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docdory

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Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 5 septembre 2007 17:24

    @ Fredo 45

    J’ai vu effectivement des reportages télévisuels sur le système finlandais , à mon avis , loin d’être « le meilleur système du monde » , ça m’avait tout l’air d’une pétaudière à laquelle je ne confierais en aucun cas mes propres enfants ! D’ailleurs on serait bien en peine de citer un prix Nobel finlandais , il semble s’agir d’une éducation nivelant par le milieu , dans les cas favorables !

    Pour ce qui est de la division et de l’enseignement primaire en général , il y a manifestement une régression massive des programmes .

    Lorsque je suis sorti du CM 2 en 1967 , à l’époque , tout élève en fin de CM2 avait appris à résoudre sans hésitations une division du type 0,037 divisé par 0,49 , par exemple ! Or mon fils , qui rentre actuellemnt en cinquième et qui a pourtant un an d’avance , n’a jamais eu à résoudre ce genre de divisions et ne saurait pas le faire ! Ceci faisait qu’en sixième , nous étudiions à l’époque des questions aussi intéressantes que la théorie des ensembles et les opérations sur les ensembles , les racines carrées et comment les extraire , les tables de vérité , que p =>q était logiquement équivalent à non p ou q , les nombres négatifs , les quantificateurs , les équations du premier degré à une inconnue etc ... Quand je vois le programme de maths actuel de 6ème ( arithmétique et géométrie élémentaire ) c’est d’un ennui mortel , on laisse des cerveaux en friche , tout simplement !

    De même pour la grammaire , j’avais en primaire trois heures hebdomadaires d’analyse logique , qui consistait à disséquer une phrase bien tordue et à en donner tous les éléments grammaticaux ( sujet , attributs , mode et temps du verbe , complément d’objet , de nom , adjectifs etc...) . Là non plus , ni ma fille , qui rentre en CM2 avec un an d’avance , ni mon fils , n’ont jamais fait aussi intensivement ce genre d’exercices , et ont le plus grand mal à distinguer un attribut du sujet d’un complément d’objet direct !

    A mon époque , tout élève entrant en 6ème était sensé avoir acquis la conjugaison de tous les temps de tous les modes de la langue française , y compris pour les verbes du troisième groupe . Mon fils qui rentre en cinquième n’a jamais entendu parler du futur antérieur de l’indicatif ou de l’imparfait du subjonctif !

    Ma fille un jour m’a annoncé avec fierté qu’elle avait 50/55 sur une dictée . M’étonnant de cette note , elle m’expliqua que sur cinquante cinq mots , cinquante étaient bien écrits ! J’ai du lui expliqué qu’à son âge ,mes dictées étaient notées cinq fautes = zéro , et donc que sa dictée valait en fait zéro ! A noter également que les fautes d’orthographes ne sont corrigées que sur les dictées et non sur les rédactions ( rebaptisées pompeusement par de modernes Trissotins de la pédagogie « créations narratives » ! ) , ce qui fait que ma fille a deux orthographes , l’une , médiocre , pour les dictées , et l’autre , épouvantable et non corrigée , pour les « créations narratives  » !!!

    Très curieusement , au collège , les « cours de littérature française » comportent par contre des questions totalement absconces sur les « techniques narratives » et autres procédés des auteurs , auxquelles je serais strictement incapable de répondre , ne comprenant même pas le sens des questions posées !

    Donc , à part quelques détails , on observe un effondrement du contenu des programmes , les cerveaux de nos enfants étant littéralement laissé à l’abandon , ( sans compter l’augmentation massive de la durée des ci-devant « petites » vacances de la toussaint et de février qui contribue au phénomène ! ) .



  • docdory docdory 5 septembre 2007 14:11

    @ Aegidius Rex

    Si vous assimilez le tutoiement à un viol , alors les propos incivils d’un automobiliste irascible enjoignant à un chauffeur d’un camion de livraison , obstruant intempestivement la chaussée , d’aller subir une intromission anale chez les Héllènes , s’apparentent , selon votre raisonnement , à un crime contre l’humanité ou à un génocide !

    Plus sérieusement , par cette exagération inutile , vous stérilisez malencontreusement le débat sur un problème qui mérite néanmoins d’être abordé .

    En effet , il y a , dans la France de 2007 , une utilisation excessive du tutoiement , et de l’usage du prénom .

    C’est particulièrement net dans l’Education nationale : lorsque j’étais à l’école primaire , à partir du CE 1 , les instituteurs ( à l’époque ce n’étaient pas des « professeurs des écoles » ) vouvoyaient les élèves . (Je ne peux rien dire du CP , ayant « sauté » cette classe ) . Ils les appelaient de surcroît par leur nom de famille et non pas par leur prénom . Ainsi , on entendait « Monsieur X , allez au tableau » , ou à la rigueur « Y au tableau » et non pas « Dominique ( ou François ,ou Christophe ... ) , va au tableau » . C’est ce qui distinguait l’école primaire de la maternelle . L’enfant scolarisé en primaire était censé avoir atteint « l’âge de raison » , et donc avait droit à ce vouvoiement , distance qui était perçue par l’élève comme une marque de considération et de sérieux . De même , les élèves entrre eux s’appelaient par leur nom de famille , sauf les copains très proches qu’on appelait par leur prénom , ce qui était également un signe distinctif d’amitié .

