mais doit-on considérer que l’on se trompe au regard des conséquences directes ou indirectes de nos décisions, ou au regard des éléments dont nous disposons au moment où la décision est prise ?
     Ce que le grand public reproche aux magistrats, ce n’est pas seulement le fait qu’il se trompent assez souvent, mais qu’ensuite ils n’ont en pratique aucun compte sérieux à rendre à qui que ce soit en cas de faute professionnelle.
    Prenons le cas de l’affaire d’Outreau : il est absolument inconcevable que le juge Burgaud, à l’origine de cet effroyable désastre judiciaire n’ait pas été sanctionné d’une interdiction à vie d’exercer la profession de magistrat. Tout au plus est il passé devant un »comité théodule« qui lui a signifié en substance que » c’est pas bien ce que vous avez fait là, faut pas recommencer « et l’a muté dans une position en principe moins dangereuse.
    De même dans l’affaire de Collobrières, il est à peu près certain que le magistrat qui a écarté la peine plancher de deux ans ferme pour lui substituer une peine de 6 mois avec sursis avec mise à l’épreuve et obligation de soins ( on sait bien ce que ça veut dire ... ), ce magistrat ,donc, ne sera nullement inquiété pour la faute professionnelle lourde qu’il vient de commettre, ou tout au plus sera t-il, dans le meilleur des cas , muté au tribunal de grande instance de Sarreguemines ( tant pis pour les citoyens de cette ville ! ). On ne peut hélas pas espérer qu’il soit radié à vie de la profession de magistrat.
    Pour n’importe quel professionnel à responsabilité, quel que soit la profession qu’il exerce, qu’il soit médecin, chauffeur de car ou directeur de centrale atomique ou autre, le fait de commettre une faute lourde le ferait immédiatement comparaître devant les tribunaux et en général mettrait fin à sa carrière professionnelle pendant une longue période ou à vie.
    Evidemment, mettre un juge devant les tribunaux en cas de faute lourde serait inopérant, puisque le réflexe corporatiste de ses collègues aboutirait à une non-sanction dans la plupart des cas. Il faudrait donc que les juges responsables de fautes lourdes , tels que le juge d’Outreau ou celui qui a évité de façon inconsidérée la peine plancher à l’assassin de Collobrières passent devant un jury citoyen tiré au sort et soit jugé de cette faute par le peuple et non par ses confrères ( compères ? ). Cette indispensable réforme est le prix à payer pour que les magistrats récupèrent un semblant de crédibilité et de considération dans ce pays.
    Etes-vous personnellement prêt à accepter une telle réforme, ou préférez-vous défendre à tout prix vos intérêts corporatistes ?
    Quant aux peines planchers, il est très regrettable qu’il ait été laissé par la loi la liberté aux juges de les appliquer ou non. Ces peines planchers sont, à l’instar de la ceinture de sécurité des voitures, des éléments de sécurité avec lesquels il ne devrait pas être possible de transiger ( les dispenses de ceinture de sécurité ne sont quasiment jamais accordées par les commissions médicales préfectorales ) . Dans l’affaire de Collobrières, l’application stricte de la peine plancher aurait servi les intérêts des victimes ( qui n’auraient pas été sauvagement assassinées ) et de l’assassin ( qui aurait évité la réclusion criminelle à perpétuité à laquelle il n’échappera pas ( du moins l’espère t-on ).Le juge ne devrait plus avoir la possibilité légale de les »adapter", pas plus que le pilote d’un avion n’a de possibilité légale de ne faire qu’une partie de sa check list, que le chirurgien n’a la possibilité légale d’opérer avec des instruments non stérilisés, ou que le directeur d’une centrale nucléaire n’a de possibilité légale de réduire le temps de port des dosimètres pour ses employés.
    Le peuple français paie des impôts pour que les juges qu’il finance à grand prix appliquent les lois qu’il a voté par l’intermédiaire de ses représentants, et non pour qu’ils les interprètent de façon fantaisiste, en fonction de leurs positions idéologiques ou de leur humeur du jour.
    Le fait qu’il y ait séparation des pouvoirs ne signifie pas et n’a jamais signifié que les juges aient la liberté d’appliquer les lois à leur convenance...
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