Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Tout à fait d’accord avec vous. Pour compléter, j’ai eu l’occasion d’aller, après de trop longues journées de boulot, dans un restau style « routier » ouvert 24/24 à Los Angeles, pour « diner » à 2h du matin. J’ai été bluffé par la qualité de l’accueil : une serveuse latino d’une cinquantaine d’année qui m’a reçu avec le sourire alors qu’à une heure pareille, j’aurais pu comprendre qu’elle soit un peu crispée. C’est vrai que là-bas, le pourboire n’est pas compris. Mais inutile de vous dire qu’à une heure aussi tardive, avec un accueil de cette qualité, je ne me suis pas arrêté aux 15% règlementaire...
Un exemple à suivre ici pour l’ensemble des commerces (restau et autres) ou les vendeurs peuvent vous recevoir comme si vous veniez d’égorger leurs enfants...
Merci de votre article. Quelques points à revoir si vous le permettez...
Si votre analyse s’appuie sur des points concrêts que j’ai pu moi-même constater, vous en tirez des conclusions peut-être un peu excessives. Photographe, je travaille régulièrement avec des sociétés américaines et je suis souvent sur place. Je vous rejoins en ce qui concerne votre regard sur la mentalité des américains à titre individuel, ce qui fait sûrement une des plus grandes forces de ce peuple.
Leur façon de concevoir les rapports commerciaux est brutale et efficace, mais elle est surtout ouverte. Contrairement à la France ou un nouveau client nécessite passe-droit, copinage, piston etc. On peut parfaitement là-bas entrer en business avec une société sans avoir d’introduction, pour peu que la qualité de votre boulot parle pour vous. Même si vous ne sortez pas de LA grande école ou que vous n’avez pas LE diplôme correspondant.
Ce qui m’a frappé encore plus sur place, c’est à quel point la plupart des gens sont fiers de leur travail, qu’ils soient serveurs de restaurant ou cadre supérieur. C’est loin d’être le cas chez nous ou (souvenirs d’un système monarchique ? mentalité bourgeoise ?) vous êtes jugés selon votre poste et vos revenus. Avec des expressions dans la bouche des politiques aussi répugnantes que « la France d’en bas ». A vomir.
Maintenant, contrairement à vous, je ne suis pas certain que la force politique des USA dans le monde soit toujours aussi réelle. C’était le cas quand il y avait deux pôles puissants en présence avec l’URSS mais avec sa disparition, l’équilibre des forces a changé.
Concernant la parité des monnaies, la chute du dollar est une catastrophe pour bien des professionnels en France. Que ce soit à mon petit niveau ou à celui d’EADS qui va finir par se délocaliser en zone dollar pour ne pas perdre à chaque contrat des sommes délirantes. Sur ce point, je soupçonne les politiques économiques américains de cynisme : ils laissent faire, ravi de booster leur exportation et accessoirement leur tourisme. Et de l’autre côté, vous avez un paquet de technocrates abrutis à Bruxelles qui voient l’Euro grimper, ravi d’avoir les plus « grosses couilles du monde » et qui ne voient pas à quel point cela pénalise l’Europe dans les échanges commerciaux.
Dernier point mais non des moindres : il faut être un chouia masochiste pour venir poster un article pareil sur Agoravox - ou être particulièrement combattif. Ce site de « journalisme citoyen » pouvait s’enorgueillir il y a encore deux ans, d’être un pôle d’échange entre des rédacteurs très divers dans leurs orientations politiques et dans leurs visions du monde. Aujourd’hui :
si vous n’êtes pas anti-américain
si vous n’êtes pas pro-palestinien
si vous ne pensez pas que Bush a organisé le 9/11
si vous n’êtes pas violemment anti-sarkozy
si vous n’êtes pas dans la mouvance extrême-gauche / écolo / alter-mondialiste...
Vous n’avez rien à faire sur Agoravox !
Désolé d’avoir été un peu long mais votre article nécessitait une réponse détaillée. Cordialement,
Votre article est intéressant et je trouve que l’intervention de Julius est tout à fait pertinente. Même si ce n’est pas une bonne nouvelle.
Le phénomène que vous décrivez Julius, est précisément celui qui caractérise Agoravox, et qui en détruit dramatiquement l’intérêt.
Quand j’ai découvert ce site il y a deux ans environ, j’ai été séduit par la variété des intervenants et par leur capacité à argumenter. Ce n’est plus vrai aujourd’hui.
Ce site est devenu selon votre terme, « polarisé ». « Tout le monde préfère vivre dans l’espace de la population avec des valeurs similaires ». Il y a un autre nom pour cela Julius : le café du commerce.
Vous avez tout à fait raison, les gens viennent aujourd’hui sur Avox pour entendre des opinions similaires aux leurs, et pour échanger leur bile sur divers sujets.