    Arrivé en cinquième au collège , à la rentrée de septembre 68 , certains enseignants se mirent à tutoyer leurs élèves , et à les appeler par leur prénom , dans le cadre d’une contestation de l’autorité de l’enseignant résultant des « évènements de mai 68 » . On peut dire que c’est de ce bouleversement des codes de politesse que débute la dégradation inexorable de l’éducation nationale . En primaire , à l’époque , nous étions entre trente cinq et trente huit par classes , le respect de l’autorité était total , il n’y avait cependant pas un bruit , à part la voix de l’instituteur .

    Le rétablissement du vouvoiement et de l’usage des noms de famille pour les élèves à partir de l’école primaire devrait donc être une priorité absolue du nouveau ministère de l’Education Nationale . Des adolescents de quartiers difficiles qui seraient vouvoyés par leurs enseignants y verraient une marque de respect , et seraient peut-être moins tentés de bordeliser les cours !

    Il y a une grande valeur sémiologique du tutoiement dans la langue Française , en effet , tutoyer quelqu’un que l’on est pas censé tutoyer peut être considéré comme une forme d’insulte ou de mépris . Ainsi , il est probable que l’automobiliste dont je parle au début de ce post tutoiera le chauffeur du camion de livraison , bien qu’il ne le connaisse pas , et que cet usage du tutoiement envenimera considérablement cette conversation !

    Il m’est arrivé que certains patients , ayant séjourné longtemps au Québec , me tutoient en cours de consultation ( il s’agirait d’une pratique courante au Quebec ) . Je me suis souvent senti déstabilisé par cette familiarité peu coutumière !

    De même que je tutoie uniquement les enfants qui viennent avec leurs parents en consultation ( sauf à partir de douze ou treize ans , âge auquel le vouvoiement devient systématique ) alors que je vouvoie ceux qui viennent consulter seuls , même quand il n’ont que sept ou huit ans ( ça arrive assez souvent , curieusement ! )

    Pour ce qui est du tutoiement sur des forums tels qu’Agoravox , cela peut être aussi bien une marque de connivence vis-à-vis d’un interlocuteur dont on s’est aperçu que l’on partageait en général un grand nombre de points de vue , ou bien qui nous a tutoyé en premier , qu’une marque de colère ou de dédain vis-à-vis de quelqu’un racontant n’importe quoi , ou devenant aggressif !

    Le vouvoiement étant plutôt employé vis-à-vis d’inconnus ou de personnes imposant le respect par la profondeur de leurs propos , ou tout simplement qui nous vouvoient . Je ne pense pas que l’on puisse édicter des règles pour une convention linguistique qui relève du bon sens !



  • docdory docdory 4 septembre 2007 19:18

    @ Paul Villach

    Le problème est le désir inconscient de chacun d’entre nous de vivre dans un monde parfait . Certes nous voulons tous que les fraudeurs fiscaux ou autres soient sanctionnés en fonction du préjudice qu’ils occasionnent à la société , mais nous voulons simultanément que les comportements honteux de délation anonyme qui avaient lieu sous l’occupation disparaîssent . Il est clair que ces deux objectifs sont mutuellement incompatibles : une France sans délation anonymes ( qui est souhaitable ) sera aussi une France avec plus de fraude fiscale , il y a fort à parier que personne n’osera faire une dénonciation signée , car chacun sait qu’il risque dans ce cas un procès en diffamation ou en dénonciation calomnieuse .

    Un problème similaire se pose dans le domaine de la médecine , celui de la dénonciation , en principe obligatoire , de la suspicion de mauvais traitement à enfants . Chaque médecin sait bien que s’il fait ce genre de dénonciation , il risque très gros , c’est à dire un procès en violation du secret professionnel , un procès en diffamation ou en dénonciation calomnieuse , sans compter des sanctions ordinales . Le risque de ce genre de dénonciations est six mois d’interdiction d’exercice et environ 200 000 francs de dommages et intérêts ! Théoriquement il est censé exister une loi protégeant le médecin s’il dénonce une suspicion de mauvais traitements à enfants , mais en pratique , cette protection ne marche pas , je crois qu’une pédiatre s’est encore pris dernièrement trois ans d’interdiction d’exercice pour s’être trompée dans plusieurs signalements de mauvais traitements ( autrement dit , la faillite de son cabinet ) !

    Fort heureusement , les cas de suspicions de mauvais traitements à enfants sont tellement rares ( 2 ou 3 cas non confirmés en vingt deux ans de carrière en ce qui me concerne ) que le problème ne se pose quasiment jamais . En cas de doute , on évite la dénonciation de mauvais traitements et ses risques dissuaifs de procès en hospitalisant l’enfant sous un faux prétexte et en passant un coup de fil explicatif au médecin hospitalier . ( L’immense majorité de ces supposés mauvais traitement sortent de l’imaginaire de femmes cherchant à avoir une garde exclusive lors d’un divorce , ou de belles-mères voulant se débarasser de leur gendre ! ). Il n’en reste pas moins que la peur de la dénonciation est peut-être à l’origine de la non-dénonciation d’un petit nombre de sévices cette fois-ci réels ...



  • docdory docdory 3 septembre 2007 09:44

    @ la taverne

    Renseignement pris , les deux s’écrivent compte tenu de l’origine obscure de l’expression :

    http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm

    Pour ce qui est d’un éventuel avion imaginaire tombé sur le pentagone , j’ai déjà répondu plus haut , dans mon premier et long post , l’hypothèse est totalement invraissemblable comme je l’ai expliqué !



  • docdory docdory 2 septembre 2007 11:07

    @ Onegus

    Quand on sait parler français , c’est « autant pour moi » et non « au temps pour moi » ....

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