Le profil de « l’agoravoxien » était très divers à son lancement, ce n’est plus vrai. « L’agoravoxien » moderne est un anti-sarkoziste haineux. Il est pro-complotiste sur l’attentat du 9/11 (les USA ont officiellement organisé les attentats). Il est souvent anti-sioniste, ce qui attire par corolaire bon nombre d’anti-sémite qui profite de ce faux nez. Et enfin, il est souvent d’extrême-gauche.
En bref, vous pouvez rapidement avoir le sentiment qui si vous ne rentrez pas dans ce moule, vous n’avez rien à faire ici - ceci pour répondre à l’auteur.
Côté politique, la direction du site semblait fut un temps, particulièrement séduite par François Bayrou. Cela expliquerait au moins en partie qu’elle n’ait rien fait pour freiner le déferlement anti-sarko. L’idée n’aurait pas été de défendre le Sarko en question mais de garder à l’ensemble des articles un minimum d’équilibre. Dans les meilleurs moments du sarko-bashing, vous pouviez trouver dans le sommaire une demi-douzaine d’article anti-sarko par jour !
De quoi flinguer la crédibilité du site, pour ce qui est de son ouverture. Et cela répond à l’auteur sur la discrétion des intervenants de droite, ce que je ne suis pas par parenthèse. Je me désintéresse simplement d’Avox, parce que le café du commerce, ça ne me passionne pas.
Votre article est intéressant, d’autant plus pour moi qui n’ait aucune sympathie pour Joffrin. Le personnage se caractérise le plus souvent, lors de ses interventions radio ou télé, par une fatuité qui ne surprend plus chez les grands habitués des plateaux. C’est lui l’expert, et après sa parole le silence devrait se faire...
Par contre, votre analyse me parait faite uniquement à charge. Le titre vous a visiblement choqué : j’y vois moins une insulte qu’une accroche destiné à faire parler et à faire vendre ; même si on peut en discuter le bien-fondé.
Deuxième point, si le point de vue de Joffrin vous parait erroné, il serait peut-être intéressant de faire preuve de plus de souplesse que lui et de voir dans sa thèse ce qu’il y a de valable. Joffrin n’est pas un pamphlétaire et son discours ne peut pas être complètement foireux de A à Z. Vous soulignez vous-même des points d’analyse recevables dans son discours.
C’est précisément sur des forums comme Agoravox qu’on lit souvent des opinions peu nuancés - ambiance café du commerce - sur les médias ou les politiques sur le fameux thème "tous pourris". Sans être naïf, on peut opter pour un moyen terme entre un monde idéal fait uniquement de journalistes indépendants et un monde répugnant fait de cafards à la solde du grand capital. D’autant plus que les thèses genre "tous pourris" ne servent le plus souvent qu’à nourrir les extrêmes.
Si une influence existe entre l’argent et les médias, cela ne veut pas dire non plus que nous vivons dans un monde à la George Orwell. Ce que Joffrin voulait probablement signifier quand il ironisait sur les "oreillettes" et les "coups de téléphone".
"Israël vient d’achever froidement le massacre le plus horrible de ce début de siècle".
Et ce qui s’est passé au Darfour, c’était quoi ? Un pique-nique dominical ? Pour mémoire : 200.000 morts en 2006 selon l’ONU. 400.000 morts au final selon les dernières estimations officielles !
Le problème des populations du Darfour, c’est qu’elles ne sont pas médiatiques et pire encore : leur bourreau n’est pas médiatique du tout !
Un gouvernement en majorité arabe qui massacre les populations noires de son propre pays, ça ne se vend pas. Ce n’est pas aussi manichéen. Alors que la bonne vieille opposition juif-arabe, c’est tellement plus graphique et plus vendeur auprès des âmes sensibles.
Les ennemis d’Israël fustigent à juste titre l’opposition flagrante du nombre de morts générés par le conflit dans chaque camp ; soulignant qu’à quelques victimes ces dernières semaines, dues aux roquettes, s’opposent plus de 1000 morts à Gaza.
Alors selon la même logique, mettons face à face les palestiniens tués ces dernières semaines et les centaines de milliers d’africains tués au Darfour.
Je vous fais ici le même reproche que les défenseurs de la cause palestinienne font à ceux qui prennent le parti d’Israël : comment pouvez-vous parler du "massacre le plus horrible de ce début de siècle" ? Doit-on en déduire que 400.000 africains massacrés ne pèsent pas lourd en face d’un millier de palestiniens ?
Ou étaient tous ceux qui s’indignent aujourd’hui des évènements de Gaza quand on tuait 400.000 noirs dans l’indifférence générale ?
Il semblerait qu’il y ait ici aussi - pour reprendre une expression populaire - deux poids deux mesures.
Pourquoi ?